Et si on parlait d’éthique dans la foodosphère ?

Le nouveau magazine Alimentation Générale a frappé fort en écrivant un court billet intitulé « Paye ton guide toi-même ». Ce dernier attaque sans détour Bruno Verjus, l’auteur du blog Food...

Le nouveau magazine Alimentation Générale a frappé fort en écrivant un court billet intitulé « Paye ton guide toi-même ». Ce dernier attaque sans détour Bruno Verjus, l’auteur du blog Food Intelligence qui revendique 130 000 visiteurs par mois. Le rédacteur du billet, Pierre Hivernat, y parle d’ « exploitation des cuisiniers » et d’absence de limite au food business. En cause, un mail qui proposait aux restaurateurs de figurer dans un guide intitulé Must Eat contre une participation financière à hauteur de 2400 euros. Pour Bruno Verjus, il ne s’agissait que d’un mail-test envoyé à quelques amis restaurateurs et qui proposait d’autres services justifiant ce coût*. L’homme se défend fermement d’avoir voulu faire payer des restaurateurs pour faire partie d’une sélection « by Bruno Verjus » qui n’avait par ailleurs, selon lui, rien à voir avec un guide. Deux personnes, deux avis, beaucoup d’interprétations possibles.

Derrière les plus cocasses anecdotes se cachent souvent des réalités bien plus profondes. Information pour l’un, simple test qui n’a pas vocation à dépasser la boîte mail de ses destinataires pour l’autre, ce fait – au sens journalistique du terme – est révélateur d’une vérité que de nombreux acteurs se refusent à accepter : la quasi impossibilité de ne vivre que de son activité de journaliste spécialisé en gastronomie**.

Que ce soit les journalistes intégrés (rattachés à une rédaction), les indépendants ou les blogueurs (dont on se demande bien parfois qui ils sont !), tous – ou presque (respectons les exceptions) – écrivent soit sur d’autres sujets éloignés de l’assiette, soit agrémentent leur quotidien d’un peu de consulting ou de conseils en communication. L’axiome est simple : comment faire une enquête qui exige déplacements, entretiens à répétitions et recherches poussées avec, au final, une rémunération qui atteindra poussivement les 500 euros dans le meilleur des cas*** ?

L’économie des médias est telle qu’il est quasiment impossible de prendre du temps pour faire un vrai travail d’enquête et fouiller des sujets qui touchent pourtant à notre quotidien. Certes, la cuisine est partout, la recette est la reine éditoriale, véritable vache à lait devenue sacrée grâce à la ménagère prescriptrice, mais l’enquête, la critique, et tout le travail qui consiste à aborder la complexité de la cuisine et de la gastronomie se confinent à des revues ou des magazines ultra-spécialisés. Rappelons ici qu’il y a quand même quelques valeureux « chiens » de garde dans cette niche éditoriale : Gmag, les Cahiers de la Gastronomie, Grand Seigneur et, maintenant, Alimentation Générale dont on doit saluer l’ambitieuse ligne éditoriale.

La transparence sur les activités des uns et des autres ne pourra se faire que lorsque chacun comprendra que, in fine, le véritable souci n’est pas le mélange des genres – inévitable – mais le non respect d’un principe cardinal rarement affiché comme tel : l’éthique.

Ne tombons pas à bras raccourcis sur untel ou untel dès qu’un média ou un « ami », virtuel ou réel, affirme ou sous-entend que l’intéressé mange à tous les rateliers. Mais brocardons-le comme il se doit et sortons l’échafaud sur la place publique si la preuve de sa non-intégrité morale est apportée. Les suspicions seraient moins nombreuses et la vérité bien plus éclairante.

Franck Pinay-Rabaroust

* Un article sera réalisé cette semaine à ce propos sur Atabula

** Bruno Verjus a été dirigeant d’entreprise pendant plus de 20 ans ; il explique donc qu’il se situe dans une logique économique différente par rapport à la grande majorité des autres journalistes/blogueurs/découvreurs de talents.

*** Le prix d’un feuillet (1500 signes espaces compris) varie entre 50 euros et 80 euros dans la grande majorité des cas. En fonction du média et de la « signature », ce prix peut être beaucoup plus élevé.

40 Comments on this post.
  • Chrisos
    5 mars 2012 at 9:16
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    Bruno Verjus était directeur de la société de son ex femme. De quoi vit-il à présent?

  • Egmont Labadie
    5 mars 2012 at 9:36
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    Quelques questions:
    -y-a-t-il en France un lectorat suffisant pour faire vraiment vivre un magazine de gastronomie qui ferait de vraies enquêtes, aborderait de vrais sujets, et ne se contenterait pas d’une vision purement « gourmande » et décorative des choses?
    -n’y-a-t-il pas trop de dispersion dans la presse du goût (gastronomie et vin)? Ne vaudrait-il mieux pas trois grands titres bien structurés avec des vraies rédactions, que la nébuleuse d’aujourd’hui?
    Des questions auxquelles je n’ai pour l’heure pas de réponse.

