L’iconoclaste vigneron Gérard Descrambe et ses étiquettes de caricaturistes

par Stéphane Pugnat /Article publié en octobre 2012 Il avait dit à son père qu’il ne ferait jamais ce métier de con, et pourtant, après avoir travaillé sur Paris...

par Stéphane Pugnat /Article publié en octobre 2012 Il avait dit à son père qu’il ne ferait jamais ce métier de con, et pourtant, après avoir travaillé sur Paris dans la « com », Gérard rejoint son frère Christian au début des années 70, et devient vigneron.

La première particularité à souligner, c’est le bio, ou plutôt l’antériorité dans le bio (1954). Les terrains n’ont jamais connu l’agro-chimie, et le papa est l’un des fondateur de l’association Nature et Progrès.

Seconde chose remarquable, les étiquettes. Mouton Rothschild a ses grands peintres, Gérard aura ses caricaturistes. Produire du vin bio à cette époque, n’intéressait pas grand monde, en dehors de la bande d’Hara-Kiri devenu Charlie Hebdo. Gérard écrit donc une belle lettre au professeur Choron, en lui promettant d’afficher dans ses chiottes son bon de commande s’il lui achetait du vin. Le professeur a répondu qu’il voulait les bouteilles les plus onéreuses, et le bon de commande trône dans les chiottes, Gérard est un homme de parole. Suite à ce premier échange commercial, Reiser lui dessine une étiquette pour le millésime 72, Wolinsky, Cavanna, Gébé, et tous les autres vont suivre, jusqu’à maintenant.

Ces étiquettes, ces vins et celui qui les fait, forment un ensemble assez homogène. Quand on lit les unes, que l’on boit les autres, et que l’on rencontre le dernier, on trouve assez aisément la cohérence, et le sens du travail et de l’éthique proposés. Ces vins sont plutôt racés, vivifiants, avec en général une acidité bien marquée, et une véritable personnalité joyeuse, ébouriffante et rabelaisienne.

Il est difficile de trouver le  Saint-Emilion Chateau Barrail des Graves, puisque les parcelles ont été  vendues vers la fin des années 2000. Par contre, Gérard produit toujours le Chateau Renaissance en Bordeaux rouge et Claret à base de Merlot et Cabernet Franc, sur les 7,5 hectares qui lui reste, sous le nom de Chateau Renaissance, assez bien distribué dans les magasins bio, entre 6 et 7 euros.

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Stéphane Pugnat

Château Barrail des Graves – Etiquette dessinée par Charb

Château Barrail des Graves – Etiquette dessinée par Vuillemin

Château Barrail des Graves – Etiquette dessinée par Ivars

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