La Ville de Paris et le Synhorcat lancent le “doggy bag” dans 100 restaurants

L’idée fait son chemin. Mais celui-ci sera long avant que les Français acceptent d’emporter leur pitance en quittant le restaurant où ils viennent de s’attabler. Quelque soit son nom, doggy bag, “box anti-gaspi” ou autres. Reste bien sûr que la démarche ne peut être que saluée.  A l’occasion de la COP21, la Ville de Paris et les restaurateurs du syndicat professionnel Synhorcat-GNI lancent jeudi 10 décembre l’opération “la box anti-gaspi” dans 100 restaurants de la capitale.

En Ile-de-France, “près de 60% des habitants déclarent ne pas finir leur assiette au restaurant. Ils sont néanmoins 75% à affirmer être prêts à utiliser un sac à emporter, aussi appelé doggy bag, pour consommer plus tard ces produits”, expliquent la Ville de Paris et le Synhorcat-GNI (syndicat des cafetiers, hôteliers, restaurateurs) dans un communiqué commun.

95% des personnes interrogées sont prêtes à utiliser le sac à emporter. Cependant dans la pratique, peu osent le demander.

A Paris, “près de 57 kg de bio déchets sont jetés par an et par habitant, dont majoritairement des restes alimentaires et des produits alimentaires encore emballés et non consommés. Les biodéchets constituent ainsi le troisième gisement des déchets collectés dans la capitale (30%)”, ajoutent-ils.

Face à ce constat, “la Ville de Paris a décidé de doter les restaurateurs de sacs à emporter, fabriqués en France, qui leur permettent de proposer cette alternative à leurs clients”, poursuit le communiqué, soulignant que “pour mettre en œuvre ce projet, la collectivité a reçu le soutien du groupe Elior, du Synhorcat-GNI et de Bon pour le climat”.

Selon une étude de la DRAAF (Direction de l’alimentation) Rhône-Alpes menée auprès de 2.700 consommateurs et relayée en octobre par le Synhorcat-GNI, 95% des personnes interrogées sont prêtes à utiliser le sac à emporter. Cependant dans la pratique, peu osent le demander. “Afin de répondre aux craintes des professionnels, il est important de préciser que la responsabilité de ces derniers s’arrête à partir du moment où le repas est remis au consommateur. De plus, d’un point de vue réglementaire, rien ne s’oppose à emporter ce qui n’a pas été consommé ; et ceci sans étiquetage de traçabilité obligatoire sur le contenant”, a précisé le syndicat.

En dépit de ces belles déclarations d’intention, et comme vient de l’expliquer un article récent publié sur Atabula, les réticences françaises sont fortes. De nombreux chefs ont même abandonné l’idée de proposer à leurs clients de repartir avec leurs restes. Il faut dire qu’une enquête mettait en avant le chiffre de 43% de sondés qui auraient “honte” de repartir avec un doggy bag, et 45% des répondants expliquaient que “cela ne se fait pas”. Pour le succès de l’opération “box anti gaspi”, il faudra attendre…

Faviconfondblanc20gFranck Pinay-Rabaroust, avec AFP

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