  • Egmont Labadie
    5 mars 2012 at 9:38
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    Il y a plusieurs années (2003-2006), j’ai travaillé pour Cuisine et Terroirs, qui me donnait de vrais budgets d’enquêtes indépendantes. Mais finalement, après ils n’ont plus eu assez d’argent faute de lectorat, et aussi peut-être parce qu’ils refusaient beaucoup de pubs qui ne leur plaisaient pas (ce qui était tout à leur honneur). Et puis les résultats réels de mes enquêtes n’étaient finalement pas si intéressants; la réalité de la gastronomie n’était pas assez sexy par rapport à de belles photos de plats bien colorés…

  • Antonin
    5 mars 2012 at 9:39
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    Je suis assez curieux de lire le billet concernant les « autres services justifiant ce coût ». Le prescripteur rémunéré directement par ceux qu’il prescrit = fail. C’est même un fail de bleu, ce qui est assez surprenant en l’occurrence. Certains prescripteurs (dans le vin, notamment) contournent cette question délicate, en se faisant rémunérer indirectement pour leur prescription (pour exemple : les guides qui prescrivent des vins gratis, puis organisent des salons auxquels ils « convient » les domaines sélectionnés dans le guide… en échange d’une poignée de milliers d’euros).

  • Egmont Labadie
    5 mars 2012 at 9:39
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    Sinon, on arrive parfois aussi à réussir à convaincre des éditeurs de nous accorder un vrai budget pour une vraie enquête, mais cette fois pour faire un livre avec une durée de vie assez longue.

  • Blandine Vié
    5 mars 2012 at 10:10
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    Eh bien, je suis l’une des exceptions qui confirment la règle car je ne vis que de ma plume !
    Beaucoup moins bien qu’il y a quelques années, certes (et sûrement que Bruno Verjus), car les temps sont durs. Surtout, sont apparus dans la profession une multitude de journalistes dont on se demande bien pourquoi ils ont choisi ce métier.
    Quant aux livres, j’ai mis 3 ans à écrire certains de mes essais culinaires. Parfois sans à-valoir, comme « Testicules », parfois avec un à-valoir dérisoire.
    Cela s’appelle la passion !
    Ou encore, le masochisme…

  • JeanDo
    5 mars 2012 at 10:49
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    Est il possible d’avoir connaissance du contenu intégral du mail en question, avec la nature de la demande ?

  • Bernard Rio
    5 mars 2012 at 10:55
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    Je confirme et souscrit au point de vue de Blandine Vié. Il est possible d’effectuer des enquêtes sérieuses, en allant à la source, en apportant une information originelle et un éclairage original, sans solliciter une contrepartie financière de l’informateur-producteur. J’ai ainsi effectué une enquête sur le cidre en Europe et une étude sur la production du cidre depuis l’antiquité à nos jours, qui a donné lieu à une publication dans le magazine ArMen, puis à un ouvrage général « Le Cidre » chez Hatier, un traité gastronomique « Petit traité savant du cidre » chez Equinoxe, et un ouvrage historique « Le cidre, histoire d’une boisson venue du fond des âges »… Aucun des producteurs interrogés et cités n’a payé un quelconque. Quant à moi, cette enquête a été rémunérée en piges et droits d’auteurs : environ 5000 euros … la vérité des chiffres. J’ai travaillé de la même manière sur deux autres thèmes, « le miel » et « l’eau » qui ont donné lieu à deux livres chez Le Dauphin et une série de reportages. Moralité : les journalistes ont toujours le choix de la liberté d’écrire s’ils s’en donnent les moyens et s’ils en ont la volonté.

  • Jean-Louis
    5 mars 2012 at 11:42
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    Bonjour, Ce coup de gueule est salutaire, au moins quand un journaliste vous balance une marmite en pleine tronche, les autres se méfieront même du couvercle. Je m’aperçois qu’il est difficile d’éditer guide ou de gagner un peu d’argent dans votre métier, je reste cependant convaincu, qu’il doit y avoir une niche, à condition de se comporter normalement à savoir intégrité, qualité rédactionnelle, écriture non convenue ou très élégamment savoureuse et ne pas se croire meilleur que les cuisiniers ou les producteurs et d’établir une véritable politique générale. Bref, éviter le conformisme et la pensée unique. J’espère vous en dire beaucoup plus à l’avenir, j’ai demain un rendez-vous que j’espère passionnant….dans le monde de la bloggosphère (sourire)

  • Berthomeau
    5 mars 2012 at 1:43
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  • Berthomeau
    5 mars 2012 at 1:45
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  • Berthomeau
    5 mars 2012 at 1:47
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    Créée en 2000, financée dans le cadre d’un contrat quadriennal entre le ministère de l’Agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (Direction générale de l’enseignement et de la recherche) et la région Midi- Pyrénées, la Mission d’Animation des Agrobiosciences (MAA), par ses actions propres ou à la demande d’organismes, investit ses compétences dans la conception, l’organisation et l’animation de débats sur des sujets sensibles touchant l’agriculture, l’alimentation, les sciences et technologies du vivant, ainsi que la culture scientifique et technique. Grâce à un réseau d’intervenants nationaux et internationaux multidisciplinaires, capables d’éclairer les différents sujets abordés, la MAA joue aujourd’hui un rôle national d’instruction des questions vives. Pour appuyer et amplifier cet éclairage, elle s’est dotée d’un conseil d’analyse stratégique et scientifique.

