Violences en cuisine : levons le voile

timthumb-1Il y a d’abord les faits : un apprenti volontairement brûlé sur les bras avec une petite cuillère chauffée à blanc. Un lieu : dans l’un des plus grands restaurants parisiens, le Pré Catelan, riche de ses trois étoiles au guide Michelin. L’auteur : un chef de partie en mal de sensations. Ces actes ne datent pas : ils viennent d’avoir lieu, il y a tout juste quelques jours. Le chef, Frédéric Anton, rapidement averti des faits, n’a pas tardé à réagir. L’apprenti a quitté l’établissement, le coupable a été mis à pied immédiatement, puis évincé de la brigade. La réaction a été prompte et juste. Certains parleront de bizutage ou d’acte somme toute banal, le Code pénal, lui, est clair : coups et blessures volontaires. A ce jour, aucune plainte n’a été déposée suite à ces faits.

Jusqu’à maintenant de tels actes ne sortaient pas de l’antichambre des cuisines. Ils étaient relatés dans des cercles restreints où le nom des coupables était à peine prononcé. Mais chacun y allait de son anecdote, de la queue de casserole volontairement placée sous le feu jusqu’au couteau d’office planté dans le mollet d’un apprenti pas assez docile, en passant par les coups de pied bien sentis d’un chef qui a poussé certains de ses souffre-douleur à venir travailler avec des protège-tibia. La liste des horreurs est longue, inversement proportionnelle au nombre de plaintes déposées. Ces bourreaux des cuisines doivent avoir conscience qu’ils ont provoqué de multiples dépressions, de nombreux changements d’orientation professionnelle et quelques suicides.

Si chacun reconnaît que les moeurs évoluent, ces faits récents viennent rappeler avec force qu’ils n’ont pas disparu et que leurs auteurs peuvent être jeunes et déjà riche d’un beau parcours – Vernet, George V, Park Hyatt, Lasserre – pour le chef de partie. Que ces pervers sachent que désormais les cuisines ne constituent plus un sanctuaire idéal pour laisser libre cours à leurs violentes pulsions et que le temps de l’omerta généralisée a cessé. La parole se libère, l’information circule et, tôt ou tard, ils ne seront plus protégés par la loi du silence qui règne encore. A chacun de prendre ses responsabilités

Faviconfondblanc20g  Franck Pinay-Rabaroust / © Kzenon – Fotolia.com

62 Responses to "Violences en cuisine : levons le voile"

  1. Pingback: Entretien avec Frédéric Anton : « L’acte était gratuit, je l’ai jugé inacceptable » | Atabula

  2. Michel   avril 13, 2014 at 4:55

    C’est aussi à cause de ses bourreaux qui y a un réel manque de personnel qualifié en cuisine
    Ils ont dégoûtés un paquet de jeune qui voulait se lancer.

    Répondre
  3. IRAIN   avril 13, 2014 at 6:59

    marre de ces abrutis qui pense qu’il sont le centre du monde ce genre de pratique je l’ai vécu avec des plaintes à la clé étouffé par la direction pas par des seconds ou chefs de parties Mr Anton par des chefs reconnu et connu laisser moi rire violences et insultes on toujours exister 25 ans de métiers dans des grands établissements 1et 2 macarons michelin fier d’avoir quitté ce milieu de timbré

    Répondre
  4. vertier   avril 13, 2014 at 7:13

    Métier foutu à cause de gens qui se prennent pour des stars..
    D’autres pensent qu’on gagne de l’argent rapidement …..
    En gros métier de mer de
    Respectez vos salariés

    Répondre
  5. Guerin   avril 13, 2014 at 7:58

    Des pratiques trop présentes dans une profession qui parle de passion et qui détruit de nombreuses vocations par la violence des mots ou des actes. J en parlais encore hier avec une journaliste, la loi du silence est malheureusement toujours d’actualité et traverse les générations. Je ne peux cautionner de telles pratiques a l heure ou les équipes sont fragiles et les recrutements difficiles ( pas pour moi ). Merci en tout cas d’ avoir osé en parler un tout petit peu ! Éric Guerin

    Répondre
  6. Adrien   avril 13, 2014 at 11:08

    IL y a aussi les insultes, les presions moral excessive sur certains stagiaire et apprentis…
    Dans la plupart des cas l’auteur est le second de cuisine Ou le chef de partie.
    Personnellement j’ai quitté avec un grand regret un belle établissement étoilés au guide Michelin, car je ne supportais plus les méthodes exercées sur les apprentis et stagiaires que nous recevions.
    Bien sûr certains méritent d’être un minimum remis en place, mais pas à ce niveau physique et psychologique.
    Ps: Ne pas confondre apprentis et employer, l’apprenti est la pour être formé dans les plus proches conditions d’une vie de cuisinier

    Répondre
  7. B Jordan   avril 14, 2014 at 4:50

    Bonjour, je suis cuisinier ayant travaillé en restauration gastronomique laisser moi vous dire que celui qui n’accepte pas d’être un peu bousculer peu partir au premier écart de conduite rien ne l’oblige a rester j’ai accepté pendant 1 an et demi d’être remuer et bousculer dans la cuisine d’un chef renommé et je peux vous dire que sa m’a été bénéfique « des coups de poing dans les abdo sa forge le caractère » arrêter de vouloir dégrader le dernier métier d’homme qui existe « la cuisine »
    Une bonne tarte dans la gueule d’un apprenti un peu trop arrogant c’est juste faire le travail que ces parents n’ont pas voulu faire le problème de nos jour c’est qu’il n’y a plus d’éducation
    Alors que les petite nature retourne dans leur pâture et laisse les grand garçon a leur profession svp

    Répondre
  8. vero   avril 14, 2014 at 8:49

    Je trouve la réponse de B Jordan totalement déplacée. Les parents ont beau avoir fait l’éducation de leurs enfants il est parfaitement inadmissible de bafouer des jeunes qui choisissent ce métier par passion au point de les pousser au suicide car certains considèrent que l’apprentissage doit se faire dans la violence. On n’est plus au temps de l’esclavagisme et on peut apprendre sans recevoir des coups et les respect des humains doit exister. Si vous voulez de la violence allez dans l’armée, changer de métier si cela doit vous faire mousser mais ne considérez pas que la cuisine doit s’apprendre au travers du déni de soi

