Additifs et autres horreurs alimentaires : attention aux “E” pourris !

Addictif l’additif ? Pas vraiment, mais pourri, ça oui.Sur les 338 additifs autorisés en Europe, certains experts estiment qu’il y en a 90 à éviter, soit plus de 25%. Guère rassurant sur la qualité de notre alimentation, surtout que celle-ci peut être “bio” ou “allégée”, cela ne change rien : l’E pourri se niche partout ! Pire, il se cache de plus en plus.

Ce sont donc 338 additifs autorisés en Europe qui ont été passés au peigne fin par les journalistes scientifiques et diététiciens de LaNutrition.fr. Répertoriés dans un guide “Le nouveau guide des additifs” à paraître le 9 mars, ils ont établi, études scientifiques à l’appui, une liste de 90 additifs à éviter. Un an après “Faire le bon choix au supermarché”, les scientifiques ont traqué cette fois les colorants, phosphates, nitrites, ou encore émulsifiants qui se cachent dans les produits industriels.  Malins – et pervers ! -, les fabricants font de moins en moins figurer les codes des additifs sur les paquets. Par exemple, le E1403 devient amidon modifié et le E621 le glutamate monosodique. En gros, puisque l’E a mauvaise réputation, les fabricants vont mettre des “mots” dont personne ne connait le sens, le contenu et le danger. Le vice additif !

Attention aux pièges des produits “sains” et spécialités bio sans gluten qui contiennent du phosphate de sodium

D’après les experts, un additif sur quatre pose problème et pourrait, si consommé régulièrement ou à dose élevée, provoquer des troubles du comportement, des atteintes cellulaires ou une altération de la flore intestinale, selon des études scientifiques menées sur l’homme ou l’animal. Parmi les produits visés, les produits 0% sont allégés en graisses, mais bourrés d’épaississants et gélifiants ou encore d’édulcorants pour remplacer le sucre. Certains en contiennent jusqu’à huit.

Le guide consacre également un chapitre aux additifs à éviter en fonction de son état de santé ou profil. Par exemple, le E214 (Ethylparabène) présent dans les charcuteries industrielles, la farine, les biscuits apéritifs, confiseries doit être éviter chez la femme enceinte, pendant l’allaitement et chez l’enfant, car il agit comme un perturbateur endocrinien. Les sulfates d’aluminium (E520 à E559) sont tous dangereux en cas de grossesse. Attention également aux pièges des produits “sains” et spécialités bio sans gluten qui contiennent du phosphate de sodium, retrouvés aussi dans les plats préparés, les fromages, laits infantiles et cafés en poudre, potages.

En cas de diabète ou d’intolérance au glucose, tous les agents de textures ( E432, E433, E434, E435, E466) sont les plus nocifs et préférables à éviter, comme pour les cas des maladies de l’intestin et auto-immunes. Les colorants (E102, E134) très présents dans les confiseries et les aliments pour enfants sont soupçonnés de favoriser l’hyperactivité et les troubles du comportement et certains sont classés cancérogène pour l’homme (E150c, E150d). Qui dit additifs ne dit pas forcément risque. Le guide dresse une liste de produits que l’on peut glisser dans son panier de manière sûre.  Par exemple, les E460, E461, E462, E465 que l’on retrouve dans les gnocchis de pomme de terre, les fruits secs, les pâtes, les spiritueux.


Pratique

Le nouveau guide des additifs, Éditions Thierry Souccar, 11,90 euros


Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP Relaxnews / © hansgeel


Afficher les commentaires (3)
  • Dommage que la dernière phrase de cet article ne soit pas aussi développée que le reste… On à tendance à mettre tous les additifs dans le même panier, alors que le caramel est un additif (par exemple).
    Je trouve aussi un peu paradoxal que vous reprochiez aux fabricants de mettre les vrais noms des additifs plutôt que les codes Exxx, car il y a quelques années on reprochait justement l’opacité de ces codes pour le consommateur. Je préfère largement lire “glutamate monosodique” (dont la dangerosité n’a été prouvé qu’à des doses où le sel aussi est dangereux, soit dit en passant) qu’un code qu’il va falloir que je recherche sur internet pour savoir de quoi il s’agit !
    En somme, mangeons raisonné !

  • Au contraire, M. Tilash-Serban, j’aime bien la dernière phrase. Après tout, les E 460 et suivants sont les préferés des cuisiniers dits “avantgardistes” ou “moléculaires”. Ils en utilisent 10 à 100 fois plus que l’industrie. Comme vous reprenez regulièrement mot à mot le discours d’un petit chimiste qui voudrait tellement être grand, je ne voudrais surtout pas vous empêcher de vous régaler avec ces “ingrédients”. Pour les autres, mangeons raisonné!

    • Bonjour Eugènie (Eugènie comment déjà ?),
      Il semblerait que vous ayez mal lu l’article, ainsi que mon commentaire.
      Comme je suis sympa, je vais vous aider :
      L’article dit : « Le guide dresse une liste de produits que l’on peut glisser dans son panier de manière sûre. Par exemple, les E460, E461, E462, E465 que l’on retrouve dans les gnocchis de pomme de terre, les fruits secs, les pâtes, les spiritueux. »
      Et moi je commente : « Dommage que la dernière phrase de cet article ne soit pas aussi développée que le reste… »
      Donc moi aussi j’aime cette dernière phrase ! Ces additifs dont vous parler sont sûrs (c’est pas moi qui le dit c’est l’article et le livre en question).
      Alors s’il vous plait, la prochaine fois, prenez le temps de lire avant de répondre comme vous le faites avec une petite pique par ci, une petite pique par la !
      Mangeons (et lisons) raisonné !

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