L’Accord économique et commercial global (ou CETA) entre l’UE et le Canada vient d’être ratifié aujourd’hui par le Parlement européen, malgré une opposition massive du public.

Pour Carlo Petrini, président de Slow Food : « Les accords commerciaux internationaux sont inutiles s’ils ne parviennent pas à élever les normes (environnementales et sociales) de production, afin de protéger les intérêts des petits producteurs. Ce n’est pas le cas du CETA et ce n’était pas non plus le cas du TAFTA. Ce ne sera d’ailleurs jamais le cas d’autres traités similaires à venir. Les signer revient à renoncer à la fonction régulatrice et législative qui devrait être la prérogative des gouvernements, en privatisant ainsi également les processus décisionnaires. » José Bové, Député européen, est allé plus loin encore : « L’Accord de Libre-échange avec le Canada va avoir un impact très dur pour les paysans européens et canadiens en particuliers dans les zones rurales difficiles comme les régions de montagne. Je crains plus particulièrement que certains produits alimentaires de qualité soient lourdement pénalisés par une fausse protection des AOP.

Comme le précise le communiqué de presse de l’organisation, Slow Food appelle les États membres de l’UE à consulter la société civile, à écouter les voix de tous ceux dont la vie serait menacée et à prendre en compte la menace faite à notre démocratie. « C’est maintenant à la société civile de se battre, au sein de chaque État membre de l’Union européenne. »


Rédaction Atabula

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