• Accueil
  • Les tables ATABULA sur Paris
  • Publicité et partenariats
  • L’équipe
  • Contact

Logo

Navigation
  • POINT DE VUE
    • Édito
    • Court bouillon
  • DÉCRYPTAGE
  • CHEFS
    • Chef je voulais…
    • Rencontre
    • Pourquoi là ?
    • Retour d’expérience
    • Un chef, un producteur
  • EXPERTISE
  • PRODUITS
    • Chocolat
    • Un sommelier, un vin
  • ART’ABULA
  • TABLES
  • CONTACT

Acteurs – Développement de son groupe, galette des rois, crise du secteur : entretien avec Eric Kayser, l’homme aux 100 boulangeries

Par Franck Pinay-Rabaroust | on 22/03/2012 | 5 commentaires
Décryptage

Une grosse centaine de boulangeries à travers le monde, 1 500 employés, plus de deux millions de pains vendus chaque mois… Eric Kayser est un poids lourd de la boulangerie. Alors qu’il vient d’ouvrir un nouvel espace boulangerie-restaurant-vente à emporter sous les arcades de Bercy Village et qu’il a créé un centre de fabrication en région parisienne, ce fils, petit-fils et arrière petit-fils de boulanger ne cesse de développer ce qui commence fort à ressembler à un empire du pain. Entretien.

Atabula – Pourquoi avoir créé un centre de fabrication pour vos boulangeries, situé en région parisienne, en septembre 2011 ?

Eric Kayser – Ce centre, d’une surface totale de 2000m2 et situé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), va nous permettre de mieux gérer l’ensemble de notre politique qualité, nos achats et les règles d’hygiène. Nous avons investi des sommes très importantes pour créer un centre de fabrication irréprochable sur ce dernier point, mais également pour encore améliorer la qualité de nos produits.

Quels sont les produits fabriqués dans ce centre ?

Il s’agit des viennoiseries, de toute la pâtisserie, des salades et des gâteaux secs. Chaque boutique est livrée deux fois par jour. En revanche, le pain, les plats cuisinés et les sandwichs sont réalisés quotidiennement dans chaque boulangerie. A l’exception des beignets et des cannelés, tout est fabriqué en interne par nos équipes.

Combien de boutiques sont desservies par le centre d’Ivry ?

Nous livrons 18 boulangeries parisiennes à partir du centre d’Ivry. Celles de Monge et de Duroc ont conservé, pour des raisons qui leurs sont propres, leur atelier de pâtisserie. Il est en de même de la boulangerie situé à Saint-Germain-en-Laye, trop éloignée de notre centre de fabrication pour être correctement livrée quotidiennement.

Depuis sa création en 1996, votre groupe connaît un développement impressionnant, que ce soit en France ou à l’international. Aujourd’hui, comment vous définissez-vous ? Comme un boulanger ou comme un chef d’entreprise qui a une soif d’entreprendre sans limite ?

Je me définis autant comme un boulanger, un artisan que comme un chef d’entreprise. Même si je suis souvent en déplacement pour suivre les ouvertures des nouvelles boulangeries et garder un œil sur les autres, je reste très présent dans la création et la mise en place des nouveaux produits, en pâtisserie comme en boulangerie. Et j’attache une importance toute particulière à la transmission. Autant que possible, j’interviens dans des conférences pour expliquer tout ce que mon métier de boulanger m’a appris et m’a apporté. Pour moi, transmettre, c’est essentiel et s’inscrit au cœur de ma démarche professionnelle. Après, je dois bien reconnaître une envie forte de créer et de me confronter sans cesse à de nouveaux défis. Chaque pays est différent, les codes culturels changent et c’est à chaque fois une aventure que de mettre sur pied une nouvelle boulangerie. Cela me passionne.

Quelles sont les prochaines ouvertures de boulangeries ?

Dans les prochains mois, une nouvelle boutique ouvrira à New-York. Puis ce sera Hong-Kong et au Congo (Kinshasa). L’Amérique du Sud est programmée pour l’année prochaine. Notre volonté est d’être présent sur tous les continents. Il ne faut pas oublier que le pain est un produit démocratique et nourrissant. Mon métier est également de nourrir toutes les populations, sans distinction. Notre développement en Afrique s’explique aussi sous ce prisme-là.

