Y a du homard dans mon burger

par Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP Relaxnews /

La street-food chic a de l’avenir grâce… au burger. En France, les plus grands chefs en pincent depuis longtemps pour le hamburger, tendance, facile et rentable. Aux Etats-Unis, cela fait un bail que le homard s’est retrouvé coincé entre deux tranches de pain. Il est actuellement à l’honneur en édition limitée dans la chaîne de restauration rapide Shake Shack. De l’autre côté de l’Atlantique, le burger sait aussi se faire chic.

Burger au homard
Burger au homard

Populaire aux États-Unis et adulée par les touristes étrangers, la chaîne de restauration rapide Shake Shack lance en édition très limitée une recette de burger au homard. Le crustacé, dont la préparation a longtemps été réservée aux restaurants gastronomiques, est devenu la coqueluche de concepts street-food, tout comme d’autres ingrédients haut de gamme…

Le burger au homard de Shake Shack est un plat terre-mer, constitué d’un steak haché de boeuf Angus, d’un rouleau de pomme de terre toasté, d’une feuille de salade, de rondelles de tomate et d’une salade de homard. Intitulé « Surf’N’Shack », il est réservé aux restaurants limitrophes du Connecticut et du Massachusetts. L’enseigne va pêcher le crustacé dans les eaux qui bordent l’État du Maine pour garantir la fraîcheur du produit, mais aussi pour fixer un prix modique : 8,99 dollars (environ 8 euros).

Cela peut surprendre, mais Shake Shack n’est pas le premier à glisser du homard dans un de ses produits. De l’autre côté de l’Atlantique, McDonald’s a annoncé il y a un peu plus d’un mois le lancement d’une nouvelle recette : un « roll » au homard. Le crustacé se niche sous une couche de mayonnaise et de salade servi dans un pain semblable à celui d’un hot-dog.

Les enseignes de restauration rapide envisagent-elles la montée en gamme de leurs ingrédients ou les produits jadis chics s’offrent-ils une nouvelle clientèle ? Tout dépend en réalité de la culture gastronomique de chacun. Car, aux États-Unis, il n’est pas rare de manger du homard accompagné d’une portion de frites et de ketchup. Depuis 1968, les restaurants Red Lobster en font leur business et ont essaimé leur concept aux quatre coins du pays.

À l’inverse, en France, le produit a longtemps été réservé à des adresses chics qui servent de préférence le homard breton, reconnaissable à sa couleur bleue, dans son plus simple appareil. Cependant, en 2013, un restaurant atypique à Paris a bousculé les codes en important le concept du sandwich au homard américain. Le « Lobster Bar » a agité toutes les critiques gastronomiques. Même le Café Prunier, situé dans le 8e arrondissement de la capitale, s’est essayé à l’assemblage.

Pourtant, ce n’était pas la première fois que les Français osaient adapter un ingrédient haut de gamme à une restauration street-food. Le burger de Quick au foie gras a marqué les esprits en novembre 2010. Le « Suprême foie gras » se dégustait pour seulement cinq euros.

Dans un tout autre genre, le chef Michel Sarran a osé cuisiner la tendresse et le juteux du prestigieux boeuf Wagyu pour un burger à la carte de Tommy’s Dinner. Enfin, lors des dernières fêtes de fin d’année, la toque talentueuse du restaurant Pirouette (1er) à Paris, Tomy Gousset, avait planché sur une recette pour l’enseigne Mamie Burger. Résultat : la viande d’Aubrac était accompagnée de truffes de Bourgogne, d’une tranche d’Ossau Iraty, le tout nappé de sauce au fromage frais truffé. La palme du burger le plus chic revient à un restaurant londonien qui avait assemblé à l’automne 2014 boeuf de Kobé, caviar Béluga, homard et jus de brie à la truffe noire.

Faviconfondblanc20gpar Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP Relaxnews – ©Shake Shack Instagram

Faviconfondblanc20gLIENS

Site officiel de la chaine Shake Shack

Lobster Bar Paris – 41 rue Coquillière – Paris 1er – www.lobsterbar.fr


Afficher les commentaires (2)
  • Ah ah ah très bien la photo, cela résumé tout. Y’a eu le Burger, y’aura aut’chose.
    Ces vraix ou faux cuisiniers me font penser aux comédiens qui jouaient dans le film sur le sentier, « mais qu’est ce qu’on va leur mettre » … Profitez les petits gars, le carnaval aura une fin.

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