    Répondre
  9. maud   avril 14, 2014 at 9:00

    J’ouvre cet article par hasard, je lis le nom du restaurant et la les larmes coulent effectivement j’y ai bossé c’était mon premier boulot en sortant de l’école « demi-chef de partie pâtisserie » 9 jours, 9 jours de stress intense et de blessures plus ou moins volontaires de la part des supérieurs. Je considère ce restaurant comme celui qui a ruinée ma carrière et qui m’a doucement mais surement poussée la ou j’en suis maintenant…
    et je suis « heureuse » que certains de ces faits sortent enfin ! j’ai été lâche a l’époque ne voulant pas être « fichée » dans le « haut monde de la gastronomie » je n’avais pas porté plainte et mis cette affaires sous silence je regrette j’aurais du …

    Répondre
  10. vero   avril 14, 2014 at 10:17

    Je crois qu’il n’est jamais trop tard pour agir et dénoncer de telles pratiques surtout quand cela a eu pour conséquence d’anéantir la personne. Il ne s’agit pas de lâcheté mais comme vous le dites très justement de la peur de voir une carrière ruinée avant même d’avoir démarré

    Répondre
  11. Bina   avril 14, 2014 at 11:34

    Je lis tous ces commentaires avec beaucoup d attentions mais une question me viens juste a l’ esprit  » Mais où était donc le chef de cuisine pendant ce temps la . Peut être trop occupé sur les plateaux de télévision  » Arrêtons tout ce show biseness autour de notre métier , stop à ce genre de pub d escriminatoire de notre profession. Condamnons ces actes mal sains et revenons à l essentiel  » Les cuisiniers aux fourneaux dans le respect d autrui » .

    Répondre
  12. Boubou   avril 14, 2014 at 11:38

    Inadmissible le commentaire de B Jordan. Frapper les gens est interdit par la loi, je ne crois pas que les cuisines des restaurants aient une dérogation….
    Et que dire d’un grand chef très connu, dont les souffre-douleurs portaient des protège-tibias pour éviter les coups de pieds qui se perdaient souvent sous sa colère.
    La perfection oui, à ce prix non.

    Répondre
  13. Franziska   avril 14, 2014 at 1:28

    J’ai été victime de harcèlement moral et physique lors de mon premier stage en cuisine dans un étoilé michelin. Je n’ai rien dit, « l’omerta » parce que je voulais réussir. J’ai fait une dépression, une tentative de suicide et je suis clairement dégoûtée de la cuisine. Ils faut que ces bourreaux sachent qu’ils peuvent détruire des vies et il faut continuer a se battre chaque jour

    Répondre
  14. Fabrice Caron   avril 14, 2014 at 4:54

    Pour réagir au commentaire de B Jordan, c’est lui qui s’est trompé de domaine … c’est pas dans des cuisines ou en restauration qu’il devrait bosser mais dans la légion étrangère ! tu n’as ni à recevoir de coup de poing dans les abdos ni des baffes dans la gueule pour apprendre un métier, encore moins à supporter des brûlures sur le corps volontairement infligées !!! mais tu vas où toi !? c’est dingue d’avoir des tarés qui prônent toujours et encore la violence physique et psychologique pour enseigner aux autres ou recadrer !! ils sortent d’où ces gens ? le respect du personnel est primordial dans n’importe quel secteur d’activité ! et encore plus dans les établissements soit-disant macaronnisés ou étoilés ! on n’est pas dans les misérables ou chez les Ténardier bordel , et les chefs témoins qui ferment leur gueules sur ces pratiques ou pensent que c’est normal sont des enfoirés !

    Répondre
  15. Mister Minit   avril 14, 2014 at 6:02

    C’est une dimension du métier de cuisto qui m’était assez inconnu… En même temps vu les rythmes à tenir, pas étonnant que certains pètent les plombs. La meilleure solution reste bien d’en parler

    Répondre
  16. MAA   avril 14, 2014 at 7:21

    B Jordan:
    il ne faut pas confondre étre remué (qui est normal dans ce métier) et etre violenté (qui n’est normal nul part!)!
    je constate que c’est a cause de gens comme toi que les grandes cuisines peinent de plus en plus a trouver du personnel…
    « un métier d’homme »! laisse moi rire! ca fait 3ans que je fais du gastro, les 1 et 2 macarons j’ai fait, je suis une femme et oui j’ai vu partir beaucoup « d’hommes » parcequ’ils de supportaient pas la pression, et des femmes plus douées que certains (sans idées féministes, des nuls il y en a des 2 sexes)!
    je pense qu’il est temps d’évoluer… (ou de changer de métier!)

    Répondre
  17. Roux   avril 14, 2014 at 7:26

    Ayant était victime de se type d’agression, je peux dire qu’il n’y a pas que les cuisiniers qui doivent être blâmer, mais aussi les représentants de l’ordre, qui d’un air impitoyable, reçoivent notre plainte avec un certain amusement, en nous disant gentille-ment que malgré les faits avérés, il n’y a pas assez de preuve pour sanctionner se type de pratique, qui je site est presque monnaie courante dans se métier…
    Les plaintes ne sont donc pas entendu…

    Répondre
  18. Olivier   avril 14, 2014 at 7:37

    Pour ma part je suis parti d’un étoile à cause d’un second ignoble qui nous insultait. Il a mangé ses dents un soir après le service. Ce n’est parce que tu viens de chez bras ou roux que tu insultes. Et j’avais 15 ans de plus que ce peigne cul. Je pense qu’il a compris. Bon je suis cramé dans les gastros. Cheers !