    http://www.agrobiosciences.org

  • brigitte régis
    5 mars 2012 at 2:02
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    Je fais aussi partie de la catégorie des journalistes culinaires qui ont réussi a vivre correctement de leur travail pendant de nombreuses années. Peut être parce que j’étais aussi styliste culinaire et que je fournissais du  » clé en mains » ? . Aujourd’hui la donne est très différente, les bonnes stylistes continuent à avoir du travail, mais les textes sont mal payés, comme l’indique Franck, et excèdent rarement 3 feuillets. Ou bien alors on vous propose d’écrire pour le web en tant que journaliste mais en facturant en honoraires, ce qui est évidemment un vrai problème pour conserver sa carte de presse. Quant à toute la population des bloggeurs qui passent visiblement leur vie au resto tels des ogres insatiables, cela reste un mystère pour moi….. fortune personnelle ? parents prodigues ? ou petits arrangements entre amis/clients ? on attend impatiemment la suite de l’enquête Franck …

  • Chrisos
    5 mars 2012 at 3:23
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    je suis bloggueur, amateur, absolument pas journaliste.
    Je ne fais pas ça pour gagner ma vie, et encore moins pour récolter des invitations. Cela ne m’empêche pas d’en accepter de temps en temps (je le précise dans mon article, le cas échéant).
    Je ne pense pas qu’un journaliste soit capable de se mettre complètement à ma place, notamment parce qu’il n’écrit pas son article ou sa chronique librement, mais contre rémunération. Quant à moi, lorsque je vais au restaurant, je paie avec mon argent, et mont emps est précieux, donc j’essaie de partager mes expériences et ressentis avec d’autres.
    Je peux m’appuyer ce ce que je lis chez certains journalistes/pros, et je cherche désespérément la source la plus fiable.
    Niveau Guides, malgré de nombreux travers, le Michelin reste la source la plus fiable (notamment grâce à sa relative indépendance de l’industrie agro-alimentaire, et parce que l’activité Guides est une goutte d’eau au milieu du coeur de métier de Michelin), pour Paris, Emmanuel Rubin est souvent le plus juste, il fait beaucoup moins mouton bélant que les autres.
    Je vais surement finir par faire une petite note sur Alimentation générale volume 1.
    Je trouve qu’il y a trop d’uniformité politique dans ce premier opus. Dans de nombreux articles, on retrouve une condamnation ou une ostracisation de la financiarisation des secteurs d’activités, sans chercher à expliquer vraiment pourquoi la « finance » gagne du terrain partout. Du coup, cela fait penser à une bande de profs gauchistes un peu aigris.

  • Stéphane Méjanès
    5 mars 2012 at 7:50
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  • Stéphane Méjanès
    6 mars 2012 at 12:17
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    En lisant Chrisos, j’ai tout à coup le sentiment vertigineux que nous atteignons là le stade ultime d’un incroyable retournement des valeurs. Qu’un amateur revendiqué (grand bien lui fasse) en arrive à écrire qu’un journaliste ne peut pas comprendre sa situation et, pire encore, ne soit pas libre au motif qu’il est payé pour faire son métier, c’est proprement sidérant. Quel méconnaissance, quel mépris. Je ne pensais pas que le dernier paragraphe de mon dernier billet fut aussi près de la réalité.

    Le couplet sur les guides est beaucoup plus convenu. Par définition, un guide, par ses choix, est nécessairement subjectif, adopte des partis pris dans lesquels chaque lecteur est libre de se retrouver ou pas. Il en va ainsi de tous les domaines se prêtant à la critique. Je suis ravi d’apprendre que Chrisos est un adepte du Michelin et d’Emmanuel Rubin mais, au fond, je m’en fiche un peu et, surtout, ça m’en dit plus sur lui que sur eux.

    En revanche, pas d’avis sur Alimentation Générale. Pas lu.

  • Emma
    6 mars 2012 at 10:33
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    @Stéphane Méjanès
    mais le problème ce n’est pas qu’il exploite les chefs, c’est qu’il arnaque les lecteurs !!! Si vous revendiquant journaliste vous n’êtes pas capables de voir que la problème majeur est là, c’est très grave.
    Parce que le lecteur, a priori il est comme moi, 60€/repas, c’est une somme non négligeable, et c’est la moidre des choses de savoir si les critiques élogieuses écrites par Mr Verjus doivent tout au talent du chef ou à son budget pub.
    Parce que claquer 60 € et être déçu a un léger goût d’arnaque.
    Quant à ne pas payer son addition c’est tout un pbme de connivence, c’est très important, la critique ne sera pas la même, on se sentira redevable, on craindra de ne plus être invité et donc de ne plus pouvoir chroniquer, c’est donc très problématique.

