Le financement de la future Cité internationale de la gastronomie de Lyon est désormais bouclé grâce à l’apport de groupes privés, le plus souvent originaires de la région, a annoncé jeudi 14 avril le maire de la ville Gérard Collomb. Un groupe de dix entreprises s’est engagé à apporter collectivement 10,4 millions d’euros à ce projet qui présentera, sur 3.900 mètres carrés, expositions et collections permanentes sur les liens entre alimentation, santé et plaisirs de la table.

La genèse de la Cité n’a pas été simple, en raison de la baisse des dotations de l’État, a reconnu M. Collomb. « Nous avons donc fait ce que nous savons faire le mieux: organiser un partenariat entre le public et le privé ». Le solde du financement sera apporté par la ville (2 millions d’euros), l’État (1 million) et la métropole (4 millions). Ces sommes serviront à financer l’acquisition des locaux pour 15,8 millions d’euros tout compris, ainsi que l’aménagement muséographique du futur établissement.

Ce nouveau centre s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux projet de rénovation de l’ancien hôpital de l’Hôtel Dieu, situé en plein cœur de la ville, en bord de Rhône. La transformation de ce lieu emblématique, qui accueillera commerces, bureaux et un hôtel de luxe, ne prévoyait pas initialement l’implantation de la Cité de la gastronomie et ses initiateurs, sous l’égide du chef étoilé Régis Marcon, ont dû racheter les lieux au groupe Eiffage qui avait remporté le chantier en octobre 2010.

M. Collomb a estimé que la Cité de la gastronomie lyonnaise était la plus avancée des quatre projets lancés au printemps 2013, devant celles de Rungis, Dijon et Tours, puisque son ouverture est prévue pour le début 2019. Ces projets avaient été engagés pour répondre à l’inscription par l’Unesco du « repas gastronomique des Français » au patrimoine de l’humanité en novembre 2010.

Les entreprises fondatrices de la Cité de la gastronomie de Lyon sont Groupe Apicil (protection sociale), Crédit Agricole Sud-Est (banque), Dentressangle Initiatives (holding patrimoniale d’investissement), Eiffage (BTP), Elior Group (restauration collective), Institut Paul Bocuse (école hôtelière), Mérieux NutriSciences (services d’analyses alimentaires), Metro Cash & Carry (distribution), Plastic Omnium (équipements automobile), SEB (petit électroménager). Le producteur de chocolat Valrhona (groupe Savencia), basé à Tain-l’Hermitage (Drôme), pourrait prochainement les rejoindre.


Ezéchiel Zérah, avec l’AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.