World’s 50 Best Restaurants 2016 : que retenir en 10 points

1

Les chefs répondent présents

47 des 50 chefs figurant dans le palmarès ont le fait le déplacement jusqu’à New York. Aux abonnés absents : Albert Adrià (Ticket – Barcelone) ou encore David Thompson (Nahm – Bangkok). Les chefs français du top 50 (Mauro Colagreco du Mirazur, Alain Passard de l’Arpège, Bertrand Grébaut de chez Septime) étaient de la partie sur place, de même que les cuisiniers classés après la cinquantième place à l’instar de Yannick Alléno (Ledoyen) ou Alexandre Gauthier (La Grenouillère). A la demande des 50 Best, les chefs français se sont d’ailleurs réunis pour un shooting commun sur le rooftop de l’un des hôtels les plus branchés de Manhattan


2

Désintérêt de la presse française pour les 50 Best ?

Désamour pour le 50 Best ou manque de moyens ? Quoiqu’il en soit, à l’exception d’Atabula, de la journaliste Maria Canabal et de l’AFP local, aucun média français ne figurait parmi les 200 titres de presse écrite, radio, télés, blogs et autres plateformes enregistrés à l’occasion de la cérémonie 2015 des 50 Best à New York. Si le lieu de la cérémonie 2017 vient d’être dévoilé (Melbourne), la direction du 50 Best réfléchit sérieusement à Paris dans les années à venir.


3

Une première place peu surprenante pour Massimo Bottura

A l’exception du restaurant Gordon Ramsay à Londres en 2002, tous les établissements classés numéros deux dans la liste sont passés en tête à un moment ou à un autre. L’Osteria Francescana du chef italien était ainsi en seconde position en 2015 et se retrouve, presque naturellement, à cette très enviable première place.

4

Le fossé se creuse pour la France

Si le les prix spéciaux récompensent cette année trois français, dont deux installés dans l’Hexagone, il ne masque pas la place de plus en plus en faible de la France dans le classement : en 2004, 14 tables recensés parmi les 50 premières. Cette année, trois seulement. Soit le score le plus bas depuis le lancement du palmarès alors que l’édition précédente avait été décriée par les médias et chefs français pour la présence limitée de nos restaurants qui étaient au nombre de cinq. Attendons de voir si la critique française se réveille ou pas.

5

Mauro Colagreco fait son entrée dans le top 10

Déjà restaurant français le mieux classé en 2015 avec une onzième place, le Mirazur fait une entrée très remarquée à la sixième place, et gagne donc cinq places. La dernière fois que la France comptait un établissement dans le top 10 remonte à 2011 avec la 9ème place du Chateaubriand (Paris) du chef Iñaki Aizpitarte.

6

Fairplay les 50 Best ?

Au cours de la cérémonie, le présentateur télé britannique Mark Durden-Smith, en charge de l’animation de la soirée, lâche les mots « Bocuse d’Or » et « Michelin » pour décrire certains des chefs de la liste. Si ce ne sont pas les termes de la direction, ce vocabulaire dit à sa façon la non-volonté des 50 Best de se positionner comme l’outil « anti-Michelin » comme il a été parfois été présenté. A quand Michael Ellis de présenter tel ou tel restaurant en citant sa place dans le classement du 50 Best ?

7

Où sont les femmes ?

À l’exception d’Elena Arzak, le classement du 50 Best ignore ostensiblement la gente féminine. Certes, l’organisation a créé une catégorie spéciale – Best Female Chef –, mais le classement phare peut facilement être qualifié de mysogine. Sauf que… Il faut bien reconnaître que les femmes sont très peu présentes dans les restaurants « fine dining » au niveau mondial. Plus qu’un parti pris, le 50 Best constate un fait plus qu’il ne le crée.

8

Direction l’Australie en 2017

Le choix de l’Australie pour l’édition 2017 s’inscrit dans le principe de tournée des capitales culinaires de la planète après ne jamais avoir quitté Londres depuis ses débuts en 2002. L’objectif : permettre à ce palmarès de gagner en visibilité internationale. Cette 16e édition sera accueillie en partenariat avec Tourism Australia, l’office du tourisme du pays. Et Paris ? Peut-être un jour, cela a été semble-t-il évoqué par les organisateurs.

9

Un nouveau prix dédié à l’hospitalité

Cela fait plaisir : les organisateurs ont décidé de créer un nouveau pris, le Ferrari Trento Art de Hospitality Award ou, en bon français : le prix de l’art de l’hospitalité. C’est un signe que le service et le travail en salle fait partie intégrante de l’expérience du restaurant. Premier primé : l’Eleven Madison Park à New York, reconnu son service singulier et la qualité de son personnel en salle.

10

San Pellegrino en retrait en Europe

Si Acqua Panna et San Pellegrino restent des partenaires importants de l’événement, les deux marques du groupe Nestlé Waters ont pris un petit peu de recul suite aux nombreuses critiques sur l’intégrité du classement. Ce choix stratégique montre que ces critiques ont été entendues jusqu’au siège suisse et qu’elles font réagir du côté des partenaires. Reste à espérer que ces critiques soient également entendues du côté des organisateurs et, surtout, qu’ils sachent en tenir compte pour les prochaines éditions.


00-FAVICONÉzéchiel Zérah et Franck Pinay-Rabaroust

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