Cooking simulator, l’atelier du chef en hologramme 3D

Développé par le  Tokyo Institute of Technology, centre de recherche spécialisé dans la robotique, le Cooking simulator permet de s’entrainer à cuisiner des plats simples et à comprendre les transformations à l’œuvre durant la cuisson. Renversant.

L’apprenti cuistot tient une vraie poêle. Rien d’étonnant jusque là. Sauf que celle-ci est insérée dans un ensemble de poulie qui calcule mouvement et forces associés à un écran, lequel permet de visualiser les aliments et les mouvements des ustensiles. D’après les témoignages de ceux qui ont pu l’essayer, la sensation est très réaliste et donne vraiment l’illusion que l’on est en train de cuisiner. Mais la performance ne s’arrête pas là. L’hologramme est associé à un programme qui calcule en permanence les transferts de chaleur en fonction de la matière à cuire (poids, texture, viande ou végétal, mouvement de la cuiller qui retourne les aliments) et intensité du feu sélectionné. L’utilisateur peut voir en temps réel la transformation de son futur repas et les changements de coloration.  En fonction de l’évaporation des liquides et des effets de la chaleur calculés par le programme, il est possible de comprendre comment fonctionne la réaction de Maillard.

Le cooking simulator
Le cooking simulator

Les inventeurs de ce robot sont persuadés que leur créature trouvera sa place dans les cuisines du futur. « C’est une aide véritable pour apprendre à cuisiner, pour décider quel aspect aura le plat que vous préparez. Dans peu de temps, il sera couplé à un système qui pourra dire à l’avance à quoi va ressembler votre préparation après 10, 20 ou 30 minutes de cuisson. »

Un apprentissage économique sans odeur qui permet tous les ratages, sans vaisselle sale mais qui ne goûte pas encore les steak à la place du mangeur pour lui dire si ‘il doit les préférer saignants ou à point.

Stéphane Dubreil

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