Cité du vin : la « civilisation » a sauté

par Franck Pinay-Rabaroust /

CITE DU VIN BORDEAUXPas facile de trouver un nom consensuel, facilement compréhensible dans toutes les langues, qui en dit assez mais pas trop. A ce jeu-là, l’ex Cité des civilisations du vin a dû trancher dans le vif et oublier la trop ambiguë « civilisation ». « Pendant la phase de projet, la terminologie Cité des civilisations du vin permettait d’expliquer ce que ce bâtiment allait être, notamment dans sa dimension culturelle. Aujourd’hui nous passons en phase de commercialisation », a expliqué Philippe Massol, le directeur général du projet. Le commerce et la civilisation, ça ne passait pas plus que ça… « Après une étude auprès de nos futurs clients et partenaires nous avons eu des retours très négatifs, le mot civilisation portant une connotation passéiste, de quelque-chose de disparu », a-t-il ajouté. La marque « Cité du vin » a alors été testée « et elle porte déjà en elle une certaine dimension culturelle avec le mot Cité » a estimé Philippe Massol.

Ce parcours proposera « un tour du monde des vignobles », « une table des terroirs », des « portraits de vins » qui présenteront les grandes familles (rouge, blanc, sec, liquoreux et effervescent) et « une galerie des civilisations » du vin suivra l’histoire du vin de l’Egypte à aujourd’hui

Début octobre, une baseline – un slogan – viendra compléter la dénomination du lieu. Selon le directeur général, elle devrait permettre de souligner la forte dimension culturelle du projet. Dans toutes les langues, « Cité du vin » est « plus facile à prononcer pour un étranger et même un Français assure Philippe Massol. Cette appellation sera d’ailleurs conservée en français comme nom de marque dans tous les pays du monde, seule la phrase accolée à ce nom devant être traduite.

Le projet architectural de 14.000 m2, aux courbes arrondies et nervurées s’inspirant des ceps de vigne et du mouvement du vin qui tourne dans un verre lors de la dégustation, vise 400.000 visiteurs par an et sera fortement scénarisé avec un parcours de deux heures, constitué de 23 salles, ouvert sur les régions viticoles du monde entier.

Ce parcours proposera « un tour du monde des vignobles », « une table des terroirs », des « portraits de vins » qui présenteront les grandes familles (rouge, blanc, sec, liquoreux et effervescent) et « une galerie des civilisations » du vin suivra l’histoire du vin de l’Egypte à aujourd’hui.

Le coût global du complexe s’élève à 81,1 millions d’euros, dont 15 millions issus de partenaires privés. Le solde est financé par l’Union européenne, Bordeaux Métropole, la région Aquitaine, le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, l’État, la chambre de commerce et d’industrie et la ville de bordeaux pour sa plus large part (environ 31 millions d’euros).

Faviconfondblanc20gFranck Pinay-Rabaroust, avec AFP

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