Retour dans le quartier de mon enfance pour découvrir une table qui a ouvert il y a quelques semaines et fortement recommandée par Fred, ma libraire préférée (Le Livre écarlate, rue du Chemin-vert). D’ailleurs elle n’est pas la seule : en ce samedi midi de vacances hivernales, c’est complet et on refuse du monde. Plus qu’un signe, une véritable invite à partir à la conquête de ce qui est nôtre pour le temps d’un repas : la précieuse table lorgnée par quelques paires d’yeux gloutonneux.
A l’origine de ces Petits Plats, on retrouve Iohann Leblanc, associé avec deux compères sur cette affaire. Ce fana de vins naturels et de vieilles motos n’en est pas à son coup d’essai : il possède sur la capitale les « Zango » de la rue Daguerre (14e) et de la rue du Cygne (1er). C’est également lui qui avait ouvert Les Embruns avec Magalie Granjon, rue Sauval (1er), fameux restaurant de poissons qui connut malheureusement la crise des chefs (on ne les comptait même plus derrière le piano…) et passa la main à Adeline Grattard. On connaît la suite : Les Embruns sont devenus Yam’Tcha, la table dont tout le monde parle…
Revenons-en à nos Petits Plats. La déco, intégralement repensée, n’a plus rien à voir avec la défunte pizzeria qui occupait les lieux : du bois, des banquettes, un bar en U fait sur mesure, des miroirs… Bref, la panoplie du bistrot comme il s’en fait tant dans la capitale. Avec plus ou moins de bonheur, la gastronomie francilienne d’aujourd’hui joue sur ce registre de la cuisine canaille. A raison : les racines (et l’âme) du Parisien se trouvent dans les troquets ! Tchinons donc. Et re-tchinons car on se régale avec cette ultragénéreuse terrine de campagne, servie sur ardoise, accompagnée de ses petits oignons confits au vin rouge. Dans la cocotte, la saucisse de Morteau, grillée et croquante comme il faut, se marie pour le meilleur (oubliez le pire qui n’a pas sa place ici) avec une écrasée de pomme de terre et un peu de chou pour le croquant (et la couleur) : succulent ! Et, en note sucrée, le coulant au chocolat grand cru se la coule fortissimo. Midi ou pas, il faut boire : l’ardoise grand format regorge de « quilles » accessibles et pour tous les goûts. Vins naturels ou pas, les amateurs et les autres trouveront leur(s) bonheur(s) !
Au fait, pourquoi les Petits Plats ? Parce vous aurez le choix entre la pleine portion et sa déclinaison en modèle réduit (mais copieuse quand même). Le service souriant d’Alex ne fait qu’ajouter un peu plus de plaisir à ce repas résolument tourné vers le terroir, les bons produits et la cuisine bien faite. Que mon rond de serviette et ma table m’attendent la prochaine fois ! Tchin, tchin.
Les Petits Plats – 39 rue des Plantes – 14e arr. – 01.45.42.50.52 – Menus à 15 et 32 euros le midi ; à la carte, entre 30 et 40 euros – Fermé le dimanche – Cuisine canaille et vins gourmands

Merci pour l’appréciation ; cependant il eut été sympa de citer :
- les 2 gusses à l’origine du projet : Alexis (qui tient d’ailleurs l’affaire) et Laurent
- le chef (qui a son importance isn’t it ?) Mickael qui se décarcasse comme un beau diable et le résultat semble là
- l’équipe : Franck si rugueux de prime abord si amical au final ; Mathieu, accueillant et efficace de bon conseil sur le vin ; Jenna : ahh le sourire de jenna comme dans le bons guides rouge mérite la mention : « vaut le détour ! »