50 Best Restaurants : valse des chairmen et scandales en vue avec l’arrivée de l’attachée de presse Roser Torras au poste de chairwoman Espagne

L’équipe du classement du 50 Best Restaurants fait peau neuve. Depuis quelques mois, les chairmen « historiques » (responsables de région) sont sur la sellette : exit Thomas Ruhl (Allemagne), exit Richard Vines (Royaume-Uni), exit Grant Thatcher (Hong Kong), exit Leisa Tyler (Asie de Sud-Est) et adiós l’influent Rafael Anson (Espagne). D’après nos informations, certains d’entre eux ont été écartés car jugés un petit peu trop éloignés de l’éthique très relative de ce classement. D’ailleurs, le New York Times, dans son article intitulé « The World’s 50 Best Restaurants – says who ? » évoque des faits bien peu conformes à une quelconque objectivité dudit classement : ventes de votes et tournées gastronomiques sur frais des contribuables. D’autres chairmen souhaiteraient d’ailleurs quitter le classement justement parce qu’ils ne supportent plus ces pratiques…

Rappelons en passant que le chairman est celui qui nomme les 36 votants d’une région. Avec son choix, il influence forcement le résultat final du classement et acquiert un certain pouvoir auprès des chefs référencés. Si la plupart des chairmen auront du mal à transformer ce pouvoir en monnaie trébuchante, la nouvelle chairwoman Espagne y réussira sans aucun problème : Roser Torras, directrice de la « Grup GSR » est présentée comme « une organisatrice d’évènements » sur le site des 50 Best. Mais rappelons au passage qu’elle est aussi l’attachée de presse de nombreux chefs et restaurateurs, dont le client historique le plus illustre se nomme « El Bulli ». Selon son site web, les chefs Martin Berasategui, Andoni Luis Aduriz, Paco Perez et 19 autres restaurants ainsi que sept hôtels figurent parmi ses clients actuels.

Quelques restaurants, clients de Roser Torras
Quelques restaurants, clients de Roser Torras

Le critique Espagnol Rafael Garcia Santos a notamment écrit que « le bureaux de presse de Roser Torras travaille sous le dictat de l’intérêt de certains lobby”, sous la direction notamment de Rafael Anson, ex-ched adjoint des relations publiques de la présidence sous Franco, ex-directeur de la télévision d’état, et de quelques cuisiniers. » en outre, Roser Torras dirige le blog « 7canibales » et dispose d’un réseau de journalistes entièrement dévoués à sa cause. La dame sait aussi se montrer impitoyable, à l’image de certains articles sur le regretté Santi Santamaria. Roser Torras est déjà présentée par toute la presse espagnole comme la « nueva presidenta de la academia » (La Vanguardia). Autant dire que le titre de chairwoman Espagne du classement du 50 Best Restaurants ne devrait pas nuire à son agence de communication. Une telle attachée de presse de chefs comme chairwoman pour toute une région, aussi bien représentée que l’Espagne, est-ce vraiment la meilleure garantie pour un vote indépendant ? Certains sponsors de ce classement devraient désormais se poser la question de la juste valorisation de leur image car l’ère des scandales au 50 Best Restaurants ne fait que commencer.

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Jörg Zipprick

Sources – http://www.grupgsr.com/es/clientes/restaurantes /-  http://www.lomejordelagastronomia.com/obra-y-milagros-de-arzak/la-etica-de-rafael-anson-arzak-y-algunos-otros

 

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