« Actuellement, le marché français bénéficie d’un dynamisme hors pair. Historiquement, la livraison et les commandes en ‘pick up’ (commandes à récupérer soi-même) étaient moins ancrées dans les habitudes des consommateurs français et le secteur se cantonnait à un nombre limité d’options (pizza, traiteur asiatique, sushis…) », explique Maria Bertoch, spécialiste de la restauration chez NPD.

Selon elle, « en 2009 par exemple, le marché français de la restauration média-commandée représentait à peine 30% des commandes en volume du marché anglais. La croissance observée aujourd’hui montre un marché en plein essor, loin d’être saturé et qui va continuer de croître avec l’arrivée de nouveaux acteurs type Deliveroo, Foodora », assure Maria Bertoch.

Seuls 6% des Français utilisent une application mobile pour commander une livraison

De plus en plus nombreux sur le marché hexagonal et phénomène partout en Europe, les agrégateurs de livraison drainent plus de la moitié des commandes livrées, faites par une application ou par un site internet en France, selon NPD. Ces plateformes permettent de multiplier les choix culinaires jusque-là plutôt limités en restauration à livrer et d’ouvrir le marché à de plus en plus d’acteurs de la restauration à table, précise-t-il. Quant aux préférences des Français, elles semblent se porter sur les acteurs historiques et nationaux puisque Alloresto, Livraisonresto et Chronoresto sont les plateformes les plus utilisées dans l’Hexagone, devant les acteurs internationaux comme Deliveroo ou Ubereats.

Bien qu’en forte progression – les commandes faites via une application mobile entre octobre 2015 et juin 2016 ont progressé d’environ 30 % –  l’utilisation des applications mobiles pour commander une livraison ou un « pick up » reste encore marginale. Seuls 6% des Français utilisent une application mobile pour commander une livraison, alors qu’ils sont encore 62% à utiliser le téléphone et 32% internet (chiffres annuels cumulés à fin juin 2016).

Dans le segment de la restauration à table, les commandes de livraison par téléphone représentent 80% contre seulement 20% pour internet.


Ezéchiel Zérah, avec l’AFP / © jaochainoi (Istock.com)

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