Anticlérical le monde de la gastronomie ? Certainement pas. Parmi les superlatifs employés à tort et à travers dans les articles, les discours et autres discussions informelles sur le coin de zinc, celui de « pape » est à la mode. Une dépêche de l’AFP du 26 janvier dernier parlait du retrait du « pape de la cuisine avant-gardiste espagnole Ferran Adrià ». Il y a quelques semaines (le 24 novembre 2009), notre moins avant-gardiste mais très français Joël Robuchon était élu « pape de la gastronomie » par un conclave dont on ne connaît pas vraiment les cardinaux. Mais dont on connaît en revanche le maître d’œuvre : Bernard Magrez, propriétaire du château Pape Clément. Voilà pourquoi notre Robuchon national est devenu le Saint-Père de la bonne bouffe (et surtout ambassadeur commercial) pour un court pontificat, à peine une année. Parmi les autres papes du célèbre château, signalons Mstislav Rostropovitch (1994, pape de la musique), Charles Aznavour (2001, pape de la chanson française), Jean D’Ormesson (2006, pape de la langue française) et Gérard Depardieu (2008, pape des mots).
Gageons que notre chef suprême Robuchon à la tiare toquée n’en profite pas pour abattre les chapelles qui ne sont pas les siennes (la haute gastronomie est, en France, une histoire de clans…) et qu’il ne nous ponde pas une encyclique sur Fleury-Michon dont il vante la qualité dans de funestes publicités.
Sur le site officiel du cuisinier, on se régale de cette phrase de présentation : « Joël Robuchon (né le 7 avril 1945 à Poitiers) est un cuisinier français médiatique (sic). Il étudie l’art de la cuisine au Petit séminaire de Mauléon-sur-Sèvre dans les Deux-Sèvres ». Oui, vous avez bien lu : « Petit séminaire ». On ne se refait pas… Amusant, mais dans un autre genre, sa biographie précise que l’homme « exerce ces talents dans deux grands restaurants à Paris (3 étoiles au Michelin) ». Raccourci osé puisque seul « la Table » possède la fameuse distinction suprême (son « Atelier » en a 2). Quant au fait d’être dans deux lieux en même temps, cela se nomme le don d’ubiquité, attribut normalement réservé à… Dieu en personne. Pape et Dieu, cela fait quand même beaucoup. Qu’on se le dise, cet homme-là n’est pourtant pas infaillible.
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je ne comprend pas cet acharnement contre Mr Joel Robuchon, un grand Monsieur et un chef d’exception qui met à l’honneur la cuisine française et redore son image à l’international.
vous devriez vous renseigner avant d’ecrire et surtout critiquer. L’atelier et la table sont tous deux deux etoiles. s’il y a eu ereur sur le site internet de joel Robuchon il est de votre devoir de journaliste de recitifier qui plus est il aurait suffit de lire la bio de robuchon sur wikipedia pour voir que les deux 3 etoiles en questions sont le jamin et le raymond poincaré et non la tble et l’atelier.
je trouve tres interessant l’initiative de Chateau Pape clement qui a elu Mr Robuchon Pape de l’année 2010. pourquoi serait il vilain pour un chef d’associer son nom à un produit qui releve de son domaine ( la gstronomie et le vin)? combien meme cela serait à des fins publicitaires ou monetaires!!!! personne ne critique une actrice egerie d’une marque de cosmetique, ou un footballeur egerie de rasoirs?????!!!!
Je vous recommande vivement autant que professionel comme vous le dites sur votre page facebook, d’essayer les etablissements de Mr Robuchon avant de critiquer…de façon si negative….votre papier ne fais que critiquer la personne et n’a franchement rien de constructif…
je suis une fan inconditionnelle de Mr Robuchon n’importe où ou je vais, s’il est present, je m’empresse d’aller manger à son resto. sa cuisine est pure, simple, moderne…. il ya de la recherche, de la creativité tout en conservant le basique c’est à dire le produit à l’honneur….
le service est toujours exceptionnel, le decor raffiné et la note pas salé. Qui dit mieux?