Cyril Lignac (Le Quinzième, Chardenoux…), je voulais également vous dire…

LignacCouv… que vous gagniez à être connu.  Car qui vous connaît vraiment ? Les millions de téléspectateurs qui vous suivent depuis sept ans avec une indéfectible fidélité ? Les guides, qui malgré leur reconnaissance tardive ne peuvent toujours pas s’empêcher d’épingler au passage la notoriété d’un chef médiatique, comme si d’évidence, elle ne pouvait aller de pair avec une belle cuisine ? Ou le milieu de la gastronomie, où vous comptez dites-vous beaucoup d’amis ? On parierait plutôt sur vos collaborateurs (une centaine !) qui voient chaque jour l’homme à l’œuvre. C’est ainsi que l’on vous a rencontré un midi, lors d’une interview prévue très courte et qui s’est prolongée au delà de deux heures. Connaissant votre agenda minuté, on peut dire que l’on a apprécié. Vous étiez discrètement attablé dans une encoignure de votre restaurant, Le Quinzième, et vous goûtiez les plats qu’envoyait Aude votre seconde pour affiner une prochaine carte. « Ça, c’est beau, ça c’est bon… », lanciez-vous parfois. Un work in progress qui vaut toutes les questions…

LignacBosseur, vous l’êtes indubitablement. Trois restaurants, une pâtisserie, une école de cuisine, une société de production, une quarantaine d’ouvrages et la télévision qui vous a mis d’emblée dans la lumière. « J’ai simplement été au bon endroit, au bon moment, expliquez-vous. J’ai juste voulu démocratiser mon métier.» Vous l’avez payé cher, la profession ne tolérant pas que l’on soit connu avant d’être reconnu.  Vous avez encore en tête ce triple étoilé qui avait refusé de vous serrer la main. « Ça a été dur », admettez-vous simplement. Aujourd’hui, les codes ont changé et les chefs se bousculent à la télé. Tous par amour du métier…?

Marie-Laure Fréchet

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