    Répondre
  19. Vaon   avril 14, 2014 at 8:00

    Pour avoir prit quelque taloche par mes chefs, je peux dire qu’il y a une différence entre prendre une bonne tape dans l’épaule pour un peu se faire secouer,
    et se faire brûler, ou se prendre des coup de pied dans les tibias…
    Dans certaines maisons étoilés, c’est un truc transmis de chefs de parties à chef de partie, béquille , insulte, harcèlement moral,juste pour tester, voir quand es ce qu’il va partir , si il reste c’est un dur, il est fiable, si il part qu’importe… il y en aura d’autre, voila la mentalité de certaine personnes, Ensuite certaine personne le comprenne d’autre pas.
    Personnellement tester et pousser les apprentis pour voir se qu’ils ont dans le ventre je suis pour, mais il y a des façon de faire, une claque derrière les oreilles,leur mettre la pression pour voir si ils tiennent fasse au strees, une tape sur la main ou l’épaule je suis d’accord ça recadre, mais B jordan je suis absolument pas d’accord avec toi, oui des gamins on besoin de rouste ou d’un remontage de bretelles mais de là lui coller des coups de poings dans le ventre je dis NON.
    Ce n’est plus de l éducation !!!c’est du bizutage et de la violence gratuite, et ça détruit des personnes.
    Personnellement j’ai subi un blessure volontaire et une humiliation en cuisine, on m’a versé un beurre blanc bouillant sur le bras, et on ma giflé avec une queue de poisson à chaque fois que je ne connaissais pas le nom du poisson que l’on me présentait…
    Franchement ça n’avait juste eu qu’un seul effet me dégoûter…
    Apres certaine personne le surmonte et avance, d’autre pas personnellement je suis chef de cuisine, j’ai des apprentis et des commis, c’est des phénomènes,
    je leur remonte les bretelles tout les jours et continuellement mais ce n’est pas pour autant je ne les frappes pas, les insultes ou les blesses.

    bref que cette article sorte est une bonne chose, mais comprenez bien quelque chose, le monde des étoilés est quelque chose de bien particulier, avec une rigueur et un stress énorme, temps que vous n’y être pas rentrer vous ne pouvez pas comprendre ce que c’est , c’est un chalenge continuel et une remise en question constante.

    Répondre
  20. PA   avril 14, 2014 at 9:01

    Un vieu secret de polichinelle tout ça ! Où commence et où s’arrête la violence !? physique, c’est inadmissible, mais il y a aussi la violence morale et verbale, tout aussi grave ! sexiste, raciste… si ils ne laissent pas de bleus ou de brûlures, , ils font parfois encore plus mal ! Certains chefs de parties et même chef ont la mémoire courte. J’ai souvenir d’un reportage télé sur M6,au restaurant Le doyen, qui a causé certains problèmes…sur la façon de traiter les apprentis !

    Répondre
  21. PA   avril 14, 2014 at 9:17

    Quand à Frédéric Anton, beau geste, honorable !! sincèrement ! mais l’aurais t-il fait 10 ans auparavant, avant d’être sous les feux des projecteurs !? je l’espère !

    Répondre
  22. dams   avril 14, 2014 at 9:35

    moi j’ai grave manger (il y’a 20ans )mon chef etait un timbré de premiere !!!!ss!

    Répondre
  23. Armand   avril 15, 2014 at 2:10

    Une bonne chose cet article, et quand allons nous parler de l’investissement physique et psychologique immense de ce métier qui restent et resteront gratuit. En effet un cuisinier passe un temps fou au travail mettant de côté sa vie privée et sociale pour une gratuité…en plus de subir des violences dans certaines maison de renom et il est exploité…une forme d’esclavage moderne..on parle de passion pour couvrir cela n’est ce pas ? A bon entendeur.

    Répondre
  24. Réjome   avril 15, 2014 at 2:51

    Ce sont ses discours qu’on devrait entendre à l’assemblé national au lieu de clamer l ‘absence de jeunes volontaires dans la voie de l’apprentissage dans les métiers de bouches. plus de 20 ans de cuisines et la seule chose qu’on réussi à faire mes patrons sois disant grands chefs étoilés de mes C….., c’est de faire de ma véritable passion (j’entends par là un travaille acharné d’environ 60 heures/semaine voir bcp plus en stress permanent dont les heures sup non payées, pas de choix sur les vacances, pas de vie de familles, pas d’amis non plus mis à part vos collègues et j’en passe) un enfer.
    jamais un remerciement, jamais un merci, tant que vous n’êtes pas votre propre patron dans ce métier, vous n’êtes qu’une merde…..bien sur je généralise pas, il y en a surement des bien…..trouvez les !!
    j’ai tout quitté il y a quelques mois apres 20 ans de services pour le meme connard de grand chef de merde et maintenant je revis: travail à l’usine avec vie de famille, week end, enfants, amis, temps libre, 39h/semaine et je gagne le double…..faites votre choix !! alors messieurs les politiciens avant de vous demander pourquoi les jeunes ne veulent plus faire ses métiers de merde, faites le vous même pour voir combien de temps vous allez tenir….
    Merci pour ce poste, il faut ouvrir les yeux sur l’esclavage en France car il existe encore bel et bien !!!

    Répondre
  25. réjome   avril 15, 2014 at 3:20

    « Levons le voile »…laissez moi rire, je viens de poster un message accablant sur ma carrière de second de cuisine étoilé dont je viens de mettre un terme à cause de tout ça en rentrant dans les détailles et au final, on a tout simplement supprimé mon poste alors à quand la vérité, pas maintenant c’est sur…Laissons ces grands et admirable représentant de la grande gastronomie française continuer à détruire des sans aucun scrupules ni aucune sanctions et continuez à vous demander pourquoi plus personne ne veux faire se métier….quand à B jordan, merci pour ton post, ça prouve bien que la relève de tous ses grands connards et assuré….

    Répondre
  26. Pingback: Violences en cuisine : parlons-en ! |

  27. Flok   avril 15, 2014 at 7:54

    La plus part des chef de cuisine ont des égaux surdimensionné , j’ai testé 1 et 2 maccarons . Vous vous faites utiliser comme des machines , poussé dans vos derniers retranchement, semaine de 70h sur semaine de 70h payé comme le pauvre tocard du coin dirigé par des gens totalement ingrat et pédant. ce métier est une passion encore faut-il trouver le bon chef ayant la bonne mentalité ou le mieux faire preuve de rigueur et bosser pour sa gueule. Les étoiles rendent les cuisiniers totalement imbus de leurs personnes comme ci c’ était un exploits alors qu’il est vraiment très simple d’avoir un établissement étoilé de nos jours avec quelques base et du travaille. Mais ce qui est pire de nos jours ce sont ces jeunes « chef » incompétent de 20 a 2x ans qui croient avoir tout compris a la cuisine et qui font preuves d’insolence avec leur équipe. Bref dans ce métiers il faut savoir choisir sa boîte et ne pas hésiter a ce barrer d’une d’entre elle si les gens sont irrespectueux, sélectionner sont lieux de travaille est le plus important pour ne pas ce dégouter du métier et surtout ouvrir ça gueule a la première réaction déplacé histoire de mettre les choses au clair.

