Le classement des 50 meilleurs restos du monde : ridicule au point d’en perdre un Bras !

Enfin ! Il aura fallu attendre cinq longues années (ou presque) pour lire des réactions enflammées à l’incroyable classement des 50 meilleurs restaurants du monde. Car, oui, voilà que se pose la question la plus fondamentale qui soit quand on parle de classement : sur quels critères ? Nos 800 gus sont-ils allés dans tous les restos du monde ? Sont-ils indépendants (il semblerait bien que non) ? Et qui peut vraiment affirmer que le maki de bidule est meilleur que le canard de machin ou le risotto de truc ? Impossible donc. Il n’y a pas de meilleur. La gastronomie est un acte culturel avant d’être un acte alimentaire. Comme l’écrit Jean Vitaux dans son petit Que sais-je (La gastronomie), « le goût pur n’existe pas, la sensation est toujours multimodale. » Subjective donc. A l’opposé d’un classement qui se veut, par définition, tendre vers l’objectivité. Une aberration qu’il est inutile de développer plus ici. D’autres l’ont déjà fait, et avec beaucoup de talent.

Dernière remarque : mais où est donc passé le talentueux Michel Bras, 7e en 2009, inconnu dans le bataillon 2010. Tombé à la guerre du lobbying ? On a perdu un Bras mais on a gagné un Noma (qui est une terrible maladie d’origine infectieuse qui touche la bouche et ravage le visage…). Ce classement va de mal en pis. A quand la fin ?

Je vous invite donc à lire :
. La lettre ouverte de François-Régis Gaudry
. Le billet de François Simon

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