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Table – Sven Chartier (Saturne), je voulais également vous dire…

Par Franck Pinay-Rabaroust | on 19/02/2011 | 17 commentaires
Chef...

Notre échange fut trop court, trop intense et trop marqué par l’incompréhension. A 1h30 du matin, entre un vendredi périmé et un samedi endormi, cela se comprend. Ce que je voulais vous dire est pourtant d’une immense simplicité. Après avoir dégusté chez vous votre menu dégustation à 59 euros, je cherchais à comprendre une seule chose : quelle est votre identité ? Qui êtes vous ? Vous m’avez répondu cela : j’ai 24 ans, je suis parisien, j’aime le produit, je respecte la saisonnalité. Voilà tout. Mais encore ? Rien. On le refait : je respecte le produit, j’aime la saisonnalité et j’ai encore et toujours 24 ans. J’ai eu beau reprendre mes questions dans le désordre, les réponses fusèrent. A l’identique. Quelle frustration ! Frustration dans l’assiette, frustration dans l’échange voué à l’échec, mort-né dès les premiers mots prononcés, trop forts, trop vifs.

Je vous ai également dit la chose suivante : je viens de manger chez Rino, au Dauphin, à la Gazzetta et j’y ai goûté la même chose, les mêmes produits, les mêmes harmonies, la même assiette. Bonnet blanc et blanc bonnet. Et que me répondez-vous à cela? Rien. Votre identité, votre signe distinctif ? Aucune, aucun. Certes, à 24 ans, d’autres sortent à peine des couches, mais quand même, Sven, un effort pour dire qui vous êtes et le faire transparaître. Vous me dîtes que je dois être bien malheureux pour vous tenir un tel discours ; je vous réponds que oui, je suis malheureux de voir vos assiettes qui ressemblent à celles des autres et me laissent sans émotion. Comme je vous l’ai dit, provocateur que je suis, vous devriez monter une cuisine centrale avec vos amis Inaki (Aizpitarte), Peter (Nilsson) et Giovanni (Passerini), et distribuer vos repas dans des restaurants franchisés ! Succès garanti auprès des foodies qui, à l’instar de notre voisine, s’esbaudissait devant une viande « parfaitement cuite ». Pincez-moi, mais je suis au resto ou chez mémé, là ?

Quelle est donc cette génération qui pense avoir une identité alors même qu’elle se réduit à une vulgaire tendance : le produit, la saison, une cuisson pile-poil, une belle cave et le tour est joué. Avec 119 euros dans le jukebox, la douce chanson déroule sa mélopée pendant quelques heures et on ferme le rideau. Fi de la mémoire culinaire, fi de la personnalité du chef, fi de la créativité. Fi de l’identité. D’autres s’inscrivent dans la filiation de grands chefs, vous, vous faites le choix de vous inscrire dans un mouvement contraint par des forces extérieures : le respect de la saison. S’élever contre cela, c’est comme fumer dans un café en 2011 : un blasphème organisé par des extra-terrestres en goguette. Mais quand même, cela empêche-t-il toute notion de créativité, d’inventivité, de subjectivité ? Vous êtes Parisien, vous me l’avez dit comme si c’était un handicap face à un Breton ou un Normand armé de son riche terroir. Comme si être parisien empêchait de revendiquer une identité culinaire, un défaut de construction, un vice caché nuisant à l’originalité culinaire.

Heureusement, il y eut la cave, riche, étonnante et peu onéreuse, à même de nous sustenter pour mieux oublier l’assiette sans âme. Sven, je déteste la critique qui prend si facilement les atours de la méchanceté. Mais il m’était insupportable de vous écouter me dire que votre identité se résumait au respect des saisons. Cela ne veut rien dire. Ou alors, si, cela a un sens : votre identité est volage, variable, incertaine, temporaire. Donc inexistante.

Notre échange fut trop court, trop intense, trop… marqué par l’incompréhension pour se comprendre. Sven, je voulais également vous dire que… je reviendrai plus tard. A une autre saison, à la découverte d’une autre identité.  D’une autre assiette qui sera réellement la vôtre. Je l’espère.

