Cozna Veyrat : verra, verra pas l’homme au chapeau noir à Paris ?

10/02/2010
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Marc Veyrat est aujourd’hui en convalescence mais l’homme est un battant qui ne tient pas en place. Les suites d’un accident mal soigné l’ont contraint (officiellement), en février 2009, à cesser ses activités à l’Auberge de l’Eridan, restaurant triplement étoilés, situé sur les rives du lac d’Annecy. L’homme au fameux chapeau noir s’est tourné depuis vers un autre concept, le « Cozna Veyrat », du nom de sa fille, qu’il développe activement avec elle du côté d’Annecy-le-Vieux.

Cette formule de restauration s’apparente à de la restauration rapide puisque l’on y trouve des mets prêts à être consommé qui doivent être choisis à partir de linéaires réfrigérés. Rien de très original jusque là puisque « Cozna Veyrat » arrive sur le marché après les Cojean, Exki, Daily Monop et Cie. Oui mais…, ne porte pas le nom de Veyrat qui veut !

Les produits que l’on trouve chez Cozna Veyrat sont d’excellentes qualités et de toute première fraicheur. On peut bien évidemment les emmener chez soi pour les consommer devant un bon film, ou bien les déguster sur place, dans une petite salle au décor lambrissé de bois brut. Les plats sont pour la plupart conditionnés dans des bocaux, vous savez, celui avec le caoutchouc rose qui fait pschitt quand on tire dessus.

 20 euros de tickets moyens

 Les produits donnent l’impression d’avoir été préparé de manière artisanale et les ingrédients de la région y sont très présents. C’est bon et même si l’addition est chère pour de la restauration rapide (environ 20 euros de tickets moyen pour un repas structuré), on ne regrette pas la visite d’autant plus que le maître est souvent là.

 Marc Veyrat annonce qu’il pourrait ouvrir deux unités, une à Genève et l’autre à Paris. Le concept, tel qu’il est développé à Annecy, nécessite de profonds aménagements pour pouvoir servir un nombre conséquent de personnes en un laps de temps court. De plus, on est en droit de se demander si la fraicheur des produits sera la même sur les bords de Seine. Enfin, il est certain que les clients de la capitale française n’auront pas la chance de côtoyer Marc Veyrat au quotidien dans l’exploitation parisienne. Reste le prix. Entre 15 et 20 € pour un repas en restauration rapide, c’est cher, très cher, quand on peut manger une formule du jour et être servi à table pour le même tarif. Cela limite naturellement le potentiel de clients, mais offre, d’un autre côté, la possibilité aux clients qui en ont les moyens de bien manger tout en maîtrisant le temps qu’ils souhaitent consacrer à leur repas, ce qui n’est pas toujours le cas dans nos restaurants traditionnels… Pour l’instant, le projet avance beaucoup plus vite du côté suisse. « La France est engluée dans d’incroyables contraintes administratives. On veut créer de l’emploi et voilà qu’il faut remplir des dossiers à n’en plus finir » me confiait-il il y a peu. « Et que dire des contraintes liées à la création de la cuisine. La règlementation pour la mise en place des hottes aspirantes dont j’ai besoin est tellement tatillonne que je viens de rater quatre locaux intéressants sur Paris. C’est désespérant » ajoutait-il, agacé.

 Souhaitons bonne chance à Marc Veyrat et sa fille Cozna pour la prochaine ouverture parisienne, nous y seront bien sur en quête de livèche et autres herbes odorantes des alpages.

Cozna Veyrat – 7 avenue de Chavoires – 74940 Annecy-le-Vieux – 04.50.63.41.65 – www.coznavera.eu

Photos – www.com-en-bouche.fr

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One Response to Cozna Veyrat : verra, verra pas l’homme au chapeau noir à Paris ?

  1. Krisalid on 12/02/2010 at 16 h 11 min

    L’homme au chapeau sur la montagne à Paris ? J’y crois pas… Et pourrais-je savoir pourquoi tous les grands chefs se mettent à faire du fast-food, pour le meilleur et parfois pour le pire ?
    Merci

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