Est-ce un développement en propre ou en franchise ?

Notre développement se fait principalement « en propre », à l’exception de trois pays où nous privilégions la franchise : la Russie, l’Ukraine et Singapour. Il n’est pas rare que le chef soit associé à la nouvelle boutique.

Vous avez été attaqué assez vivement, sur le blog Food Intelligence, sur votre galette des rois, qualifiée de « galette industrielle ». Est-ce vrai ?

Ce débat n’a aucun intérêt et repose sur une fausse polémique. Nos galettes ont effectivement été sous-traitées dans une boulangerie industrielle qui s’appelle Labrador (à Stains, Seine-Saint-Denis). Il n’y absolument aucun secret là-dedans. Car ce qu’il faut dire, c’est que ces galettes étaient réalisées selon nos propres recettes, avec nos produits sélectionnés chez nos fournisseurs, et le suivi de la production était réalisé par les équipes Kayser. La sous-traitance a juste pallié pendant quelques temps notre incapacité à faire suffisamment de galettes dans chaque boulangerie. Nous attaquer sur ce point constitue une injustice et une méconnaissance réelle de nos process.

Cette pratique de la sous-traitance va-t-elle continuer ?

Evidemment, non. Notre nouveau centre de fabrication d’Ivry nous permet désormais d’intégrer dans notre production l’ensemble des galettes vendues dans toutes les boulangeries Eric Kayser.

En France, la qualité du pain a progressé ces dernières années. Selon vous, comment faire encore évoluer ce produit ancestral ?

Le pain, ce sont quatre éléments : de la farine, de l’eau, du sel et du levain. Ni plus, ni moins. Selon moi, même si l’histoire de ce produit est longue et ancienne, il y a encore tout à inventer, que ce soit la forme du pain, son goût et toutes les recettes pour faire des pains différents. A chacun de trouver son inspiration et faire ses propres recherches.

Est-ce complexe de créer une boulangerie aujourd’hui ?

C’est le coût qui est complexe à gérer. L’investissement pour monter ma première boulangerie était d’un million de francs. Aujourd’hui, l’ouverture d’une nouvelle boulangerie coûte environ un million d’euros. Une boulangerie, c’est en moyenne 60% de sa surface qui est dédiée à la production, le reste représentant l’espace vente au public. Quand on connaît le prix actuel des loyers, on comprend immédiatement que l’aventure peut rapidement tourner au casse-tête.

Faut-il en conclure que l’équilibre économique des boulangeries relève du défi quotidien ?

Je pense que dans les cinq années à venir, près de 15% des boulangeries fermeront leurs portes. Et ce, pour quatre grandes raisons : le prix du loyer, déjà évoqué, mais également à cause du coût des matières premières, le droit au bail et le coût de la main d’œuvre qui constitue un poste particulièrement lourd. Malheureusement, l’engagement et la passion pour ce métier si particulier ne sont pas toujours suffisants.

Propos recueillis par Franck Pinay-Rabaroust

Eric Kayser – 41, cour Saint-Emilion (Paris, 12e arr.) – 01.43.46.08.89 – Ouvert tous les jours, de 7h à 23h

Lien – www.maison-kayser.com

Crédit photo – David Grimbert (www.boulangerie-patisserie.net)

Partagez cette histoire
  • tweet

Etiquettes : boulangerieEric Kayserpain

5 Responses to “Acteurs – Développement de son groupe, galette des rois, crise du secteur : entretien avec Eric Kayser, l’homme aux 100 boulangeries”

  1. 22/03/2012

    Christs

    Le Costes de la boulangerie. Qu’on soit fan ou pas de ses produits, M. Kaiser force le respect.

  2. 22/03/2012

    Jean-Louis

    Au moins le point est fait sur la polémique, bravo d’avoir effectué cette démarche intègre et laissé s’exprimer ce personnage qui sort des sentiers battus, pourvu qu’il ne devienne pas PAUL…

  3. 24/03/2012

    the kitchen around the corner

    très intéressant!