    Voilà, c’est un point de vue de grande amatrice de cuisine, mais au porte feuille correct mais tout de même limité. Parce que n’oublions pas que déjà pouvir paye plus de 50 € un repas nous classe dans une catégorie de privilégiés

  • Chrisos
    6 mars 2012 at 9:41
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    @Stéphane :
    je vais surement vous choquer en vous disant que je ne vois pas l’intérêt des intermittents du spectacle et que, pour des sujets aussi futiles que les restaurants, on devrait se contenter, dans les journaux, d’amateurs passionnés, qui seraient éventuellement remboursés d’une partie des frais du repas, mais qu’il n’y a pas forcément besoin de les payer beaucoup plus.
    Je suis pour le modèle un consommateur parle à un autre consommateur.
    Pour avoir à faire à des journalistes dans un autre domaine bien plus sérieux (la finance de marché), je suis atterré par les approximations, la superficialité de nombre de journalistes et de leur travail.
    Attention, je ne crache pas sur tous les journalistes, certains font très bien leur métier, mais ils sont de plus en plus rares.

  • Stéphane Méjanès
    7 mars 2012 at 5:23
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    @Emma,

    Je vais demander à mon plombier et à mon médecin de revendiquer leur métier puisqu’il semble falloir en passer par là désormais, sous peine de friser l’imposture. Passons.

    En revanche, je veux bien revendiquer d’être un peu concon mais je vois assez bien les dangers des collusions auxquels vous pensez, oui, merci. Nonobstant, à ma connaissance, dans l’affaire qui nous occupe (on en perdrait le fil avec tous ces commentaires), nous ne sommes pas dans ce cas de figure. Jusqu’à preuve du contraire, il est question d’un service (dont on sait en fait très peu de choses) et pas d’un flagrant délit de critique positive extorquée par un restaurateur à un rédacteur peu scrupuleux. Cela existe sans doute mais, en l’espèce, il s’agit d’un procès d’intention. Et, je vous le dis tout net, je n’aime pas beaucoup les procès d’intention.

    En ce qui concerne votre inquiétude (mais qu’avez-vous donc tous à être aussi compulsivement méfiants ?), je ne doute pas une seconde que s’il vous arrive d’être déçue une première fois puis une seconde, vous cessez de suivre aveuglément les conseils des « critiques » qui vous ont pourtant émoustillée. Et vous avez bien raison. C’est la loi du genre. Vous en serez de votre poche de quelques dizaines d’euros mais il doit vous arriver la même chose chez le coiffeur, puisque vous êtes une fille.

    J’ajoute qu’il y a une vraie différence entre un sujet acheté et un sujet pour lequel on a facilité le travail du journaliste. Sans ces invitations, d’ailleurs, bon nombre de journaux seraient totalement incapables d’engager les frais nécessaires. Y compris parmi les titres les plus respectables et les plus respectés qui ont eux aussi recours à ce genre de pratique, parfois en toute transparence, parfois en toute hypocrisie. C’est un effet induit, désastreux, j’en conviens, d’une presse française en plein marasme.

    Reste que je ne crois pour autant pas à une pseudo perte d’indépendance au motif qu’on ne payerait pas son addition. Cette défiance a priori envers les journalistes est certainement aussi vieille que la Gazette de Théophraste Renaudot. Comme si l’objectivité absolue était de ce monde. On peut accepter une invitation et expliquer clairement en quoi cela n’engage malgré tout en rien la tonalité du compte-rendu qui en sera fait. C’est généralement bien compris. C’est tout l’honneur des journalistes et des puissances invitantes d’être capables de faire la part des choses. Le reproche fait aux femmes journalistes compagnes d’hommes politiques, par exemple, est un peu du même ordre et je trouve ça souvent injuste, sans nier que cela crée un réel cas de conscience.

  • Stéphane Méjanès
    7 mars 2012 at 6:02
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    @Chrisos,

    Ce que vous décrivez existe déjà. Cela s’appelle Food Reporter, Trip Advisor, blogs culinaires, ou même Guide Michelin et Gault & Millau, ces deux-là qui payent au lance-pierre, je crois, des inspecteurs dont on ne sait pas toujours bien qui ils sont.

    D’ailleurs, la France est un pays qui compte 60 millions de spécialistes, n’est-ce pas. Les boîtes aux lettres des journaux, réelles ou virtuelles, débordent de messages de lecteurs experts qui savent tout mieux que les autres, mieux que les journalistes en tout cas, ont un avis sur tout et surtout un avis, comme dirait l’autre.

    Plus sérieusement, une telle compilation de jugements d’amateurs, si c’est annoncé, je n’y vois aucun inconvénient. Cela peut même être amusant si l’ensemble est piloté de façon moderne. Beaucoup de consommateurs y trouveraient certainement leur compte, comme ils le trouvent dans les supports sus-cités. Je ne suis pas certain pour autant que cela puisse fonctionner pour tous les types de cuisines (c’est mon côté journaliste élitiste).