Saturne – 17 rue Notre-Dame des Victoires – 2e arr. – 01.42.60.31.90

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17 Responses to “Table – Sven Chartier (Saturne), je voulais également vous dire…”

  1. 19/02/2011

    Pascal Henry

    Les peintres ont tous les mêmes couleurs,les musiciens les mêmes notes,les écrivains les mêmes lettres,les cuisiniers les mêmes produits,et pourtant chacun interprète sa partition à sa manière.Quand je vois une assiette je dois à la vue et au goût pouvoir l’identifier,c’est celle de Barbot,de Roure ou de Bourdas… que chacun signe sa cuisine et non la singe.

  2. 20/02/2011

    rosemary

    Il devrait passer quelques unes de ses bouteilles à ses amis du DAUPHIN, car là-bas, ce n’est vraiment pas extraordinaire de ce côté là… Dans les assiettes, c’est comme aux Deux amis. Pareil. Il est vrai que servir du jambon en tranche – même s’il est très bon pour 9 euros – ou un produit unique « juste saisit » – ne serait jamais passé par la tête des restaurateurs il y a quelques années. La révolution, c’est que maintenant, on peut ouvrir un restaurant sans cuisiner. Et je ne parlerai pas de mon pire énervement: la tête dans les olives ! Je n’en revient pas que l’on puisse dîner dans un tel endroit ! Pour le coup, là, on dirait une cave humide et étroite. Je n’en suis pas revenue.

  3. 21/02/2011

    Cuesta

    Vous n’aimez pas les assiettes de Saturne, et vous l’argumentez.
    Mais pourquoi ne pas dépenser de l’énergie et votre talent de plume à parler des choses que vous aimez.
    Surtout qu’en voyant la liste des liens que vous suggerez, j’ai comme l’impression que vous adhérez au mouvement que vous critiquez.
    Alors, un effet de style ou un article de fond ?

  4. 23/02/2011

    catherine

    Marc, je voulais vous dire également…

    Je ne vous connaissais pas mais, en suivant le festival Omnivore ce week-end, j’ai croisé votre adresse sur un blog gastronomique. L’intention du « regard malin sur les dessus et dessous de table», me donne envie d’aller plus loin d’autant plus qu’un autre illustre « Dessous de Tables » vient de passer dîner chez l’Homme où se confondrait « tendance » et « identité ». J’ai en tête votre envie de « belles histoires à partager », c’est en effet essentiel, et cela loin des polémiques stériles. Une pointe d’humour mise au service d’une provocation sans méchanceté ! Un mot clef, le plaisir ! le vôtre et celui qu’offre le cuisinier…
    Que de bonnes raisons pour prendre un moment A Tabula.

    Mais alors, pourquoi tant d’amertume ? Pourquoi tant d’incapacité à susciter le partage que vous revendiquez, vous l’homme de l’Art ? Vous lui reprochez quoi au juste à Sven Chartier ?
    De ne pas vous dire autre chose que ce qu’il a à dire, aussi neutre que cela puisse vous paraître ?
    Et sa cuisine qui serait à cette image ?

    Réduite à la recherche de beaux, bons produits ? Leur respect au juste prix (59 euros le menu dégustation) qui correspond au moment présent (la saisonnalité) ne serait que frustration ? Gaston, ce n’est pas votre définition du « bien manger » ?

    Trêve d’ironie, comme vous nous sommes allés dîner chez Saturne. Comme vous, j’ai pris le temps de parler avec Sven Chartier et son compère Ewen. Comme vous, je suis allée dîner chez Giovanni Passerini ou chez Inaki Aizpitarte.
    Je vous le confirme, il y a bien une famille 100% jeune cuisine, loin de l’idée de clonage qui semble vous habiter. Et d’ailleurs, c’est comme cela que j’ai croisé votre post amer, vous savez pendant Omnivore Festival.
    Et pourtant, activez vos papilles, cette jeune cuisine est bien nourrie par une histoire personnelle mais, je vous l’accorde, aucun de ceux que vous citez ne la porte en étendard. Je vous dis, et alors ? pourtant, moi qui ai été formée à la cuisine formalisée par Alcide Bontou, transmise par d’autres clones, les cuisinières du bordelais, telle mon illustre arrière grand-mère, l’une des premières chefs de notre région, question filiation, je sais de quoi je parle !