    Répondre
  28. Mouche   avril 16, 2014 at 5:08

    Bonjour. C’est bien que ce scandale arrive jusqu’aux médias car il y a des choses à dire là dessus..On pratique bien trop souvent la loi du silence (on se tait sur les heures sup’ impayées, la violence, ect…) car on a pas envie de « se griller » et pourtant si le débat était plus ouvert ça pourrait changer des choses…

    J’ai envie de vous parler :
    -d’une petite ado à peine sortie du lycée belle et douée comme tout. Elle fait une erreur (minuscule) :le chef lui attrape le bras et le sert si fort qu’elle gardera un hématome sur son petit bras.

    -D’un pote à moi qui part travailler dans un restau. Je le récupère un an après avec un nouveau petit penchant pour la cocaîne. Trop de taff faut être plus speed…

    -D’un stagiaire qui occupait un poste de chef de parti dans un restaurant assez connu(ça coute moins chère en charges salariales). Dommage que le chef l’ai raté en le visant avec une assiette.

    -D’un commis à qui on colle les mains contre le four.

    – D’un stagiaire qui revient chez lui les bras couverts de marques rouges. 250 couverts en brasserie mais y a quand même le temps pour infliger des coups de torchons à répétition aux stagiaires…

    -Des innombrables violences morales qui peuvent prendre des formes très brutes comme les insultes aux formes les plus diluées comme l’ignorance.

    Presque toutes mes anecdotes se sont passées dans des étoilés michelin.

    J’ai 21 ans je n’ai pas encore terminé l’apprentissage de mon métier (puisse t-il se terminer un jour) mais j’en sais assez pour dire qu’il y a un certain problème de violence en cuisine.
    Monsieur B Jordan parle d’un métier d’homme et moi je lui répond que dans le restaurant étoilé ou je travaille nous sommes une quinzaine de cuisinier(e)s : selon les jours de la semaine le nombre de femmes dépasse celui des hommes.
    De plus en plus de chef s’ouvrent aux femmes et à juste titre. Moi en tant que femme j’estime que dans ce monde de machos j’ai cent fois plus de choses à prouver qu’un homme ce qui fait que je me donne surement plus à font que certains de mes collègues poilus. Les hommes (et femmes !) comme ce gentil « B Jordan ». devraient méditer sur cette phrases : la violence est une grande preuve de faiblesse.
    Après la violence n’est qu’une partie du problème car comme je l’ai dit plus haut elle est utilisée par les gens qui se laissent dépasser.
    Dans ce métier le fait de « vivre » avec ses collègues de 9h jusqu’à genre 18h par jour(oui oui ça existe…) dans le stresse, la chaleur, la fatigue, la faim, la douleur parfois la peur n’apporte rien de bénéfique à la santé mental et physique.
    Le stresse et certaines autres contraintes sont quasi inévitables c’est pour cela qu’il faut trouver un équilibre, s’instaurer des limites à ne pas dépasser pour pouvoir apprécier ce métier qui est absolument génial dans le fond. Trouver un moyen d’exorciser tout ça : le sport, la relaxation, la lecture…(on arrête de frapper son petit commis!!) On se dit toujours comme excuse qu’on a pas le temps. C’est faut c’est juste une question de discipline.
    Je préfère ne pas m’attarder sur les détails de mes anecdotes personnelles et j’éviterai de parler des choses que l’on m’a raconté (suicide, drogues, violence physique) car je ne suis pas à cent pour cent sûre de l’exactitude des faits. Cependant si on en parle c’est qu’il y a bien un fond de vérité dans tout ça…
    Dernière chose : Une fois j’ai travaillé sous les ordres d’un chef de partie très talentueux: je ne l’ai jamais entendu élever la voix sur moi ou les autres (pourtant y en avait que B Jordan aurait déjà encastré contre un mur !!). Sa recette c’était le respect pour tous. Sa partie tournait très bien et le stresse était peu présent. Un exemple tout à fait possible à suivre…..?

    Répondre
  29. OLLIVIER   avril 16, 2014 at 10:19

    Ca existe aussi en pâtisserie. un petit exemple au Plaza Athénée brulure au coude avec la porte du four par un petit con de 21 ans !!!

    Répondre
  30. escarbassiere   avril 17, 2014 at 8:20

    Pour tous ceux qui on La critique facile au niveau de la femme en cuisine vous me faite juste rire … À cause de vous mec matcho beaucoup arrête se métier de passion d’envie car vous nous percuter sans cesse comme si pour vous c’est un jeux mais vous rendez vous compte que c’est un jeux dangereux auquel vous joué au causse d’un petit con comme vous j’ai fait des crise de tetanni en pleins milieux dune cuisine a force d’être persécuté par un petit 1/2 chef de parti qui se prenner pour le roi de la gastronomie mais jusqu’à preuve du contraire et en ayant appeler les ancien établissement avec qui il travailler il c’est bien fait pourrir après oublier qu’il NY a pas que la violence physique mais aussi morale
    J’étais chef de partie et j’ai du arrêter mon métier que j’adore a causse dun petit peigne cul ..
    Et rendez vous compte que plus sa et plus la femme vous détrône en cuisine car elle est plus imaginatif que vous et travail avec plus de soint et de délicatesse ce que les chefs apprécié de plus en plus
    Sur ceux bonne journée a tous

    Répondre
  31. Pute pite   avril 17, 2014 at 3:39

    bêh voui y a des cons partout même dans la bouffe 5 étoiles

    Répondre
  32. Gilbert67   avril 19, 2014 at 2:02

    Intéressant billet que celui posté par(fine)Mouche, tant par son témoignage que par son analyse tout en pondération, qui sonne avec un ton remarquable de justesse et de sincérité.
    Beaucoup de maturité -en tout cas plus que certains épigones de la violence didactique- chez une jeune fille de 21 ans, qui semble avoir la tête sur les épaules, et les épaules pour avancer dans ce métier difficile.
    Et qui de surcroît, ce qui ne gâche rien mais qui étonne dans cette tranche d’âge, fait montre d’une belle maîtrise de la langue écrite.