    De là à tomber dans le populisme et d’en profiter pour nier (ça continue) la spécificité du travail journalistique, c’est un peu lassant et franchement inquiétant.

    En matière de gastronomie, ce travail ne peut pas se réduire au fait de manger (encore faut-il savoir manger, cela dit). Il implique, comme dans tous les domaines, de se forger une solide culture générale, de se constituer un réseau, d’enquêter, de recouper, et de développer un réel savoir faire rédactionnel pour témoigner sans trahir, transmettre en étant simple mais pas simpliste, mettre en perspective, le tout pour s’approcher au plus près de la vérité (j’ai dit s’approcher). Sans oublier, dans l’exercice critique en particulier, d’y ajouter sa vision personnelle.

    Ce travail là n’est pas sans valeur et a encore de beaux jours devant lui. Quand bien même il y aurait de mauvais journalistes.

    Cela n’est pas parce qu’il y a de mauvais cuisiniers qu’il faut confier les casseroles à des apprentis maitres queux.

  • Chrisos
    8 mars 2012 at 11:05
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    @ Stéphane Mejanes
    « Le reproche fait aux femmes journalistes compagnes d’hommes politiques, par exemple, est un peu du même ordre et je trouve ça souvent injuste, sans nier que cela crée un réel cas de conscience. »
    Injuste???

  • Chrisos
    8 mars 2012 at 11:18
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    Et bien oui, je préfère les avis d’autres consommateurs et les blogs à un François Simon pompeux. Mon seul problème avec les avis de critiques de consommateurs et certains blogs, c’est que je ne sais pas non plus qui écrit et pourquoi. On a souvent des restaurateurs qui disent du bien de leur établissement sans préciser qu’ils en sont propriétaires, et parfois des concurrents qui descendent un voisin qui fait des envieux, d’où certaines réserves sur ces sites.
    On peut en effet segmenter vos 60 millions d’experts et se limiter à un petit échantillon dont on se sent plus proche (mon côté bloggeur-amateur élitiste).
    Pour décrire un restaurant, il y a un ensemble de descriptions factuelles (type annuaire+heures d’ouverture, prix, formules, description de la carte, nom et parcours des chefs…), puis tout le reste est subjectif, personnel.
    Est-il vraiment nécessaire d’être journaliste pro pour réaliser tout ce que vous décrivez dans le paragraphe commençant par « En matière de gastronomie, ce travail ne peut pas se réduire au fait de manger (encore faut-il savoir manger, cela dit) » – Je suis d’ailleurs d’accord avec tout ce que écrivez dans ce paragraphe.
    Mon point de vue est que certains amateurs font cela aussi bien et parfois mieux que certains pros…

    Ce que je recherche, ce sont des personnes dont les sensibilités et subjectivités sont proches des miennes. Vous pouvez donc comprendre que je ne me retrouve pas forcément dans vos avis ou ceux de vos confrères.
    Mais je ne demande qu’à être agréablement surpris et à changer d’avis!

  • Stéphane Méjanès
    8 mars 2012 at 7:32
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    Oui, injuste, parce qu’on devrait pouvoir n’être jugé que sur son travail, pas sur ses fréquentations. On n’est pas obligé de se couper du monde pour en parler avec justesse et indépendance. Je ne dis pas que c’est facile mais j’aime bien défendre des positions de principe.

    Pour le reste, je maintiens que journaliste est un métier, ce qui n’empêche pas certains amateurs d’en maitriser tout ou partie des techniques, mais cela ne doit pas être le prétexte pour disqualifier les professionnels a priori. Votre pratique et votre opinion sont une chose, les généralisations, souvent hâtives et fausses, en sont une autre. Je ne vous demande pas de vous fier « forcément » à l’avis de tel ou tel critique professionnel, juste de ne pas dénigrer leur travail au seul motif que vous n’êtes pas d’accord avec eux ou que leurs airs ne vous reviennent pas. Qu’aucun d’entre eux ne trouve grace à vos yeux est forcément suspect. Ôtez donc vos œillères et acceptez que vous n’avez pas, plus qu’eux, le goût absolu. Je suis certain que vous irez ainsi au devant de belles surprises, en effet.

  • foodparis
    9 mars 2012 at 11:17
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    Faisant partie, comme Chrisos, des vils blogueurs qui viennent manger le pain des professionnels assermentés et patentés du goût, voici mon avis : la critique gastronomique, lorsqu’elle se résume à rendre compte d’une expérience gustative, ce qui est fort souvent le cas, est au journalisme ce que les mots fléchés sont à la littérature. Traduire en quelques lignes une émotion, une expérience subjective, un plaisir furtif, en se faisant parfois (souvent) offrir l’addition, et appeler cela du journalisme… faut quand même pas pousser mémé dans les orties !

