Comment ne pas adhérer immédiatement, sans même y réfléchir, aux principes constitutifs des Cahiers de la gastronomie dont je viens, à l’instant, de découvrir l’existence. Puisque lesdits Cahiers « s’adressent à toutes celles et ceux qui estiment que l’art du bien manger et du bien boire fait partie de la culture des peuples et du patrimoine de l’humanité », j’en suis, et plutôt deux fois qu’une !
Cette « revue-laboratoire » ambitionne de questionner la gastronomie en accueillant dans ses colonnes des auteurs de tous horizons et aux compétences multiples, du géographe à l’artiste plasticien, en passant par des écrivains, des philosophes et, bien sûr, des cuisiniers. Mais attention, ces Cahiers veulent nous faire garder à l’esprit que la cuisine parle davantage à notre cerveau qu’à notre estomac. Bien vu. C’est logiquement qu’il nous faudra donc regarder au delà de notre « nombril de l’assiette (je ne savais pas que mon assiette avait un nombril) car la gastronomie est affaire de discours, de débats, de lecture, de rencontres… ». Vous l’aurez compris : c’est du lourd, du costaud, de l’intellectuel. Le premier numéro vient de sortir et son dossier est plus que prometteur, quoique complexe à traiter : « Qu’est-ce qu’un bon restaurant ? ». On se le demande tous. Qu’une revue naisse en posant une question qui ne possède pas de réponse univoque, voire pas de réponse du tout, il fallait oser. A lire donc. Mon nombril en est déjà tout retourné. Le mien, pas celui de l’assiette.
Les Cahiers de la gastronomie – Editions Menu Fretin – Trimestriel – Numéro 1 Hiver 2009/2010 – 44 pages – 10 euros – www.menufretin.fr





















Bonjour,
Je ne connaissais pas cet éditeur de gastronomie, mais il semble aussi appétissant qu’intéressant.
Je fais également connaissance avec ce blog. Not bad !