Trois questions à Nicolas Gautier, nouveau chef de la Laiterie, à Lambersart

Il démarre aujourd’hui son nouveau poste de chef à La Laiterie, à Lambersart. Après Benoit Bernard, Steven Ramon et Eric Delerue, Nicolas Gautier reprend cette belle table de la...
Nicolas Gautier La Laiterie Lambersart

Il démarre aujourd’hui son nouveau poste de chef à La Laiterie, à Lambersart. Après Benoit Bernard, Steven Ramon et Eric Delerue, Nicolas Gautier reprend cette belle table de la gastronomie lilloise et laisse derrière lui le Château d’Esclimont. Son engagement pour l’association Baladovore reste intact.

Atabula – Pourquoi le Nord ?

Nicolas Gautier – Pour les gens et leur mentalité. Ils sont agréables, courtois. J’aime le Nord tout simplement. L’accueil, l’ambiance qui y règne. Même si je suis du Nord (plus précisément de l’Aisne, donc de la Picardie voisine), j’ai essayé de travailler dans le Sud, sans m’y plaire.  J’apprécie aussi la ville de Lille, qui est de plus en plus belle. Et puis je sens ici une dynamique dans le domaine de la restauration. Donc si je peux apporter ma petite pierre à l’édifice, pour qu’on parle du Nord et de sa gastronomie, et autrement que pour les moules-frites, je suis prêt.

 Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de la Laiterie ? 

Il y a une histoire. Il y a des chefs qui ont laissé leur empreinte et avec qui je m’entends très bien. J’avais rencontré Benoît (Bernard) à une remise des prix du Gault&Millau. Le personnage m’a marqué et nous nous sommes bien entendus. Le cadre de la Laiterie me plait également. Il y a aussi des objectifs communs avec le propriétaire du restaurant, Pascal Boulanger. D’abord, faire plaisir à la clientèle : c’est mon leitmotiv quand je me lève le matin. Et puis l’objectif secret, celui dont on rêve la nuit mais dont on ne parle pas : conserver l’étoile. Si on la perd en mars, il faudra la reconquérir. Si on la conserve, tirer les choses vers le haut. Passer à espoir deux étoiles puis obtenir la deuxième. C’est un des objectifs, tout en restant fidèle à l’esprit terroir qui règne ici.

 Comment allez-vous construire votre carte ?

D’abord, je veux aller sur le terrain, voir ce qui se fait dans le coin, comment travaillent les producteurs. Et seulement on pourra commencer à réfléchir, à créer des plats et une carte. Toutes mes coupures de la semaine seront consacrées à cela. Aller voir les producteurs aux alentours, reconnaître les produits, me présenter aussi. Les chefs Baladovore comme Maxime Schelstraete (Méert, à Lille) vont m’aider. Je compte aussi sur un coup de main d’Eric Delerue. Et puis nous allons faire revivre le petit jardin d’herbes de la Laiterie en vue de la belle saison avec des pousses, des herbes aromatiques, des fleurs. C’est indispensable !

Propos recueillis par Flora-Lyse Mbella

Nicolas Gautier La Laiterie Lille

 

 

Pas encore de commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

« Le Burkina Faso n’est pas le seul pays qui doit faire face à ce double fléau. Dans toute l’Afrique subsaharienne, les gouvernements nationaux sont confrontés à des transformations majeures du régime alimentaire des populations, avec des pénuries d’aliments de base traditionnels et une disponibilité de plus en plus grande d’aliments transformés, option pratique et parfois peu chère. »

_________

Le plaidoyer d’Armand Béouindé, maire de Ouagadougou (Burkina Faso, Afrique) dans les colonnes du Monde pour inciter les villes africaines à s’engager dans une lutte contre la malbouffe. / Lire l’article

  • Un consommateur averti en vaut-il vraiment deux ?

    Il faut bien se rendre à l’évidence, l’être humain se doit de manger régulièrement et pour des raisons qui dépassent la simple gourmandise. Pour assouvir ce besoin vital, il lui faut se procurer des aliments au sein d’une société le plus souvent hyper moderne et organisée autour de l’idée...