  • Murielle Cartier
    11 mars 2012 at 4:37
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    @brigitte regis: «  »fortune personnelle ? parents prodigues ? ou petits arrangements entre amis/clients ? » » »….ce commentaire m’en dit beaucoup plus sur vous que sur ces gens la. Je vois tres bien ce qui vous serez ‘a leur place. Cela dit, c’est aussi un commentaire d’un autre temps: avez vous pense que ca pouvait etre aussi un hobby pour ces gens la? Un blog c’est simplement l’opinion de Mr et Mme tout le monde, mais exprimee sur la toile. Devrais-je conclure que votre opinion sur un produit ou sur un hobby de votre choix devrait generer les memes doutes que vous soulevez? Tenez, vous aimez les montres de luxe par exemple. Vous aimez en essayer plein et au lieu de bloguer la dessus, vous partagez vos opinions de vive voix avec des amis. Doivent-ils vous soupconner d’etre enfant prodige? de fortune perso? d’arrangements entre amis et clients? Je pourrai bien le faire, mais ca serait me reduire a un raisonnement simpliste. Ca serait ne pas voir plus loin que le bout de mon nez. Et puis, au vu de votre partialite (il est clair que vous les aimez pas les blogueurs, n’est-ce pas?), je ne vois pas ce que vous apporterez de plus comme solution de rechange. In fine, pour sortir un peu de cette logique de pensee d’autrefois, rappelez vous ceci (et ne me dites pas que vous le savez, j’en douterai): il y’a autant de bons journalistes que des bons blogueurs. Il y’a autant de mauvais journalistes que de mauvais blogueurs. Tout est dans l’intention de la personne, vous et moi inclus!

  • Chrisos
    11 mars 2012 at 11:02
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    @Stéphane @Brigitte
    même si je ne suis pas très fan de la « loi du marché » (version civilisée de la loi de la sélection naturelle), on ne peut pas ignorer que les Blogs ont percé, se développent et que certains ont déjà plus de cinq ans d’existence…
    Pour continuer le début blogs vs journaux, pros vs amateurs, il n’est pas surprenant que s’expriment des pros qui défendent leur gagne-pain et leur approche. Mais n’oublions pas qu’ils ont besoin de lecteurs, or, les expériences passées citées plus haut montrent que les lecteurs ne suivent pas… Pourquoi???
    Autre bonne nouvelle : le blog ne coute rien au contribuable.

  • Emma
    12 mars 2012 at 6:55
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    @ Stéphane « Jusqu’à preuve du contraire, il est question d’un service (dont on sait en fait très peu de choses) et pas d’un flagrant délit de critique positive extorquée par un restaurateur à un rédacteur peu scrupuleux. Cela existe sans doute mais, en l’espèce, il s’agit d’un procès d’intention. Et, je vous le dis tout net, je n’aime pas beaucoup les procès d’intention. »

    Je m’exprime si mal que ça. Je n’ai pas critique l’extorision de fond de restaurateur mais l’arnaque vis à vis du lecteur de présenter comme une guide objectif des pubs payées par le resto. Mais bon si vous trouvez ça normal est estimer qu’il n’y a aucun souci à laisser quelques euros, on n’a pas pas les mêmes valeurs.

    Quant à mon niveau de confiance vis à vis des journalistes, il est justifié par plus de 10 ans dans la communication et les relations presse, donc une raptique quasi quotidienne de cette profession.

    Je passe sur le pathétique de la remarque sur la fille déçue de son coiffeur, on croirait une vanne d’un mauvais blog de fille.

  • Stéphane Méjanès
    15 mars 2012 at 11:21
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    @Emma,

    Non, ça va, vous vous exprimez à peu près clairement, malgré une légère dyslexie, comme dirait Renan Luce. Mais une certain confusion mentale, en revanche, cela n’est pas exclus. Où avez-vous vu une « arnaque vis à vis du lecteur de présenter comme une guide objectif des pubs payées par le resto » dans le projet Must Eat ? Vous écrivez pour ne rien dire.

    Pour le reste, je vous plains beaucoup d’évoluer dans un monde aussi sombre avec des gens que vous méprisez à ce point. Mais peut-être que, comme Chrisos, cela nous en dit plus long sur vous que sur notre sujet.

    Bonne continuation, comme dirait l’autre.

  • Stéphane Méjanès
    15 mars 2012 at 11:29
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    @Chrisos,

    Je n’ai pas fait de hiérarchie entre presse et blog, ni appelé à l’épuration des uns ou des autres. Juste défendu un métier, comme tant d’autres métiers. Cela étant, vous voulez que l’on joue aux comparatifs d’audience entre les journaux (papier ou en ligne) et les blogs ? Quelle blague.

    Le nombre de lecteurs ne fait pas la qualité, certes, et pas mal de journalistes oublient trop souvent pour qui ils écrivent, mais de là à rêver d’un monde sans professionnels peuplé uniquement de blogueurs, je trouve cela tellement sidérant que j’en suis à court d’arguments. Je vous laisse repeupler cette planète. Sans moi.

