Mieux que Depardieu, Zidane, Noah et Mimie Mathy (je mets de côté volontairement Nicolas Sarkozy, hors compétition), il y a Paul Bocuse. Monsieur Paul Bocuse. Nous pensions tout connaître de l’homme public - ses restaurants, brasseries et autre fast-food (Ouest-Express) – comme de l’homme dans son intimité (trois femmes déclarées, autant de chiens, et un paquet d’amis). Mais voilà qu’en ce jour anniversaire du maître des maîtres-queux, il souffle ses 84 bougies ce jeudi 11 février, j’apprends qu’il va recevoir un prix. Oh, un de plus me direz-vous. Mais celui-là lui est remis pour son action en faveur de la valorisation du poisson dans la cuisine moderne. Plus précisément, il recevra le Prix Kungsfenan à Göteborg (Suède) dans la catégorie « Gastronomie maritime ». Du poisson à Collonges, dans son restaurant triplement étoilés, il y a en a, mais pas plus qu’ailleurs. Voire même moins, beaucoup moins qu’en Bretagne, sur la côte atlantique ou le long de la Méditerranée. Logique. Mais Paul Bocuse a créé voilà quelques années les Bocuse d’Or, lesquels ont pour objectif de valoriser la diversité des patrimoines culinaires. A cette occasion, les cuisiniers en compétition doivent travailler un poisson et une viande avec la plus grande créativité possible. Alors, s’il y a du poisson au Bocuse d’Or, le Maître est forcément à l’origine de l’omniprésence du poisson dans tous les restaurants de France et de Navarre !
Sans vouloir taper (trop fort) sur la haute toque de M’sieur Bocuse, je me dis quand même que la France doit posséder d’autres cuisiniers qui mettent à l’honneur chaque jour poissons, coquillages et crustacés dans leurs modestes gargotes. Mais que font les Bretons, les Normands et autres Sudistes ?
A 84 ans, le monument ne semble pas s’effriter. Mieux, l’homme vient d’annoncer qu’il avait envie d’ouvrir une guinguette : il a le terrain (sur les bords de Saône), l’équipe et même leur tenue. Pour ses 85 ans, je l’annonce : Paul Bocuse recevra le prix de la meilleure guinguette franchouillarde, remis par l’association Guinguette et Culture. Allez, encore une fois : mieux que Depardieu, Zidane, Noah et Mimie Mathy (j’hésite vraiment à y inclure Nicolas Sarkozy), il y a Paul Bocuse. Monsieur Paul Bocuse. Bon anniversaire et vive le poisson.
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Bocuse a été, est et restera toujours un monument de la gastronomie. J’ai eu la chance de manger chez lui et ça reste un souvenir impérissable. Alors je suis heureux de voir qu’il reçoit des prix. C’est mérité. Et la guinguette, c’est pour quand ? Les beaux jours ?
Jéronimo
Franchement, je pense aux Japonais qui vont manger encore chez lui. Et je me dis qu’ils doivent l’avoir mauvaise. Je garde un très mauvais souvenir de ce repas même si Monsieur Bocuse est passé à la va-vite en salle…