Insectes, serpent à sonnette, gâteau goutte de pluie… Goûtez à de nouvelles expériences culinaires

Ingérer un aliment est un acte de… confiance. Il se fait plus rarement avec défiance. Ce qui n’exclut pas l’idée de découverte, voire parfois d’une certaine prise de risque face à un aliment inconnu. Prenez par exemple une saucisse de serpent à sonnette, ou une oreille de porc (plus connue sous nos latitudes…) ou des insectes… Tout cela se mange, se déguste même. Petit tout d’horizon de quelques produits pas si farfelus.


Une saucisse de serpent à sonnette (Los Angeles)


Chez Wurstküche, dans la Cité des Anges, on trouve des classiques, comme la saucisse italienne ou la bratwurst allemande. Mais pour 8,50 $, il est aussi possible de commander un hot dog beurré et légèrement épicé préparé avec de la viande de serpent à sonnette et du lapin, le tout recouvert de piments jalapeño. Également à la carte, un hot dog de faisan aux herbes de Provence, « juteux et goûtu ».


Quelques insectes (Paris)


Au bar « Le Festin nu », il est possible de se sustenter de cuillerées de sauterelles et de vers de farine, suivant ainsi les recommandations des Nations Unies, qui font depuis quelques années la promotion des insectes en tant que base de protéines alternative à la viande. Inconnus des régimes alimentaires occidentaux, les insectes font office en Asie et en Afrique de source de protéines maigres particulièrement riche. En bouche, ils rappellent le goût d’un croissant salé, grillé et croustillant, avec une touche de cacahuète. Au Noma, il y avait les fourmis, partout dans le monde, les insectes font leur nid dans les assiettes. Qui n’aura pas englouti une assiette d’insectes à 50 ans aura raté sa vie de gourmet.


Salade d’oreille de porc et queue de porc (Lisbonne)


Au « Pigmeu », les cuisiniers utilisent l’animal entier, des pieds à la tête : pied de cochon à la coriandre, salade d’oreille de porc, ou encore queue de cochon sauce aigre-douce. Du classique pour beaucoup de Français habitués à entendre que dans le cochon, tout se mange. Cela reste néanmoins une expérience… enrichissante !


Pêcher son repas (Tokyo)


Cela tient plus du concept que de l’aventure culinaire. Mais quand même : au « Zauo », les convives doivent fournir un effort avant de dîner, puisqu’ils doivent pêcher ce qu’ils vont manger. À bord d’un bateau de fortune disposé au milieu du restaurant, les clients plongent leur canne à pêche dans un aquarium plein de poissons en espérant que ceux-ci mordent à l’hameçon. Leur prise est ensuite préparée, au choix, en sushi ou en sashimi, en grillade, bouillie ou sous forme de friture.


Le gâteau goutte de pluie (New York)


Lorsque Darren Wong a exporté ce dessert japonais à New York l’an dernier, au « Smorgasburg », le succès a été instantané, grâce à son incroyable apparence visuelle. Cette boule de gelée transparente est faite avec de l’eau et de l’agar-agar, une gélatine végétale. Elle est ensuite servie avec du sirop de sucre roux et du « kinako », c’est-à-dire de la poudre de soja grillée. Ce gâteau était également l’an dernier l’un des desserts les plus populaires sur Instagram. De l’eau, quoi de plus classique et évident ? Mais là, le mangeur redécouvre le plus basique des éléments. Comme quoi la surprise n’est pas forcément là où on l’attend.


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Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP Relaxnews / ©Smorgasburg – ©Time Out – ©Wurstküche – ©Pigmeu


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