Michel Portos : « Non, au malthazar, on ne vient pas pour découvrir ma cuisine deux étoiles en low cost ! »

Michel Portos

Après deux ans d’ouverture à Marseille, après plusieurs milliers de clients servis et heureux d’êtres venus, et quelques critiques qui se sont trompées de registre, le chef Michel Portos souhaite rappeler une évidence qui ne semble pas encore bien claire chez tout ceux qui franchissent ses portes : Michel Portos ne réalise pas une cuisine deux étoiles low cost au Malthazar, mais une cuisine de brasserie, fraiche, franche et sincère. Il s’en explique sur Atabula.

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Non, je ne réalise plus la cuisine deux étoiles Michelin du Saint-James, à Bouliac

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Certains m’ont vertement critiqué car ils n’ont pas compris le positionnement du Malthazar

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Le Malthazar – 19 rue Fortia – Marseille (1er) – 04 91 33 42 46www.malthazar.com

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Michel Portos
Michel Portos

« Une cliente est venue il y a quelques jours au Malthazar en me disant : « Je suis là pour goûter votre cuisine ». Et là, ça a fait tilt une fois de plus. Après deux ans d’ouverture, il y a toujours un vrai souci dans la compréhension de la cuisine du Malthazar. Non, je ne réalise plus la cuisine deux étoiles Michelin du Saint-James, à Bouliac. Au Malthazar, le chef Vincent Poette – car c’est lui qui est en cuisine – réalise une cuisine de brasserie avec des produits frais, de saison et travaillés sur place. Je ne veux surtout pas tromper ma clientèle sur ce point. Nous faisons du bon, voire du très bon, mais nous sommes loin de ma cuisine, celle que je faisais chaque jour à Bouliac. Si des clients veulent retrouver cette cuisine-là, alors il y a un lieu pour cela : j’ai créé une table privatisable à l’étage du Malthazar, qu’il faut réserver à l’avance. Là, oui, je me remets en cuisine et je sors de grands plats gastronomiques. Mais ce n’est pas la cuisine quotidienne du Malthazar. Si je ne participe plus, ou peu, à des prestations culinaires, à des salons ou à n’importe quel événement où mon nom serait mis en avant, c’est justement pour éviter cette incompréhension. Désormais, mon engagement est ailleurs, que ce soit dans les prisons pour le bien-manger, des actions solidaires ou au sein de l’association Gourméditerranée aux côtés de chefs comme Lionel Levy, Alexandre Mazzia ou Gérald Passédat. Certains m’ont vertement critiqué car ils n’ont pas compris le positionnement du Malthazar. Alors, une fois de plus, je me dois de le préciser. Pour moi, pour mon équipe, mais surtout pour la clientèle qui doit venir profiter simplement de ce que nous proposons ici : une cuisine de brasserie, fraiche et franche, mais loin du pimpant étoilé que certains rêvent encore de trouver ici.»

Faviconfondblanc20g Propos recueillis par Franck Pinay-Rabaroust / © MLF

 

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