    Mais Sven vous l’a dit, redit et répété : « j’ai 24 ans, je suis parisien ». Et oui, notre « Bouillant Chartier » à l’image d’un jeune Cos-d’Estournel, pardon pour mes (p)références identitaires, en a encore sous le pied mais aujourd’hui, c’est sa vérité. Il aurait pu vous faire le coup de son enfance passée sur un terroir français synonyme de gastronomie, imaginez comment, associé à son profil de jeune viking portant beau l’âme nordique, nous aurions alors l’origine d’une cuisine incarnée…. ! Je plaisante bien sûr.
    Mais Sven est dans son époque, dans un mouvement où se recentrer sur l’essentiel est devenu vital pour une société à ré-inventer et dans laquelle la cuisine a son mot à dire. Inaki, Giovanni, Sven ou d’autres que vous citez font de cet essentiel la base de leur créativité, celle sur laquelle se construit leur singularité. Quant à la lisibilité voulue de la cuisine de Sven, récemment soulignée par un autre « Dessous de Tables », elle porte en elle « de belles sensations qui ne demandent qu’à exploser encore plus » .
    Votre point de vue est le vôtre, dont acte, mais ce que vous revendiquez comme un espace de liberté aurait tout à gagner à respecter la liberté et même, pourquoi pas, une forme d’intransigeance de ce jeune chef qui trace son chemin à sa manière.
    Quand vous écrivez, « Frustration dans l’assiette, frustration dans l’échange voué à l’échec, mort-né dès les premiers mots prononcés, trop forts, trop vifs », j’ai envie de vous renvoyer dans votre bio à cette très jolie histoire, celle du petit Marc qui voulait être éboueur et qui retenait alors les « saluts toutes dents dehors » de ces » hommes fluorescents » qui portaient à bout de bras peut-être des trésors , bien loin des poubelles.
    Mais les clients ont déjà tranché, ils viennent mais surtout, reviennent, nombreux. Aussi, comme dirait l’autre « Dessous de Tables », « Yes, allez-y et faîtes vous une opinion » !
    Nous c’est fait, Sven Chartier est un cuisinier qui respecte ses hôtes.

    P.C. citations en référence à : simon says, l’équipe d’Atabula, carnet omnivore 2011 (p17).

  5. 23/02/2011

    mixlamalice

    « Mais Sven est dans son époque, dans un mouvement où se recentrer sur l’essentiel est devenu vital pour une société à ré-inventer et dans laquelle la cuisine a son mot à dire. Inaki, Giovanni, Sven ou d’autres que vous citez font de cet essentiel la base de leur créativité, celle sur laquelle se construit leur singularité. »

    Franchement, si c’est une apologie, elle ne me fait pas rêver. Quand je vais au resto, je ne vais pas au café philo ou à une rétrospective Godard, et je n’accomplis pas un acte militant. L’acte de manger, c’est organique, pas de la branlette intellectuelle (pardon pour l’expression): je ne me fais pas une andouillette pour réinventer la société…

  6. 25/02/2011

    Déborah

    C’est exactement le sentiment que je viens d’avoir au OFF devant leur « démonstration » qui ne démontre pas grand chose, mais affirme « c’est comme ça et pas autrement ». La poularde est plus que rosée ? C’est comme ça. Pas de sauce ni d’assaisonnement ? C’est comme ça.

    Un grand moment de solitude devant la scène, à me dire que je ne comprenais vraiment pas cette optique.