    Répondre
  33. Patrice Collet   avril 19, 2014 at 4:00

    Comme mes prédécesseurs épistolaire, j’ai ma petite brique a ajouter a ce qui est déjà dit.
    Je suis père d’un jeune homme de 18 ans qui termine sont CAP cuisine en apprentissage, pendant un an, dans un étoilé de la région Parisienne il a subit quotidiennement le mépris et les noms d’oiseaux de la part du chef et du second de cuisine pas en raison de la qualité de son travail, mais par coutume professionnelle.
    L’assez mon fils est entré dans un multi-étoilés a succursale multiple de Paris, pour y être bizuté systématiquement, 50 pompes tous les matins à l’arrivé en cuisine (super pour un môme qui souffre d’asthmes à l’effort) nettoyages des hottes en équilibre sur des bassines remplis d’eau chaude, pointes de couteau dans les reins, bref humiliations à tous moment.
    Mon fils termine sont CAP et passe son chemin de ce métier merveilleux mais exercé par de nombreux dingues voir B. Jordan .
    C’est l’omerta et la loi du silence dans ce milieu qui est en dehors du droit du travail de notre pays, on souffre en silence ou c’est la porte, les DRH jurent leurs grands dieux que de telles pratiques sont inadmissible dans leur établissement, les enseignants, pareil, et tous le monde s’en fout.
    Voila mon fils ne sera pas cuisinier, tant mieux pour lui.

    Répondre
  34. jordan b   avril 25, 2014 at 1:07

    Laisser moi vous dire que y a des femmes beaucoup plus couillus que certains je le sait parfaitement… ce qu’il faut comprendre c’est que la cuisine est un metier de bouche et la moindre petite erreur peut entraîner une petite intoxication alimentaire ou sans extrapoler la chose une bonne grosse chiasse alors pardonner mon arrogance mais oui la discipline est de rigueur … alors certes la violence n’engendre que la violence … et blablabla mais en attendant je n ai pas dit que j’avais lever la main sur qui que ce soit mais j’ai dit que sa mavait était benefique de.me faire secouer de temps en temps ne melanger pas tous voyons … puis vous me faites chier j’ai le droit penser ce que je veux … quand même … bonne journée a tous

    Répondre
  35. jordan b   avril 25, 2014 at 1:33

    Puis au lieu de vous indigné par ce qu’il ce passe en cuisine ouvrez simplement les yeux sur.notre gouvernement dirigé par les plus belle raclure que la terre est porté ils assassine impunément … comporte les plus beau pedocriminel de l’histoire mais vous êtes outrez par une petite brulure a la con mais c’est un grand rêve je sais pas ou va la France mais d’ici peu il n’y aura plus qu a tirer la chasse … vous me faites tous bien rigolé merci pour ce petit moment d’humour … Français Française nous sommes au heures les plus sombre que la France n’est jamais connu (meme pendant la grande guerre on était pas autant endetté ) mais vous avez raison occuper vous des petits details a la con …

    Répondre
  36. Maio Eric   mai 3, 2014 at 9:42

    Je reste très éffarouché par ce comportement indigne à l’heure ou fidéliser une vrais équipe deviens de plus en plus dure ces personnes la n’ont riens a faire dans notre métier!!!!!!!!!!

    Répondre
  37. mamiestop   octobre 16, 2014 at 1:57

    bonjour, vous me rassurez pas, mon fils a fini son cap et va voir une autre direction de métier de bouche et bien, je confirme tous plus nuls les un que les autres, le handicape gêne pas le patron les menaces pèsent je dis bien les menaces lourdes (mettre les mains dans la friteuse)et les horaires pire qu’en restauration car il est dans un métier similaire,je lui est dis de dire non , a ce que je lis la c un bizutage depuis 3 semaines de boisson divers dégoûtante et exct..Précision Pas Encore Signer (il lui a fait faire un stage de 15j non rémunérés) faut qu’il tienne car il a besoin de bosser c vitale mais la santé, ah non, si il a besoin je serai la car, je trouve que les lois devrait être renforcée les contrôles plus réguliers mais l’improviste j’y crois pas, si je comprends bien mieux vaut aller chez des petits restaurateurs que des grands merci a tous de vos témoignages ça va nous guider pour changer de voie où de vision du métier et essayer d’éviter de donner une suite a ce qu’il a actuellement mamiestop vous remercie

    Répondre
  38. Pingback: Chef star : la fin d’une époque | Planete Elea Radio

  39. GUIDO   octobre 27, 2014 at 12:40

    Je suis prof. de cuisine en lycée pro et ai été prof de cuisine en CFA.
    Non seulement cet acte de barbarie est inadmissible, mais il faudrait également mettre en avant le vocabulaire employé dans les cuisines, surtout à l’encontre des jeunes filles stagiaires ou pas.
    Nombre de mes apprenties sont parties de chez leur « employeur » à cause de réflexions dégradantes, à caractère sexuel…
    Et l’an passé, deux jeunes filles en stage dans une grande enseigne hôtelière (l’une en cuisine et l’autre en salle) se sont vues réduites à de la « chair » à croquer et l’une d’elle a même eu peur de se faire violer ! (elle s’est faite « coincer » par le plongeur qui voulait un baiser !).

    Pourquoi un journaliste ne pourrait-il pas s’emparer de ce sujet et le porter à la connaissance du grand public.

    Les temps ont changé et ce n’est certainement pas en acceptant des sévices, brimades et autres injures que la profession gagnera en respectabilité.

    Les personnes qui disent ici « avoir appris » parce qu’elles reçu des coups et vécu des brimades et qu’elles trouvent « normal » est inadmissible.

    Si la profession se trouve « en panne » de personnel, il ne faut pas aller chercher bien loin non plus….

    Répondre
  40. ericjambon   novembre 13, 2014 at 3:18

    Je suis effaré par tant de témoignages qui ne révèlent qu’une seule chose, ces jeunes sont sous la responsabilité d’ignares, incultes, stressés et incompétents.

    Incultes : ce sont les limites du système qui encense, porte aux nues et donne des responsabilités de responsables à des personnes qui n’ont même pas le bac !

    Un peu plus d’intelligence dans l’organisation la simplification et l’optimisation des tâches permettrait moins de stress et donc moins de violence. Mais cela rejoint toujours ce manque de culture et de connaissance.

    Il existe heureusement bien des cuisines ou cela ne se passe pas, je ne peux citer que celles que je connais, Bocuse, Marcon, Bras…

    Puisque dans notre métier il y a plus d’offre que de demande, La seul réponse devrait être pour ces jeunes qui ne supportent pas ces comportements de déserter ces maisons violentes.