  • Chrisos
    18 mars 2012 at 9:49
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    @Stéphane :
    niveau audience, je sais pourquoi les lecteurs de mon blog sont là.
    combien de personnes achètent le Figaro, et autres quotidiens et hebdomadaires français pour les quelques articles/pages sur les restos, les vins et l’alimentation? je veux dire, qui paierait uniquement pour cela?
    difficile, dans ce cas, de parler de mesurer la vraie audience des journalistes culinaires/gastro!
    Combien d’exemplaires de ce « magnifique » Alimentation générale vendus?
    je ne parle pas de tous ceux que votre BV a rachetés dans son quartier pour éviter que ses voisins ne tombent dessus.
    combien de numéros feront-ils avant de fermer boutique? passeront-ils le cap de la première année?
    ce que je trouve sidérant, c’est de raconter que l’on peut se faire inviter au restaurant par les restaurateurs sans être biaisé, ou cette histoire d’injustice dans les couples journalistes/politiques…
    chacun son truc.

  • Chrisos
    18 mars 2012 at 10:38
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    @Stéphane :
    pour finir :
    je ne vous connaissais pas, j’ai fait quelques recherches rapides sur internet. Je comprends que vous êtes surtout intéressé par l’écriture, que vous avez bossé des années à l’Equipe, mais que vous êtes polyvalent et que vous pouvez également écrire sur les nouvelles technos, Nespresso, L’Oréal, Orange ou Etam… en tant que journaliste ou pas, d’ailleurs!
    Depuis peu, vous semblez vous intéresser à la gastronomie (essentiellement à Fulgurances et à Omnivore). Votre « Alexandre le Grand », pour un si petit chef bloqué à une étoile, comme son père, m’a beaucoup amusé.
    Disons que les bloggueurs écrivent surement moins bien que vous, mais qu’ils se concentrent sur des sujets qui les passionnent et qu’ils connaissent.

  • Stéphane Méjanès
    20 mars 2012 at 3:36
    Laisser un commentaire

    @Chrisos,

    Vous m’avez cerné, mon compte est bon.

    J’ai toujours rêvé de me faire tirer le portrait par quelqu’un dans votre genre. Une sorte de chimère avec un corps d’agent de la Stasi et une tête de commissaire politique. Non, franchement, je suis bluffé par ce formidable travail d’investigation doublé d’une analyse psychologique d’une remarquable pertinence, triplé de jugements stupéfiants de justesse.

    J’écrirai volontiers la préface de la biographie non officielle que vous ne manquerez pas de me consacrer.

    Bien à vous.

  • Chrisos
    21 mars 2012 at 12:14
    Laisser un commentaire

    @Stéphane : je vois que j’ai touché une corde sensible, désolé!
    deux recherches sur internet qui me valent tous ces compliments?
    contrairement à vous j’écris que sur ce que je connais et qui m’intéresse un peu.
    vous avez en tout cas (comme prévu) saisi la perche pour vous offusquer sur la forme, faire diversion et éviter de répondre sur le fond!

  • mixlamalice
    21 mars 2012 at 1:42
    Laisser un commentaire

    Désolé de poser une question con, mais c’est mon côté scientifique qui aime bien comprendre les données d’un problème avant d’en tirer une conclusion: c’est quoi un « journaliste gastronomique »?

    Quelqu’un qui a obtenu une licence de journalisme et s’est retrouvé aux chroniques gastros parce que les faits divers étaient complets?
    Quelqu’un qui sait écrire trois phrases et a comme hobby d’aller au restaurant?
    Quelqu’un qui a une vraie compétence dans le domaine en étant diplômé d’école hôtelière par exemple?
    Etc…
    Parce que bon, j’ai quand même souvent l’impression que les « journalistes gastronomiques » ne s’y connaissent pas beaucoup plus que n’importe quel « amateur éclairé »: ils connaissent les endroits à la mode, la tendance culinaire et les produits du moment, et puis basta… du coup, c’est probablement pour ça que tout le monde ou presque parle de la même chose au même moment.

  • Stéphane Méjanès
    21 mars 2012 at 8:10
    Laisser un commentaire

    @Chrisos,

    Comme prévu, vous continuez à vous comporter en procureur au petit pied, m’enjoignant à répondre à vos attaques quasi ad hominem, à me justifier sur je ne sais quoi auprès de je ne sais qui. Il m’est absolument indifférent que vous pensiez ceci ou cela sur moi, ma personnalité, mon parcours, mon travail, mes compétences ou mon incompétence. Contrairement à vous, je n’ai pas besoin de faire une enquête de police pour discréditer mon adversaire en prétendant débattre sur le fond. Je vous encourage à relire l’intégralité de ce fil de commentaires, je n’ai rien à ajouter sur le sujet qui m’a amené ici. Le reste, je vous l’abandonne volontiers, je sens que cela a provoqué chez vous une légère érection, je m’en voudrais de doucher une si belle manifestation de vibrante affection.

