Santé au vin italien, Vérone célèbre ses grands crus lors de la 50e édition de VinItaly

« Salute ! » clame-t-on, le tintement des verres s’élève au succès florissant des vignobles Italiens. Car leur réputation prend de l’ampleur, et le salon de Vérone en est l’illustration. Le temps des bouteilles de Chianti entourées de paille est révolu, aujourd’hui on découvre le pays qui chante, à travers un verre à pied.

Les grands blancs, stars de ce salon, nous amènent d’abord au nord du pays, le premier, de Vénétie est un effervescent qui semble faire de l’ombre à notre précieux champagne dans plusieurs pays. Plus bas, à l’est, entre les Marches et les Abruzzes on propose de redécouvrir le Pecorino, au plaisir de Fabio Centini, chef-restaurateur Canadien, un des 55 000 professionnels venus au salon de VinItaly : « Je n’avais jamais entendu parler de ce raisin il y a 15 ans », explique-t-il lors d’une dégustation. « Mais c’est exactement ce que mes clients veulent. Les gens recherchent de nouvelles variétés, de nouvelles expériences », ajoute-t-il.

Les rouges, caractériels, mènent au sud, l’air sec des Abruzzes donne naissance au Montepulciano, le soleil des Pouilles donne au Primitivo sa puissance, quand la Sicile offre le Nero d’Avola, particulièrement apprécié sur le salon. Le rouge italien a particulièrement progressé, et l’extrême diversité du vin italien peut déconcerter le consommateur, mais pour l’expert en vin italien Andrea Grignaffinin, elle est en réalité devenue une force.

Tout semble aller pour le mieux pour les vins italiens, quand on sait que toutes catégories confondues, on atteint l’an dernier le montant record de 5,4 milliards d’euros, en hausse de 5% par rapport à 2014. Une étude de la banque Mediobanca indique que 92% des producteurs anticipent de meilleures ventes en 2016, grâce à des investissements en hausse de 18% l’an dernier.

Les grands crus italiens semblent se présenter comme une alternative aux français pour les pays émergents qui renforcent leur curiosité en matière de vins. Pire, ils sont parfois même jugés meilleurs. Les vins français coûtent en moyenne 120% plus chers que la production italienne, et les exportations françaises restent supérieures de 60% aux exportations italiennes, qui elles, sont supérieures en volume.

Mais rien n’est joué alors qu’il existe encore des marges de croissance énormes en Asie. Cela pourrait changer quand on sait que « la Chine comptera d’ici dix ans quelque 500 millions de consommateurs issus de la classe supérieure ou moyenne », comme le disait Jack Ma, fondateur d’Alibaba, la plus grosse plate-forme de commerce en ligne dans le monde, à Vérone, en offrant d’être la porte d’entrée en Chine du vin italien.


00-FAVICONPauline Beyens

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