Que je ne sais pas par où commencer ce billet, d’où ce laps de temps immense entre mon repas dans votre restaurant – en novembre dernier – et l’écriture de ces quelques lignes qui risquent de partir un peu dans tous les sens.
Il y a des « choses » qui passent comme ça, des évidences qui font dire que les relations humaines peuvent être simples, franches, sans tour de passe-passe pour tromper son monde. Voilà ce que je me suis dit dès nos premiers échanges lors d’un repas à Bruxelles ; échanges de paroles avec Laurent (le bavard), de regards et de connivences avec Vincent (le discret). Avec vous deux, Français originaire de l’Est hexagonal, j’ai eu comme l’impression de rencontrer la Belgique dans ce qu’elle a de plus attachant : directe, sans chichis et un sens de la dérision qui n’appartient qu’à ceux qui regardent plus loin que le bout de leur appendice nasal !
En un mot comme en cent, vous rencontrer autour d’une table ne fut que plaisir ; vous découvrir autour de « votre » table ne pouvait pas en être autrement. Dithyrambique sur vous je le suis. Et je l’assume. Votre cuisine vous ressemble, franche, généreuse et multicolore, parfaitement lisible sur les grandes assiettes blanches du céramiste Piet Stockmans. Visuellement, chaque aliment semble vivre sa vie, parfois à l’écart des autres mais pour mieux s’accoquiner avec les autres en bouche. Eloge de la limpidité, de la générosité et de la gourmandise. Avec vous deux en cuisine, le talent et l’émotion ne faiblissent pas. Ca claque sur la langue ! Et que dire du sommelier qui vous envoient quelques vins inconnus – ou presque – de ce côté-ci de la frontière ? Une autre pépite d’humanité, un dandy réservé, tendance rock’n roll.
Je ne peux m’empêcher également de souligner l’importance de l’architecture des lieux. Entrée toute en longueur, puits pour apercevoir la cave à vins, cuisine visible derrière une immense goutte d’eau vitrée et belle salle s’étendant sur la droite. C’est limpide, sobre et d’un goût juste. Harmonie, partage et émotions sont au rendez-vous, sans fausse note aucune.
Laurent, Vincent, vous êtes, avec votre ami Julien Burlat (Dôme, Anvers), bien plus que des ambassadeurs d’un prétendu savoir-faire français qui s’expatrierait à merveille. Chez vous, le dialogue est intime, personnel et intense.
J’espère que mes quelques mots ont su retranscrire, ne serait-ce qu’un peu, l’intensité émotionnelle de cette soirée qui s’est, je dois bien l’avouer, terminée fort tard dans un coin de forêt bruxelloise avec des restaurateurs venus fêter un joli destin étoilé. Mais il s’agit là d’une autre histoire…
Couvert Couvert – 171, Sint-Jantsbergsesteenweg – 3001 Heverlee – Belgique – 00.32 (0)16.29.69.79 – www.couvertcouvert.be




















1 réponse to “Table – Laurent et Vincent Folmer (Couvert Couvert), je voulais également vous dire…”
14/02/2012
brigitte régisune vraie déclaration , et un 14/02 en plus !