  4. 07/10/2012

    Sur place ou à emporter ? A emporter ! - Les pralines d'Amélie

    [...] Un peu d’histoire : depuis l’ouverture de sa première boulangerie rue Monge à Paris en 1996, Eric Kayser détient à présent un groupe d’envergure internationale (20 boulangeries en France, le double à l’étranger). Les pains sont fabriqués sur place dans le fournil de chacune des boulangeries. Les pâtisseries et viennoiseries sont fabriquées dans un laboratoire à Ivry-sur-Seine sauf pour les boulangeries de Monge, Duroc et Saint-Germain-en-Laye (source: interview d’Eric Kayser à lire ici). [...]

  5. 07/10/2012

    Sur place ou à emporter ? A emporter ! - Les pralines d'Amélie

    [...] de Monge, Duroc et Saint-Germain-en-Laye (source: interview d’Eric Kayser à lire ici). Il existe d’autres boulangeries salons de thé : celle de Malesherbes au 85 boulevard [...]

Laisser une réponse Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*
*


LE POINT DE LA VUE DE LA SEMAINE

MARSEILLE : L'ÉNIGME GASTRONOMIQUE

ATABUL’INFO


21/05 - Igor Sus du restaurant “Shekhtel” a remporté le Bocuse d’Or Russie lors du Sirha Moscou qui se déroulait au Manège du 23 au 25 avril 2013 au cœur de la capitale russe. Il est ainsi sélectionné pour représenter la Russie lors du prochain Bocuse d’Or Europe qui se déroulera à Stockholm en mai 2014.

21/05 - La ville de Paris organise des parcours gourmands du 22 au 24 mai dans le cadre des Heures Heureuses. Durant ces trois jours, des restaurants et des commerces de bouche proposeront des bouchées gourmandes à leurs clients munis du "passeport Heures heureuses" à retirer à l'Hôtel de Ville de Paris. La liste des participants est disponible sur le site lesheuresheureuses.paris.fr

21/05 - L'événement Euro Gusto Slow Food se déroulera à Tours du 22 au 24 novembre 2013. Au programme : un marché, de la street food et de multiples rencontres avec des chefs, des producteurs et des experts.

20/05 - L’association The Vegetarian Society, qui promeut la cuisine végétarienne en Grande-Bretagne depuis 1847, lance du 20 au 26 mai sa « National Vegeterian Week ». Pour promouvoir l’événement, elle a pris un coup de jeune et confié sa communication à l’agence Creative Spark (Asis, Universal Music). A découvrir sur www.nationalvegetarianweek.org - www.atabula.com

20/05 - Le designer Ora Ito ouvre, le 28 mai à Paris dans le quartier Etienne-Marcel, Nano, un concept alliant restaurant et galerie d’art. En cuisine, Olivier Chaput proposera des tapas et verrines salées et sucrées.

17/05 - Le restaurant Nakashima, à Hiroshima, vient de se voir décerner trois étoiles dans la première édition du guide Michelin dédiée à cette région du Japon. Cinq adresses peuvent afficher deux étoiles, et 23 restaurants et un ryokan (auberge typiquement japonaise) obtiennent une étoile. Au total, l'ouvrage recense 362 établissements, dont 278 restaurants, 48 ryokans et 36 hôtels (Source - Relax News)

15/05 - Le chef japonais Nobu s'installe à l'hôtel Fairmont Monte Carlo à partir du 14 mai jusqu'au 9 juin. Ce chef, mondialement connu, propose une cuisine japonaise revisitée, avec de nombreux produits en provenance d'Amérique du Sud.

15/05 - Près de 9,6 milliards de repas hors domicile ont été servis en France en 2012, soit une hausse de 1,31% par rapport à 2011. La restauration hors domicile a rapporté 86,5 milliards d'euros en 2012.

  • Articles les plus populaires
  • Articles les plus récents
  • Les derniers commentaires
  • Et si on parlait d’éthique dans la foodosphère ?