  • Christs
    21 mars 2012 at 11:43
    Laisser un commentaire

    Pour quelqu’un qui prétend aimer l’ecriture, M. Mejanes nous déçoit en bottant encore une fois en touche, avec ses remarques stériles et son style désuet, qui va à merveille avec ses idées retrogrades. A défaut de faire avancer ce debat, il nous aura montré qu’ il apporte peu d’information et de valeur ajoutée. Rien de plus de mon coté, si ce n’est qu’il serait interessant que notre hote se mouille un peu et participe aux commentaires

  • Stéphane Méjanès
    22 mars 2012 at 9:22
    Laisser un commentaire

    @mixlamalice

    Pour ma part, je considère qu’il y a des journalistes avant d’y avoir des journalistes gastronomiques, ou politiques, ou sportifs. C’est un métier de technicien qui n’implique pas de tout savoir. C’est un métier de passeur qui nécessite en revanche de savoir où aller chercher l’information et comment la transmettre. Rien de plus, rien de moins. J’ai déjà expliqué tout ça plus haut.

  • Stéphane Méjanès
    22 mars 2012 at 9:38
    Laisser un commentaire

    @Chrisos

    Si j’étais vous, j’écrirais que vous montez en température dès que votre contradicteur ne veut pas entrer dans votre petit jeu pervers de mise en cause personnelle. Votre façon de m’apostropher par mon nom de famille est assez classique d’une certaine pensée, d’une certaine rhétorique. De prendre l’auditoire à témoin également.

    Pour le fond, je réitère : relisons ensemble mon premier billet puis les commentaires suivants, jusqu’à ce que vous dérapiez sur la forme et, pire, sur l’individu. Hors de question de vous suivre sur ce terrain. Vous pouvez considérer cela comme une fuite, vous pouvez trouver mon style désuet et mes idées rétrogrades, qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse ? Quand je vous lis, ici, et que je parcours, sur votre blog la liste de vos restaurants préférés, je me sens d’une modernité absolue. Ce qui m’importe peu, en vérité, puisque je ne suis pas dans une pose mais dans la curiosité et dans l’empathie.

  • Chrisos
    22 mars 2012 at 11:16
    Laisser un commentaire

    @SM :
    « faites ce que je dis, pas ce que je fais »!
    je vous ai relu, c’est bien vous qui, le 6 mars 2012 à 0h17, avez déclenché les « hostilités » :
    « c’est proprement sidérant. Quel méconnaissance, quel mépris. »
    « Je suis ravi d’apprendre que Chrisos est un adepte du Michelin et d’Emmanuel Rubin mais, au fond, je m’en fiche un peu et, surtout, ça m’en dit plus sur lui que sur eux. »
    Vous avez des tics récurrents : « procès d’intention », « cela nous en dit plus sur vous que sur », attaques qui n’ont rien de constructif!
    J’ai tenter d’échanger avec vous de différents tons, comme cela ne fonctionnait pas, j’ai adopté vos méthodes, en poussant un peu plus loin.
    vos mots à Emma ne sont pas des plus élégants non plus.
    Veuillez nous en dire plus sur :
    la « façon de m’apostropher par mon nom de famille est assez classique d’une certaine pensée, d’une certaine rhétorique. De prendre l’auditoire à témoin également. » allez jusqu’au bout!

    la liste de mes restaurants préférés? quelle liste?
    soyez cohérent, soit un sujet vous importe peu et vous allez vous consacrer à autre chose, soit vous faites vraiment preuve de curiosité et d’empathie et vous répondez sans mauvaise foi.

    ma proposition : http://chrisoscope.com/2012/03/18/pourquoi-parle-t-on-des-guides-michelin-et-fooding-et-pas-des-autres/#comment-6175 tient encore, mais attention de ne pas aller trop loin.

  • Stéphane Méjanès
    23 mars 2012 at 2:14
    Laisser un commentaire

    @Chrisos

    Ca n’est pas le ton de vos interventions que je vous reproche. J’aime les confrontations vives et je manie volontiers l’ironie mordante moi-même. Quant aux tics, c’est possible, cela dépend de ce à quoi je réagis. Si ça va tout le temps dans le même sens, je redonde, oui, sans doute. Bref. Là n’est pas la question.

    La question, c’est que je ne vous suis plus quand vous sortez du débat d’idées pour entrer dans l’attaque personnelle. Vous adorez ça, je ne le savais pas, ça m’a sidéré. C’est tout. Et vous avez très bien compris à quoi je pense quand je pointe vos méthodes : personnalisation des invectives (je sais qui vous êtes, d’où vous venez), convocation de la masse (je ne suis pas seul à penser ce que je pense), et même menace dans votre tout dernier commentaire (« attention de ne pas aller trop loin »). Vous voulez vraiment que je mette des mots là-dessus ? « Point Godwin » serait votre réponse, je vous épargne un commentaire de plus. Ce sera le dernier pour moi, en tout cas.

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