par Franck Pinay-Rabaroust /

C’est sur un ton très laconique que le magazine Gmag annonce, sur son site Internet, la fin de l’aventure. « Nous sommes au regret de vous annoncer que Gastronomie Magazine a cessé de paraître, après une aventure de quatre années riche en rencontres et en découvertes. » La disparition d’un titre de presse est toujours une triste nouvelle. Ca l’est encore plus avec ce magazine qui abordait avec une vraie liberté de ton et un engagement réel l’univers de la gastronomie. Il se différenciait largement du reste de l’offre éditoriale spécialisée – Le Chef, L’Hôtellerie-Restauration, etc. – qui n’engendre malheureusement plus depuis longtemps la moindre réflexion, ni même le moindre sentiment d’adhésion sur un sujet qui suscite pourtant passions et engagements dans la société française.

GmagEn quatre ans, le magazine Gmag, dirigé par Laurent Seminel et financé par le très discret Antoine Boucaumont (société LeDelas), a multiplié les dossiers – sur le guide Michelin, le gras, le Bocuse d’Or, l’état de la gastronomie française, les palmarès… – et créé  au fil des pages et des numéros une ligne éditoriale agréable à retrouver tous les deux mois. Malheureusement, et en dépit d’une équipe rédactionnelle de grande qualité – probablement sans équivalent aujourd’hui -, le titre n’a jamais réussi à trouver son public. Quasiment impossible à trouver en kiosque, Gmag n’a jamais dépassé quelques petits milliers d’abonnés payants.

Gmag finLe lancement d’un site Internet pour mieux coller à l’actualité et toucher un nouveau lectorat a été un échec. Antoine Boucaumont, financier-mécène du magazine depuis le début, a décidé de jeter l’éponge. Farouchement indépendant, Laurent Seminel a refusé tout rapprochement avec d’autres supports, notamment avec Atabula qui a proposé, à plusieurs reprises, de jouer la complémentarité. Gmag laissera l’image d’un support de belle qualité, intelligent et ambitieux, mais qui manquait d’un véritable leader pour tenir toutes ses promesses.

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Franck Pinay-Rabaroust

2 Réponses

  1. T. Tilash

    Triste nouvelle…

    Même si certains auteurs de Gmag me caressaient à rebrousse-poil avec leur ton agacé et leur vendetta personnelle qui finissait par devenir lourdingue et ridicule… d’autres au contraire apportaient un véritable travail journalistique, un regard intéressant et intéressé sur le monde de la gastronomie.

    C’est vrai que ce journal n’a pas d’équivalent, et c’est vrai aussi que je prenais plaisir à le retrouver tous les deux mois. J’espère que M. Seminel continuera son excellent travail avec sa maison d’édition Menu Fretin.

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  2. Ariane

    Bien triste, j’appréciais beaucoup de sujets de ce journal atypique et dommage pour ce refus de coopérer, il me semble que vous auriez pu avoir des choses à faire ensemble en étant adeptes de la liberté de ton et de sujets de fond…

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