Comment est né le Chefs World Summit ?

L’idée a germé à l’été 2013. J’ai cofondé le projet au sein d’Informa Exhibitions France, entreprise que je préside. J’en parlais avec des amis, des chefs. Ces derniers nous disaient qu’il n’existait pas un tel événement. ‘Nous avons des salons dédiés, des festivals mais pas de forums, de congrès. On parle de gastronomie à travers des manifestations mais pas du métier de chef’. Par la suite, j’ai fait le tour de la planète et l’offre événementielle là-dessus était vraiment décevante. On y parlait en effet beaucoup recettes, un peu technique aussi mais pas de la profession en elle-même … J’ai regardé ce qui se faisait en profondeur et ce que l’on propose avec le Chefs World Summit n’existe nulle part ailleurs.

Comment positionnez-vous l’évènement ?

La raison d’être du Chefs World Summit, c’est que chaque participant doit repartir avec quelque chose qu’il peut appliquer dans son restaurant, laboratoire… Un peu à l’instar des médecins, pour lesquels on organise déjà des congrès, qui reviennent avec du concret dans leurs cabinets. Plus qu’avec des idées, on souhaite que les chefs repartent avec quelque chose de pratique, utile pour leur quotidien. Nous n’avons pas de thème phare établi pour chaque édition : l’idée est d’aborder toutes les problématiques des chefs, les principales en tout cas.

« Chefs World Summit » : ne visez-vous qu’un public de cuisiniers ? Est-ce connoté haute gastronomie ?

Le nom ne mentionne que les chefs mais nous accueillons également les pâtissiers, sommeliers, maîtres d’hôtel… Des thématiques leur sont d’ailleurs réservées. Nous ne sommes pas centrés uniquement sur les ‘grands chefs’, on veut attirer les acteurs qui font de la qualité : un restaurateur ‘lambda’ peut tout à fait venir, un chef d’un bistrot également. Tous deux pourront exploiter ce qu’ils auront appris lors du Chefs World Summit et transposer ça dans leur domaine. Dans le futur, il y aura aussi du contenu snacking.

Quels sont les objectifs de cette première édition ?

L’objectif prioritaire, c’est de présenter aux chefs leur congrès et non leur salon, j’y tiens. J’aimerais que des chefs du monde entier puissent découvrir la manifestation, non pas en qualité de visiteurs mais en tant que véritables participants, c’est là aussi important. Nous attendons pour novembre entre 700 et 1 000 participants. A long terme, nous visons 10 000 personnes, ce qui correspond à la capacité d’accueil maximale du Grimaldi Forum. C’est ambitieux mais il y a 1 000 ou 10 000 fois plus de cuisiniers que de médecins donc nous sommes confiants !

Pourquoi Monaco ? Avez-vous bénéficié du soutien du territoire ?

La principauté nous a soutenu sur le plan logistique. Le Prince lui-même a accueilli le projet avec une grande bienveillance. Pour notre première édition, c’est d’ailleurs lui qui a choisi la fondation caritative qui sera impliquée dans nos dîners organisés à quatre mains avec des chefs locaux et des cuisiniers étrangers invités pour l’occasion. Pour revenir à votre question sur le choix de la localisation, nous avons tenu à ce que le Chefs World Summit se déroule à Monaco car c’est un environnement empreint d’une sorte de neutralité, une sorte de bulle également. Et puis, il y a une vraie magie liée à l’endroit, hors du temps, et le climat bien sûr, favorable même fin novembre. Enfin, nous organisons déjà à Monaco différents événements comme le Monaco Yacht Show, nous connaissons bien les lieux.


Pratique

Chefs World Summit

Du 27 au 29 novembre 2016 au Grimaldi Forum (Monaco)

www.chefsworldsummit.com/


00-FAVICONPropos recueillis par Ezéchiel Zérah 

 

Une réponse

  1. chef bob

    bonjour
    pour les personnes qui ne pourrons pas venir les conférences serrons telles accessible sur internet ainsi que les fournisseurs?
    se serrai super …

    merci de me tenir au courant
    RD

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