    05/03/2012 - 40 Comments
  • Ouvrons le débat sur les blogs

    17/09/2012 - 23 Comments
  • Le coup de gueule de Pierre Jancou contre les chefs-jardiniers

    02/04/2013 - 21 Comments
  • Fonctionnement – Pourquoi le restaurant Agapé Substance de David Toutain ne pouvait pas obtenir une étoile Michelin

    27/02/2012 - 20 Comments
  • Pourquoi là – Florent Ladeyn, L’Auberge du Vert Mont (Boeschèpe)

    13/02/2013 - 19 Comments
  • Cuisine et cinéma : Boris Vian passe à table

    21/05/2013 - 0 Comment
  • Focus régional – Quand la gastronomie perd le Nord

    21/05/2013 - 0 Comment
  • Le Carré des sens – Michel Reutenauer (Villeneuve-d’Ascq)

    20/05/2013 - 1 Comment
  • Prendre la nourriture en photo pourrait être la manifestation d’un véritable problème psychologique

    17/05/2013 - 2 Comments
  • Alexandre Gauthier (La Grenouillère), je voulais également vous dire…

    15/05/2013 - 2 Comments
  • INFO EXCLUSIVE – Florent Ladeyn arrive en ville !

    [...] latitudes avec l’envie lui aussi de développer un projet...
    21/05/2013 - Focus régional – Quand la gastronomie perd le Nord | Atabula
  • Alexandre Gauthier (La Grenouillère), je voulais également vous dire…

    [...] faut dire que derrière les poissons pilotes que sont le...
    21/05/2013 - Focus régional – Quand la gastronomie perd le Nord | Atabula
  • Prendre la nourriture en photo pourrait être la manifestation d’un véritable problème psychologique

    « La nourriture n’est plus une simple source d’énergie » :...
    20/05/2013 - Alaska
  • Le Carré des sens – Michel Reutenauer (Villeneuve-d’Ascq)

    [...] à Villeneuve d’Ascq depuis six ans, il rêve de l’étoile...
    20/05/2013 - Libé food aime : Le Carré des sens, Michel Reutenauer (Villeneuve-d’Ascq)
  • Prendre la nourriture en photo pourrait être la manifestation d’un véritable problème psychologique

    Dans un récent numéro du très sérieux hebdomadaire, le...
    19/05/2013 - Michel kreder

FOOD BOARD D’EMILIE GENTILS

fb-delpech mb-fruits-rouges fb-renimel fb-bacon-2 fb-market mb-cherries fb-couteaux_0 fb-props fb-sweet

LE TOP 10 DU CLASSEMENT DU 50 BEST RESTAURANTS 2013

01 - EL CELLER DE CAN ROCA (Girona)
02 - NOMA (Copenhague)
03 - OSTERIA FRANCESCANA (Modène)
04 - MUGARITZ (San Sebastian)
05 - PARK MADISON AVENUE (New York)
06 - DOM (Sao Paulo)
07 - DINNER BY HESTON BLUMENTHAL (Londres)
08 - ARZAK (San Sebastian)
09 - STEIRERECK (Vienne)
10 - VENDOME (Allemagne)

Inscrivez-vous à la lettre d’information hebdomadaire du site Atabula

DECRYPTAGE

LES JEUNES CHEFS BIEN DANS LEUR ASSIETTE

ART DE LA TABLE

PANORAMA DE ONZE CRÉATIONS COUTELIÈRES

FOCUS

LA BRETAGNE : EXCENTRÉE MAIS DECOMPLEXÉE

DOSSIER MICHELIN 2013

Atabula est un média pure player de référence dans le domaine de la gastronomie. Tendances, restaurants, bars à vin, actualités, entretiens avec les chefs et les acteurs de la gastronomie en France et à l’étranger. Atabula a pour objectif d’informer, de susciter la curiosité, de décrypter l'univers de la cuisine. Le média a été créé en janvier 2009. Il est indépendant et n’appartient à aucun groupe de presse. Il a été fondé par Franck Pinay-Rabaroust qui en est le rédacteur en chef. Marie-Laure Fréchet en est la rédactrice en chef adjointe. Atabula - Contenus protégés par le droit d'auteur - Contact : contact@atabula.com