  7. 26/02/2011

    Chantal

    J’ai également assisté à leur démo au OFF,et comme Débo je reste sceptique sur cette vision de la cuisine et n’adhère pas à ce concept.
    Le poulet sanguinolent et le poireau carbonisé au chalumeau n’activent pas mes papilles, désolée…

  8. 28/02/2011

    ladyglul

    « Quand je vais au resto, je ne vais pas au café philo ou à une rétrospective Godard ». Tiens, tiens…
    Je ne sais plus qui disait avant Paris des chefs,à propos de « Visible et Invisible » « Tiens, il faut avoir fait NormalSup, pour être chef ? »
    Alors, pourquoi juger un cuisinier sur ce qu’il dit, plutôt que sur ce que vous découvrez à sa table ? Le spectacle est dans l’assiette.
    Le satisfaction ou non dans ce que vous dégustez.
    Préférez-vous les livres de Modiano ou ses interviews ?

  9. 01/03/2011

    Diner d’anthologie dans la salle à manger de Guy Savoy

    [...] produit est respecté et glorifié, grâce à du très beau et bon travail, mais sans fioritures ni dogmatisme stérile et auto-suffisant. Certes, il n’y a pas forcément de plat super extraordinaire : avec un produit rare, inédit [...]

  10. 03/03/2011

    Gaëtan

    J’ai assisté à une démonstration au « Paris des chefs » de Sven et son ami… j’avais mal pour eux et pour les animateurs qui ne savaient pas comment faire pour leur arracher un début de phrase, une once de passion, d’entrain.
    Quelques légumes racines râpés à la mandoline. Un assaisonnement ? Ouais peut-être !! Ou pas !! Deux zombies !!!
    En tout cas ça ne donne pas envie d’aller faire un tour chez eux alors que finalement c’est peut-être bon.

  11. 01/04/2011

    Stephane

    Ayant tenté l’expérience ce soir, je vous rejoins Marc dans votre sentiment. Nous nous sommes laissés tenter par le menu dégustation..
    grande déception : 3 vulgaires morceaux de « saint jacques de plongées » insipides, et le reste dans la même lignée. Il est certain que ce chef manque de personnalité et de caractère. Mais faut-il encore parler du décor, froid et sans émotion.

    Bien à vous

  12. 06/07/2011

    Gui

    Experience faite également ces derniers temps… puis plusieurs fois ensuite. La cuisine de ce jeunes chef s’affirme délicatement, et les élixirs du sommelier Ewen sont grandioses. Ils ne méritent pas cette diatribe amère ni ces commentaires acides

    Soyez heureux

  13. 06/07/2011

    admin

    Cher Gui,

    Merci pour votre commentaire. Je ne doute pas que la cuisine de Sven s’affirme au fil des semaines et des mois. Et je compte bien y retourner pour me (re)faire mon propre avis. Je conclus d’ailleurs ce billet en disant que je reviendrai dans son établissement avec l’espoir de trouver une assiette plus identitaire.

    Quant aux flacons proposés, il est évident que les amateurs de vins naturels – dont je fais partie – ne peuvent qu’être ravis.

    Franck Pinay-Rabaroust – Atabula

  14. 25/09/2011

    Septime – Bertrand (Grébaut), je voulais également vous dire… | Atabula

    [...] quelques mots sur sa cuisine que j’ai durement qualifiée de non identitaire et « copieuse » (cf le billet sur Sven Chartier). Certes, je sais qu’un chef n’est pas là pour bavasser avec sa clientèle, et qu’il ne faut [...]

  15. 18/12/2011

    Jacques de Pradines

    Vous avez demandé à Nicolas de Staël, à Picasso, à Combas… que sais-je, aux grands artistes peintres d’ »expliquer » leur peinture ? D’expliciter leur talent, leur génie ? Je suis certain que non. Les artistes ne sont pas là pour le commentaire. Ils vivent leur travail dans la création et la créativité avec les couleurs que leur donne leur palette. Moi, je sais qu’à Saturne, chaque fois que j’y ai dîné, j’ai été étonné par la qualité des assiettes, la subtilité des saveurs, les surprises des alliances. Vous aviez dû vous lever d’un mauvais pied. Je n’y ai jamais été déçu. Et chaque fois j’en suis sorti admiratif. C’est tout.