    Mais ce comportement ne contribue-t-il pas à la passion du métier, un comportement plus neutre et lisse ne génèrerait peut être pas autant de d’adulation, de bouillonnement et d’admiration ?
    Et enfin, parle-t-on de violence à l’armée ou est-ce une méthode pour nous pousser dans nos retranchements et nous pousser à l’excellence ?

    Je crois personnellement que tout cela n’est qu’une question de limite comme dit un peu plus haut.

    Répondre
  41. Lubm   novembre 14, 2014 at 12:11

    Je pense qu’on a tous subit des choses indignes en cuisine plus ou moins grave.
    Mais j’entends parler quasi seulement des étoilés ou effectivement c’est un milieu de taré et ou les mecs sont tellement mal payé et sont des no-lifes faute de temps pour eux qu’ils sont complément déshumanisés. Maintenant sachez que cela arrive aussi dans des restos branchés à la mode ou tout en extérieur semble plus cool .
    J’ai le souvenir de ce Resto et de ce chef  » du Resto ou il fallait être y a 7 ou 8 ans  » grand copain et star du FOODING ! Ou je pensais que je serais mieux pour mon apprentissage et que ca me ressemblait plus.
    Le second était un enculé et un jour il me fout tellement la pression tout les jours alors que je suis apprentie et que je viens de commencer que je vais aux toilettes me cacher pour pleurer. Je reviens pas très sereine et la un des mecs de la brigade me fout une main au cul et me dis :  » la au moins tu auras une vrai raison de pleurer. » C’est sur a l’époque j’étais tres jeune et j’ai fermer ma gueule ! Aujourd’hui je suis chef et je peux vous dire que si un mec fait ca dans ma brigade il dégage direct même si j’ai besoin de lui quelque soit sa position ! Jouer de son petit pouvoir au sein d’une brigade pour agir comme ca c’est vraiment minable !

    Répondre
  42. Zabo   novembre 14, 2014 at 10:10

    Moi,j’ai vécu une remarque mal placé par un second dans un resto étoilé,limite raciste , j’ai été cash , je suis parti malgré que j’avais besoin d’un stage afin de valider des heures de pratiques pour passer mon cap que j’ai eu sans difficultés .c’etait le prix a payez , car je n’aurai jamais accepter de me faire humilier ou insulter par quiconque et croyez moi , j’ai quitter 2 stages a cause de petit crottes de merde , d’ignares, limite machiavélique ou il ne résonne plus en qualité d’humain mais avec une ambition démesurée qui frôle la maladie mental hystérique
    Afin, je suis parti car j’avais donné ma parole au chef étoilé que je ne ferai pas de bruit , un jour un commis m’a dit que j’avais une faille mentale car je lui avait expliqué que je n’accepter pas la façon dont se comporter le second, j’ai été choqué qu’il accepte de se faire malmené par un gros con , j’ai cru rêve , non, je lui répondu c’est toi qui a faille mentale .
    Enfin, dommage pour ce beau métier , j’espère que le site atabula traitera un jour le sujet du racisme en cuisine et dans de grand restaurant étoilé.

    Répondre
  43. Pingback: HUMEUR – BOULOT – Violences en cuisine | Bienvenue (welcome to my Blog)

  44. Pingback: « Cook it cool  by Atabula et le Fooding, la levée de voile n’aura pas eu lieu. | «Favrecook by Favr e-cooking

  45. Pingback: French chefs call for end to kitchen violence – Australia Times

  46. Pingback: French chefs call for end to kitchen violence | UK 24h news

  47. Pingback: Violences en cuisine : les vieilles traditions ont la vie dure | lenouveaublog2014's Blog

  48. mum   décembre 10, 2014 at 11:28

    Pourquoi ne pas publier une liste des établissements qui pratiquent le harcèlement moral et physique ?

    Répondre
  49. Kawaimum   décembre 26, 2014 at 1:50

    Je voudrais apporter ma modeste pierre à l’édifice de cette dénonciation de toutes ces violences dans les cuisines ET laboratoires de pâtisserie, car, ainsi qu’il est dit quelques posts plus haut, la pâtisserie n’est pas épargnée par cette mentalité et ces comportements datant du Moyen-age!
    Pour nous, c’est une découverte consternante, car si nous savions le milieu, « dur » et assez macho, nous n’en soupçonnions pas la trop fréquente cruauté à la limite de la perversité!
    Il y a deux ans,notre dernière fille,études supérieures dans une grande école menées de haut vol, et premier job dans les medias nationaux, finit par « s’avouer » que ça n’est pas sa voie, malgré son succès, et décide de vivre enfin sa passion pour la pâtisserie. Elle démissionne, renonce au certain confort d’une voie toute tracée et s’inscrit au CFA de Bobigny, où elle est formidablement bien accueillie et soutenue,bravo à eux, pour passer son CAP en alternance.
    Déjà, chez son maître d’apprentissage, elle en voit de belles, mais elle est solide, lucide, humble et désireuse d’apprendre. Elle encaisse, tout en nous racontant régulièrement des épisodes de « bizutage » indignes du 21eme siècle, dont ces fameux « pièges » qu’on lui tend comme des occasions provoquées, de se brûler,des insultes et humiliations diverses, dont nos pensons, tout comme elle, qu’elles sont parfaitement inutiles pour apprendre à un jeune:je parle d’expérience, je suis un professeur de Lettres à la retraite depuis peu et je n’ai jamais constaté que l’on faisait progresser un jeune en lui jetant grossièrement et dans l’insulte, ses erreurs à la figure!!)
    Ne taisons pas non plus l’aspect très sexiste de ces injures et attitudes, qui plus est!
    Mais bon, CAP en poche, et ayant beaucoup appris malgré tout, chez ce maître d’apprentissage, elle choisit, sur quelques propositions, en septembre dernier, une pâtisserie /salon de thé dans le N/O de Paris, qui a le vent en poupe, dont les produits l’intéressent ainsi que le statut de petite entreprise,elle qui a envie de monter son entreprise d’ici quelques années.
    Enthousiaste,elle pense avoir fait un très bon choix, vu la qualité de la pâtisserie, pour continuer à apprendre, bien que l’important « turn over » des employés, dont elle entend parler très vite, l’inquiète un peu…
    Elle va vite comprendre…
    Quelle déception! En trois mois, elle est éreintée et écoeurée par le comportement négrier qui règne dans cette maison,l’esprit d’équipe inexistant et même négatif, à cause de la nullité des patrons en matière de gestion de ressources humaines ( un couple, lui à la pâtisserie, elle en salle)le tout favorisant les comportements assez violents, en gestes parfois, et en paroles, des chefs de partie et autres chefaillons, sur les simples commis comme elle et les apprentis!
    Esprit négrier, car bien sûr,employés taillables et corvéables à merci,avec changements d’horaires et de repos impromptus, heures supplémentaires pas payées,enfin, quelques unes, depuis deux mois, car chef de partie ayant menacé de « partir avant Noêl,si.. » Apprentis pas payés pendant trois mois, enfin payés grâce à la menace ci-dessus du chef de partie,salaires versés avec beaucoup de retard: certains employés incapables de payer leurs impôts en septembre, pour cette raison, ont été taxés de 10% par les fisc,et le mois de novembre a été versé à ma fille, le 16 du mois de décembre…

