L’Espagne remporte le championnat du monde de dégustation de vin à l’aveugle

par Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP /


À l’aveugle : Espagne, Belgique, Suède. Bien vu ! La troisième édition du championnat du monde de dégustation de vin à l’aveugle a vu la France perdre son titre – pour prendre la cinquième place – au profit de l’Espagne.

Les vingt équipes concurrentes, installées pour l’occasion dans le chai de la Maison Ogier, sur la mythique commune de Châteauneuf-du-Pape près d’Avignon, devaient reconnaître douze vins, six rouge et six blancs, dont cinq français, en donnant le cépage principal, le pays, l’appellation, le producteur et le millésime.

Le quatuor espagnol, accompagné d’un coach, n’a pas fait mentir les pronostics, qui le donnaient grand favori cette année après être arrivé bon dernier lors de la première édition, en 2013, et troisième l’an dernier, en Champagne. Il a remporté la compétition avec 140 points, deux points de plus que l’équipe belge. « C’est un peu une surprise, on savait que la concurrence était très bonne et le niveau très élevé », ont réagi les Espagnols lors de la proclamation des résultats.

Pour leur première participation, les Etats-Unis, représentés par quatre quadragénaires et leur capitaine, sont arrivés en dernière position. « On était confiants au début, mais ensuite c’est devenu compliqué. On a eu des désaccords et on a dû faire des compromis », a reconnu un compétiteur américain, Christophe Dantzenberg.

Lors de cette édition, les équipes avaient à découvrir notamment un riesling de Palatinat Rhenan (Allemagne) de 2011 produit par Friedrich Becker Sonnenberg, un Sauvignon issu des cuves 2013 de Te Mata dans la région de Hawke’s bay (Nouvelle-Zélande), un Sauternes du château Climens de 2008, ou bien encore un Châteauneuf-du-Pape du Bosquet des papes à la gloire de mon père, millésime 2007.

« Il n’y a aucun piège », explique Philippe de Cantenac, journaliste à la Revue des vins de France, à l’origine de l’événement, « mais certains vins ne sont pas faciles à trouver comme un croate, un grec ». Aucune équipe n’a d’ailleurs découvert le Malvoisie de Croatie et une seule, la formation belge, a identifié l’Assyrtiko de Grèce.

Faviconfondblanc20gFranck Pinay-Rabaroust, avec AFP / © Ed Jones

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