Après un livre sur le Moulin Rouge et d’autres aventures bien pimentées, la photographe indépendante Daniéla Jérémijévic a magnifié quelques créations « gastronomik » inspirées des contes et légendes de notre histoire commune. Inutile de faire un long discours, il suffit de découvrir certains clichés ci-dessous pour découvrir son univers très particulier.
Exposition à la Coupole – 102 boulevard du Montparnasse (Paris 14e) – Jusqu’au 10 mars 2012 (ouvert 7/7, de 8h30 à minuit ; jusqu’à 1h du matin du jeudi au samedi) – Métro : Vavin ou Montparnasse
Contact de l’artiste – daniela@apoteoz.net






























travail amusant, mais rendu anecdotique par le très , très, très, mais alors carrément TRES gros pompage du travail d’Annie Leibovitz pour le calendrier Lavazza en 2009.
http://www.lavazza.com/corporate/fr/lavazzastyle/calendars/2009.html
Chère Brigitte Régis,
Etant l’auteur de cette exposition, je me permets de faire une longue réponse à vos propos car c’est une atteinte à mon intégrité d’artiste… Je conçois la critique sauf lorsqu’elle est parfaitement injustifiée faute de vérifications. Pour commencer, ce qui devrait suffir à clore le débat, cette exposition est issue d’un ouvrage que j’ai démarré fin 2007,tout début 2008, avec la chef Hélène Darroze, qui a eu la gentillesse de me suivre la première sur mon concept de « 20 grands chefs réinterprètent 20 personnages de légende »… Ceci devrait être pour vous facile à vérifier en tant que journaliste je pense… Donc bien avant la sortie du calendrier 2009 d’annie leibovitz. Par ailleurs, j’ai continué à produire en 2008 avec Stéphane Jégo, Yannick alleno… puis jusque début 2010 avec tous les autres chefs (l’ouvrage Gastronomik est sorti en novembre 2010).Cela a duré autant de temps car j’ai moi même financé ce travail de production, seule, sans l’aide d’une très très grosse production comme celle dont a bénéficié MMe Leibovitz avec Lavazza. Et si cela n’est pas suffisant, mon travail fonctionne autour d’un concept et n’est pas une simple mise en avant d’un seul et même produit. Il fonctionne par diptyques, pas celui d’annie leibovitz. Le premier tableau présente un ingrédient (ici le lapin que Alice a décidé de « cuisiner ») puis le plat du chef préparé et photographié en situation avec le personnage…De même avec Salomé qui hésite entre la tête de Jean Bapstiste et la tête de veau… Mon travail comporte donc de l’humour alors que celui de mme leibovitz est exclusivement tourné sur le glamour,son travail de lumière n’a rien de comparable au mien qui est volontairement travaillé dans l’esprit d’illustrations issues de contes avec des couleurs très « saturées »…
Il y donc rien de comparable ni dans le concept, ni dans le traitement, si ce n’est qu’elle a photographié des femmes, ici donc des italiennes issues du cinéma, ou inspirées de statues (comme la louve de rome), voir elle a repris des scènes existantes, qu’elle a repris trait pour trait en plus! Moi, j’ai totalement « réinventé » chaque histoire, qui sont elles inspirées de contes, de la bible, de la mythologie…mais que ce soit moi même ou annie leibovitz, nous ne sommes pas les premières, ni les dernières à avoir été inspirées par les légendes non? La sène est par exemple le tableau le plus revisité dans l’histoire de l’art…Si c’est la seule chose qui rapproche nos 2 travaux, je pense que c’est un peu excessif de parler de plagiat? Surtout, que je n’ai pas sa notoriété et que je pense que le courage que j’ai eu pour monter, et même éditer ce travail seule, mérite peut être (même si vous ne l’appréciez pas ce qui est votre droit) si ce n’est un peu de respect, au moins de vous renseigner (vu que vous avez le statut de journaliste) avant de proférer de proférer de telles accusations aussi marquées…!
En revanche, il est vrai que j’admire le travail d’annie Leibovitz…parmis beaucoup d’autres photographes. Donc je vais essayer de prendre cela comme un compliment!
Mais comme il ne faut pas mourrir idiot, je serais donc ravie de vous rencontrer un jour à la Coupole, pour que vous puissiez y découvrir (vraiment) mon travail… Cordialement. Daniela Jérémijévic