    Ma fille tient bon, elle a, grâce à son parcours antérieur mais aussi à sa maturité,assez de recul et de goût pour le métier, pour attendre des jours meilleurs et elle sait qu’elle ne supportera pas cela toute sa vie.Qu’elle est plus que jamais décidée à créer son petit salon de thé-pâtisserie avec un tout autre esprit et un respect de ses futurs employés, fermeté et exigence n’empêchant pas du tout la bienveillance. Mais elle aussi pense et constate que les egos et les quasi « névroses » de ces chefs,entretiennent largement cette mentalité ancestrale et parfaitement dépassée.
    Nous la voyons , elle et les collègues du métier, tellement « en baver », mais ne pouvant trop dire en face leurs 4 vérités à ces personnages assez monstrueux dans leur genre.Personnages qui de plus, se croient au-dessus des lois sociales, bénéficiant de l’omerta qui règne encore bien trop dans ce milieu.
    Pour ma part, si notre fille ne m’avait demandé, momentanément du moins,d’attendre, j’aurais déjà signalé cette entreprise à l’Inspection du Travail.

    Pour finir, ce qui nous choque tout particulièrement, et nous désole, c’est que ces métiers, qui sont des métiers de don, don de plaisir,de beauté, de bonheur, de sensualité, à autrui,soient vécus,dans l’arrière boutique, dans tant de souffrance et de violence, de mépris à l’intérieur de ces équipes à la si belle mission!
    C’est une trahison, un mensonge, c’est du gâchis.

    Répondre
  50. foradafrança   janvier 1, 2015 at 9:29

    Étant rentré tard dans ce milieu suite à une reconversion professionnelle, je ne peux que confirmer ces violences physiques et verbales.

    Certains cuisiniers reproduisent malheureusement les comportements qu’ils ont subi lors de leurs formations chez des patrons violents.

    Mais les cuisiniers ne sont pas les seules responsables, je pense notamment à ces propriétaires de restaurant qui exploitent sans remord le personnel, semaine de travail de + 65 heures, heures sup non payées, mise sous pression permanente des chefs pour faire du chiffre.

    Le secteur de la pâtisserie n’est pas en reste, horaires à rallonge qui ne sont souvent pas payées si vous ne dites rien, retard dans le paiement des salaire, harcèlement moral.

    Tout cela a pour effet de dégouter les jeunes, et c’est souvent ces mêmes personnes qui déplorent le manque de main d’œuvre…

    Répondre
  51. j c malagnoux   février 7, 2015 at 12:15

    retraité de la restauration, je ne suis pas étonné du comportements de ces despotes. beaucoup d’heures de travail pour un salaire de misère. il faut dénoncer ces agissements de timbré. Cette profession a du mal à recruté de la main d’œuvre: et pour cause! les jeunes sont dégoutés, les grands chefs jouent les stars sur le petits écran: regardez tout le monde et beau et gentil. toute la profession est pourrie, grand restaurateur et petit ces chefs ils cherchent pas du personnel, ils cherchent plutôt des esclaves!

    Répondre
  52. Ph GOULOIS   février 9, 2015 at 9:22

    Ancien professionnel de la restauration, j’ai longtemps travaillé dans la restauration gastronomique (relais et châteaux) et je confirme ces pratiques d’humiliation et de violence en cuisine. Mais cette pratique prend naissance dans les écoles hotelieres. Je me souviens de claquement de torchons, de cris, de vaisselle volante..; Ces anciens professionnels de la restauration enseignent la terreur, car cette terreur fait partie de la vie des cuisines et de la salle. Lorsque les cuisiniers ne rentrent pas dans ce modèle, ils sont rejetés par les collectifs de travail, ce ne sont pas de VRAI cuisiniers, ils ne pourront jamais tenir.

    Aujourd’hui, je me suis reconverti dans la santé au travail et la prévention des risques professionnels pour à mon niveau contribuer à accompagner les équipes pour construire des organisations du travail différentes où chacun trouve sa place dans le respect de valeurs communes .

    Répondre
  53. Halbert andre   février 9, 2015 at 4:32

    La violence en cuisine, comme dans n’importe quel autre service dans notre métier est souvent des actes accomplis par des personnes incompétente qui ne peuvent plus évoluer dans notre beau métier, incapables de partager et de communiquer leur savoir faire.

    Ils remplacent la violence pour se faire valoir.

    Un bon cuisinier doit savoir partager ses connaissances avec toute sa brigade, et en commençant par les jeunes.
    Un bon chef de cuisine doit rester humble et savoir se remettre en question tout le temps.

    Dans ce métier de cuisiner nous sommes d’éternel apprentis.

    Nous ne sommes pas des vedettes. Nous faisons ce métier avec notre sensibilité et notre coeur pour offrir du bonheur, et l’humilité et malheureusement bien souvent oublié.

    On peut comparer notre métier de cuisiner avec le golfeur qui demande beaucoup d’humilité.

    Je m’adresse aux jeunes: Si vous aimez la cuisine, si vous aimer manger, si la gourmandise vous guette, alors faites ce beau métier. Il y a beaucoup de bons chefs qui vous respecteront et vous communiqueront leurs passions.

    Il y a de bonnes et une mauvaise cuisine, pas vraiment de meilleurs, sauf pour quelques journalistes.