  16. 24/09/2012

    L’édito de Stéphane Méjanès – Atabula, il faut également que je vous dise…

 | Atabula

    [...] comme éditorialiste chaque mois sur Atabula – a choisi de revenir sur un ancien article du site (lien). Ce nouveau billet montre qu’Atabula accepte non seulement l’autocritique mais revendique la [...]

  17. 17/04/2013

    Atabula, il faut également que je vous dise…

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19/06 - Les éditions Argol et la librairie l’Arbre à Lettres donnent rendez-vous le samedi 22 avril autour d’une série de lectures, dégustations et dédicaces de quelques auteurs : Ryoko Sekiguchi, Emmanuel Giraud, Laurent Feneau et d’autres – 2 rue Quénu, Paris 15e arr. ; à partir de 17h.

19/06 - Le 6e salon du blog culinaire se tiendra à Soissons du 15 au 17 novembre 2013. . Il réunit 500 blogueurs de la sphére culinaire à l'abbaye Saint-Léger et propose au public des ateliers, un marché gourmand et un FoodCamp. Rens. sur www.salondublogculinaire.com

18/06 - Le festival de la gastronomie provençale se déroulera le 7 juillet à Châteauneuf-le-Rouge (13). Il aura pour invité d’honneur le chef doublement étoilé Christophe Bacquié (Hôtel du Castellet). Le festival fait partie des nombreux événements labellisé « Marseille Provence 2013 Capitale européenne de la Culture ».

18/06 - Les acheteurs de vin sur internet dépensent jusqu'à 14 euros de plus que les consommateurs habituels, révèle une étude Survey Lab/Vente-privée.com. Ils sont en effet particulièrement intéressés par le vin, puisqu'ils sont 75% à en boire au moins une à deux fois par semaine, contre 46% pour les acheteurs offline. L’étude dresse le profil-type du cyberacheteur de vin : un homme, âgé de 43 ans en moyenne, plutôt urbain. (Source - Relaxnews)

16/06 - La consommation de bière aurait fortement chuté - 15% - sur le premier trimestre 2013 selon l’Association des Brasseurs de France. En cause : l’augmentation de 160% des accises qui a provoqué une évolution moyenne du prix du demi à 2,70 euros. La France n’occupe que le 26e rang (sur 27) des pays les plus consommateurs de bière en Europe, avec une consommation moyenne de 30 litres par habitant. Près de 530 brasseries sont recensées en France, principalement des entreprises familiales et artisanales.

15/06 - La Cour de cassation a prononcé jeudi 13 juin l’interdiction de fumer sur les terrasses de café entièrement closes par des bâches, de la façade à la couverture. Avec cette décision, la plus haute juridiction française prend le contrepied d’un arrêt rendu par la cour d’appel de Paris en mai 2012. En 2009, 45 000 extensions couvertes et fermées ont été recensées.

14/06 - Coca-Cola va ouvrir du 17 juin au 17 septembre un concept-store éphémère au sein de la gare Montparnasse. D’une surface de 25m2, le lieu proposera aux voyageurs et aux curieux de boire une boisson de la marque, mais il mettra également à disposition une cabine photo « Photo Coke » et des outils pour publier des informations sur les réseaux sociaux.

13/06 - Selon une étude TNS Sofres, réalisée pour la marque McCain, 94% des Français se définissent comme « mangeurs de frites ». Ce produit, dont l’origine serait belge pour 88% du panel interviewé, est principalement consommé le midi (88%) et en famille (90%). La frite, par delà un fort côté affectif – 86% des personnes interrogées disent pouvoir raconter une anecdote liée à ce produit –, est associée à des moments agréables : consommation principalement le week-end, en vacances ou en voyage. (Échantillon de 1050 répondants ; source – Relaxnews)

12/06 - Selon des chercheurs américains, les huiles de tournesol, de colza et de maïs contribueraient à renforcer la santé cardiovasculaire grâce à la forte présence des acides linoléiques. L’apport maximum recommandé se situe entre deux et quatre cuillères à café par jour. L’étude porte sur 500 adultes. (source – Relaxnews)

