Exposition : une belle tranche de l’art à déguster à Paris

Ce n’est pas tous les jours qu’une exposition interpelle, questionne, provoque et fait rire. C’est encore plus rare quand celle-ci parle de nourriture. Installations, photographies, tableaux et vidéos composent l’exposition L’art fait ventre. Seize artistes contemporains s’emparent de la nourriture et de notre questionnement sur sa place et son rôle dans notre société. Ils la détournent, la décortiquent, parfois avec sérieux, souvent de façon décalée, avec provocation et drôlerie. L’Art fait ventre est à découvrir jusqu’au 20 septembre à Paris.

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Brigitte de Malau Noir de poule blancheA l’entrée, l’installation « Noir de poule blanche » de la plasticienne Brigitte de Malau : des poules en plumes de plastique blanc sont suspendues au-dessus d’un chaudron composé de pneus d’où sortent de fausses vapeurs. La recette fait référence à la poularde de la mère Brazier, mais dénonce aussi les mensonges  vendus par l’industrie agroalimentaire où les saveurs ne sont plus que chimiques. L’autre installation  de l’artiste  « La soupière est ventriloque » nous emmène dans un monde imaginaire à travers des textes à écouter.

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Entrée du musée
Entrée du musée

La vidéo de Joëlle de la Casinière nous parle de la cuisine japonaise de façon poétique. Des fragments de « L’empire des signes » de Roland Barthes lus par deux acteurs japonais évoquent le raffinement et la créativité de la cuisine japonaise : « Tout un comportement à l’égard de la nourriture ».

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Mathilde de l'EcotaisMathilde de l’Ecotais dénonce l’hyperconsommation et la malbouffe. De courtes vidéos installées dans une casserole ou dans un four ne vous laisseront pas sans réflexion.

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Olga Kisseleva InterpelationsLa photographe Olga Kisseleva mêle et entrechoque la nourriture avec nos fantasmes.

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Gilles Barbier Habiter la viande3Les natures mortes de Gilles Barbier montrent l’exubérance des aliments. « Habiter la viande »– c’est le regard de l’artiste sur nos espaces de vie.

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Winshluss et le collectif Ferraille (4)Winshluss et le collectif Ferraille, créateur de la bande dessinée Monsieur Ferraille, un robot pas comme les autres, imagine un supermarché avec des boites vides, des produits inutiles et surprenants. Il nous interpelle sur la question de la présentation des produits dans les supermarchés et la façon de nous attirer par de jolies couleurs, afin de nous faire consommer des produits complètements inutiles.

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Bevis Martin et Charlie Youle La pyramide alimentaireLa pyramide alimentaire de deux artistes anglais vivant à Nantes : Bevis Martin et Charlie Youle  est en céramique, tout en respectant le bon ordre de leur distribution étage par étage. Les artistes essaient de créer une  vraie distance entre l‘objet et ce qu’il représente.

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Michel TroisgrosDans la salle de cinéma vous pourrez visionner deux documentaires. Le premier sur la lacération par Michel Troisgros, qui nous parle de ses inspirations, notamment qu’il puise chez les artistes contemporains. Dans sa création : « Le lait caillé à la truffe »  on retrouve la même destruction que chez  l’artiste  italien Lucio Fontana. Les tableaux blancs de Fontana sont  perturbés par une rafale de fentes. La création du chef est déstructurée sous les yeux des clients de son restaurant. Cette similitude dans les deux œuvres étant un hasard, comme le précise Michel Troisgros. Le deuxième documentaire présente l’univers d’Alexandre Gauthier et de son restaurant la Grenouillère à la Madeleine sous Montreuil. Son monde, c’est une cuisine qui n’a pas de règles, une photographie de l’instantané, mais aussi une cuisine qui se touche, une cuisine de proximité.

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Le Musée du MontparnasseL’exposition est  aussi accompagnée de performances et happenings. À venir en septembre trois évènements  hors du commun.

Découvrez  De la poule aux mots de Wissam Arbache. Pas vraiment un spectacle, ni un banquet, c’est un lieu de partage et de rencontre autour d’une poule. Plusieurs artistes avec le chef Alexandre Gauthier présenteront un spectacle- banquet au titre envoûtant : Le dîner érotique et paléolithique.

Puis enfin, la création chorégraphique Soul Kitchen de Clara Gibson Maxwell, suivi d’un débat avec Jean-Pierre Corbeau, sociologue de l’alimentation autour du sujet : Comment l’art peut modifier nos habitudes alimentaires ?

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Vous pouvez aussi participer jusqu’au 8 septembre au concours photo ayant pour thème l’Art fait ventre, il suffit de se rendre sur la page Facebook du musée. Les photos gagnantes seront exposées à côté des œuvres des artistes de l’exposition.

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Les performances en septembre : . 8 septembre à 19h45De la poule aux mots. Tarif : 30€ / 15 septembre à 19h45 : Le dîner érotique et paléolithique. Tarif : 100€. Soirée réservée au plus de 18 ans. / 18 septembre à 20H00 :Soul Kitchen et débat. Tarif : 40€.

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L’Art fait ventre – L’Adresse Musée de la Poste, exposition hors les murs – Chemin du Montparnasse – 21, avenue du Maine – Paris 15e arr. – Jusqu’au 20 septembre 2014 – Du lundi au samedi, de 13H00 à 18H00 (sauf 16/08). Entrée libre – Lien vers le site Internet

Faviconfondblanc20g  Hanna Borys (texte et photos)

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