par Franck Pinay-Rabaroust /


Une chimère l’émotion culinaire ? Certainement pas, sauf à oublier les (bons) goûts de l’enfance.

Convoquer l’enfance, c’est mettre en branle la machine à souvenirs avec des odeurs et des goûts venus du tréfonds mémoriel, de cette époque où le goût se construit et où la nourriture se veux avant tout réconfortante et généreuse avant d’être un exercice de style. Combien de fois les chefs rappellent l’importance de leur enfance pour expliquer leur choix professionnels, une grand-mère cuisinière, un potager tenu par le grand-père, la ferme familiale. Le plat de l’enfance, magnifié par l’aura des ascendants, sera toujours meilleur que son ersatz dans le plus grand restaurant du monde.

Comme l’explique le chef Joël Robuchon, un bon plat est celui que l’on a envie de manger aujourd’hui, demain et encore après-demain

Restait à connaître l’identité de ces fameux plats qui appartiennent à un passé culinaire commun à chaque Français ou presque. Une étude récente – qui vaut ce qu’elle vaut comme chacun sait – a posé la question et il en ressort le résultat suivant : la saucisse purée évoque le plus l’enfance pour 29% des personnes interrogées, suivie par le gratin de jambon-coquillettes (24%), le steak haché haricots verts (11%) et les œufs cocotte (8%). Si l’on peut regretter l’absence des bons petits plats mijotés en tête de ce hit parade, ces résultats rappellent ô combien le plaisir de la table ne se résume nullement à un excès de technique mais, au contraire, à ce supplément d’âme qui manque si souvent aujourd’hui. Comme l’explique le chef Joël Robuchon, un bon plat est celui que l’on a envie de manger aujourd’hui, demain et encore après-demain. Justement, c’est souvent le sort des plats de notre enfance.

Faviconfondblanc20gFranck Pinay-Rabaroust /

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Une réponse

  1. Francis PARLANT

    « …la nourriture se veux… »
    « …leur choix professionnels… »
    « … ces résultats rappellent ô combien le plaisir de la table ne se résume pas…. »

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