11/06 - La consommation de produits bio en France est à la hausse : les Français ont dépensé plus de quatre milliards d’euros pour manger bio en 2012, un chiffre d’affaires en hausse de 6,6% par rapport à 2011, dans un contexte de recul des ventes de produits alimentaires (-0,5%). Près de 50% des achats de produits bio se font en grandes surfaces, mois de 30% dans la distribution spécialisée. Les produits frais (crèmerie, lait, œuf, épicerie) constituent environ 50% du panier. La France compte par ailleurs plus d’un milliard d’hectares de surfaces bio, une augmentation de près de 50% en cinq ans (Source – Agence Bio – Relaxnews)

10/06 - Après dix années de recherches, le fabricant de chocolat Cadbury vient d’annoncer qu'il a élaboré un chocolat thermorésistant. Alors que normalement le chocolat commence à fondre entre 30° et 34°, ce nouveau produit resterait intact jusqu’à 40°. Ce chocolat est destiné à être distribué dans les régions chaudes comme l’Inde, le Brésil ou le continent africain.

10/06 - Selon un sondage TNS Sofres, 47% des Français ne sont pas satisfaits de l’information fournie par les étiquettes relatives aux produits alimentaires. Ils sont 55% à ne pas avoir confiance dans la sécurité de ces produits. Les Français sont majoritairement favorables (60%) à bénéficier d’une meilleure traçabilité. Ce sondage a été commandé par l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) qui lance ce lundi une vaste campagne pour que les Français retrouvent confiance dans leur alimentation. (Source – Relaxnews)

10/06 - L'origine géographique des poissons vendus dans l'UE devra être indiquée de façon plus précise sur les étiquettes à partir de 2014. Mais contrairement à l’avis de la Commission européenne, les mentions des dates de capture et de débarquement restent facultatives. La Commission a indiqué à l'AFP qu'elle rendrait d'ici au 1er janvier 2015 un rapport sur l'opportunité de créer un écolabel européen pour le poisson.

09/06 - Les Toques blanches du monde vont faire leur entrée en bourse fin juillet 2013. Composé de cuisiniers, pâtissiers et sommeliers, ce réseau entend se développer fortement dans l’avenir avec la mise en place d’un label, le lancement d’une boutique en ligne, l’animation de galas gastronomiques, créer des échanges entre les écoles de cuisine et lancer des brasserie dans les hôtels. Les Toques blanches du monde sont présentes dans 30 pays et regroupent quelque 3500 chefs.

07/06 - Les 5e Etats généraux de la restauration traditionnelle française se tiendront lundi 10 juin à l'Assemblée Nationale, autour de la reconnaissance du statut d'artisan restaurateur. L'association des Cuisineries Gourmandes a élaboré dix propositions qui y seront débattues : transparence alimentaire, inscription au répertoire des métiers, création d'un environnement social, fiscal et réglementaire spécifiques, accès à la formation et à la transmission pour renforcer ce secteur, communication et commercialisation spécifiques.

06/06 - Le chef Joël Robuchon signe de nouveaux plats pour la compagnie Air France. En juin et en juillet, les passagers voyageant en première classe pourront apprécier certains plats du chef multiétoilé, lequel avait déjà réalisé cette même prestation en 2011. D’autres chefs ont proposé certaines de leurs créations à Air France : Guy Martin et Michel Roth notamment.

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Atabula est un média pure player de référence dans le domaine de la gastronomie. Tendances, restaurants, bars à vin, actualités, entretiens avec les chefs et les acteurs de la gastronomie en France et à l’étranger. Atabula a pour objectif d’informer, de susciter la curiosité, de décrypter l'univers de la cuisine. Le média a été créé en janvier 2009. Il est indépendant et n’appartient à aucun groupe de presse. Il a été fondé par Franck Pinay-Rabaroust qui en est le rédacteur en chef. Marie-Laure Fréchet en est la rédactrice en chef adjointe. Atabula - Contenus protégés par le droit d'auteur - Contact : contact@atabula.com