    Bon courage et faites vous plaisir

    Répondre
  54. herman   février 9, 2015 at 6:22

    l’accumulation du nombre d’heures non rémunérées,les jours d’essai non déclarés, le travail du soir et de TOUS les week-end sans supplément de salaire,les plannings de travail affichés 2 jours avant…, les semaines sans repos, on retrouve tout cela pratiquement dans tous les établissements, petits et grands.autant en salle qu’en cuisine
    A la télé, les journalistes feignent l’étonnement : comment se fait-il que ce secteur ait tant de mal à recruter, quelle bizarrerie car tant de postes sont à pourvoir?quelle hypocrisie!!!

    Pourquoi les gouvernements successifs n’ont-ils jamais essayé de faire respecter la législation, dans ce secteur qui est bien connu pour les entorses multiples au droit du travail!!

    Répondre
  55. Blaise   mars 2, 2015 at 4:33

    Bonjour je me permets de venir dans les commentaires car je suis étudiante en journalisme et je cherche à faire témoigner quelqu’un sur les violences en cuisine (ce serait face à la caméra mais nous pouvons assurer l’anonymat en ne filmant que les mains). Le reportage n’est pas destiné à être diffusé mais plutôt à un cadre étudiant.
    Merci beaucoup d’avance
    Bien à vous

    Répondre
  56. Gilles   mars 7, 2015 at 11:04

    J’ai 51 ans et j’exerce le métier pour lequel je voue une véritable passion : la cuisine. Cela fait 25 ans que je l’exerce et je ne m’en plains pas. Ces débordements, ils existeront toujours, et pas que dans restauration ! Dans d’autres métiers, c’est au mental qu’on vous « flingue ». D’autre part, en cuisine, vous avez beau avoir une grande expérience, péter la forme physiquement : à 40/45 ans vous êtes considéré comme foutu et bonne chance pour trouver un emploi…

    Répondre
  57. Constance   mars 8, 2015 at 4:37

    Merci d’avoir ouvert cette porte. Ancienne étudiante à Ferrandi, j’ai arrêté ma formation à cause d’un stage où j’ai été sexuellement harcelée pendant 3 mois.
    Ce restaurant de la place de la Madeleine a fermé ses portes et j’en suis bien contente.

    Aujourd’hui en journalisme, je prépare un article sur les violences en cuisine avec des témoignages sanglants sur les différentes formes de harcèlements qu’on trouve dans ce milieu (handicap, racisme, homophobie, machisme…).

    Merci à votre équipe d’avoir levé le voile sur un problème encore si présent en cuisine.

    Répondre
  58. mayool   mars 8, 2015 at 9:25

    Bonjour a mes consoeurs et a mes confrêres ainsi qu’a tous les passionnés de cuisine.

    Je suis cuisinier depuis 15 ans et je suis surpris que ces histoires sortent « enfin » au grand jour. Je pensai que cette loi du silence ne serrait jamais brisée.
    Apprenti a 17 ans. J’ai vecu ce genre de brimades: debout sur un fourneau allumé a finir de nettoyer la hotte car j’étais pas assez rapide….. pas de liste juste un exemple.
    Et bien je me suis défoncer a mon BEP car ces co***rd de chef de second et de chef de partie mon dit que j’avais pas le niveau: 16/20!
    Pour le Bac pro, 2 ans chez un étoilé michelin. Peu de brimades mais que des langues de putes! Et puis préparer des « cubes de filet de boeuf de 1cm de côté a point s’il vous plait » pour un canniche ça fout les boules pour un mec qui gagne 650 euros.
    Et puis j’enchaine et ma passion s’éteint peu a peu. un peu dégouter jusqu’au jour ou un chef talentueux me prend avec lui un peu par hazard . J’en ai chier mais aujourd’hui je suis son second et il m’a redonné le plaisir de mon métier.
    J’aimerai cependant qu’on se pose une question : le stress et les dérives d’un chef ou de ses lieutenants ne sont elles pas le reflet de la clientèle..?….
    On fait au mieux 70 heures semaine et payé 39.Il n’y a pas de pointeuse en cuisine. ya du taff : on le fait car on est des pros !

    Répondre
  59. guinet   avril 23, 2015 at 11:18

    je veux me procurer le badge »touche pas à mon commis »
    comment faire ?
    Merci de me répondre
    ch guinet

    Répondre
  60. guinet   avril 23, 2015 at 11:20

    comment me procurer 10 badges « touche pas à mon commis »
    merci de me répondre
    ch guinet

    Répondre
  61. mariel ren   septembre 4, 2015 at 6:31

    j’aporte aussi mon témoignage peut etre en retard mais je suis heureux car enfin les langues se délient, les chef de cuisines sont ou étaient j’ose l’espérer des négriers, j ai vu moi aussi des insultes a répétition, des coups des horaires interminables 14,15,16 heures par jours a 17 ans.
    Messieurs vous etes des salops indigne, a quand les étoiles prendront en compte vos comportements, votre place n’ai pas dans une cuisine mais en prison. Aujourd hui je travail en collectivité et me suis reconstruit mais je vous en veux a un tel point d’avoir brisé mes reves d’adolescent et surtout de m’avoir détruit.
    Quand a ceux qui défendent ses ordures qu ils sachent que leur tour viendra et que vous aurez vous aussi a rendre des comptes.

    Répondre
  62. Bourgeois . m   juillet 5, 2016 at 9:10

    Il n’y a pas que les cuisiniers qui sont victimes en cuisine !
    Les serveurs aussi en prennent pour leurs grades . . .
    J’ai trente ans d’expérience et je peux dire sans réserves que la plus part des chefs que l’on appel chef =( maître – seigneur – voir Dieu ) sont de pures pourritures !!!
    Pour moi ça a commencé lors de mon stage, pendant le BEP, en Relais et Châteaux.
    Des assiettes chauffées à blanc sous salamandre, que l’on devait enlever, sous la menace rieuse, d’un couteau, au passe ! Le liteau n’était, bien sûr, pas suffisant ! Béh oui sinon c pas drôle !!!!!! Etc..Etc..
    Un livre !! brimades; insultes; autorités déplacées; dictature, on vous brise, totale soumission.
    N’oublions pas que c’est connards, ne sont que des humains, avec un niveau d’etudes NUL , qui pétent sans pudeur et qui ne savent même pas, se tenir à table ! MDR

    Répondre

Leave a Reply

Your email address will not be published.