Fonctionnement – La Franchise en restauration, la panacée du nouveau restaurateur ?

Le salon de la franchise qui vient de fermer ses portes était l’occasion pour une partie de la profession de s’exposer aux yeux d’éventuels futurs entrepreneurs. Il y avait de tout porte de Versailles à Paris, du Sushi, du grill, du sandwich, du hot-dog, de la glace et même du bonbon !

Les stands des enseignes de restauration affichaient complet alors que les enseignes de prêt à porter ou d’ameublement cherchaient plutôt le chaland. De l’avis de plusieurs exposants, c’était un bon salon, avec des visiteurs aguerris qui avaient, pour la plupart, préparé leurs dossiers.

Doit-on se fier aux franchiseurs les yeux fermés ?

Que vient-on chercher chez un franchiseur ? Un savoir-faire éprouvé, une aide à la création d’entreprise, une limitation du risque et une enseigne reconnue (ou en phase de l’être). Cela a un coût bien sûr, droit d’entrée, royalties et redevances marketing sont les moyens de subsistance du franchiseur.

L’appartenance à un réseau est extrêmement attractive pour qui n’ose pas franchir le pas seul dans son coin. Cela dit, plusieurs franchisés se sont brûlés les ailes (et parfois le reste) en ne respectant pas les principes de bases du commerce : un bon emplacement avec un produit adapté et exploité avec le meilleur professionnalisme qui soit.

Certaines enseignes, pour gagner en visibilité et accroitre la taille de leur réseau, n’hésitent pas à laisser des franchisés ouvrir sur de mauvais emplacements. Tout aussi grave, elles n’apportent parfois que peu d’assistance au franchisé qui se retrouve avec un concept mal ficelé, mal positionné dans son contexte urbain ce qui, dès le début de l’opération, prédestine l’individu à l’échec.

Fort heureusement, les leaders sont des professionnels aguerris et savent éviter tous ces écueils.

Le métier est-il aussi difficile à exercer qu’en indépendant ?

Non, et pour cause… Quelles sont les enseignes qui aujourd’hui assurent au client un produit fraîchement préparé à base de produit frais ? A part le Bistrot du Boucher, je ne vois pas bien. Le franchiseur maîtrise très souvent l’approvisionnement de produits prêts à l’emploi quand ils ne sont pas prêts à être directement servis (après avoir été réchauffés bien sûr).

Mais n’est-ce pas là ce que viennent chercher les futurs franchisés ? Evidemment. La grande difficulté du métier de restaurateur est d’acheter, transformer et servir un produit dans un timing serré. Si l’enseigne permet à l’exploitant d’éviter une ou deux étapes du processus, elle fournit alors des solutions qui facilitent grandement la vie.

La franchise, un métier à part entière

Devenir franchiseur et se développer est un métier à part entière. Les enseignes qui ont le mieux maîtrisé leur image et leur savoir-faire ont, pour la plupart, été acquise par des fonds d’investissement qui voient avec le meilleurs œil ce marché se structurer au dépend d’indépendants qui n’ont souvent pas su se moderniser.

Le quotidien du franchiseur est mené par les contraintes de gestion d’une marque. Beaucoup d’actions marketing, de nombreux dossiers juridiques à traiter, une recherche permanente de bâtiments ou de terrain pour construire de nouveaux établissements, une animation de réseau dynamique et interactive, et du suivi opérationnel.

En devenant franchisé, on perd en indépendance et en créativité. On se doit de respecter scrupuleusement les règles dictées par le franchiseur. Ne reste plus qu’à sourire et à servir les clients…

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