Le dress code vu par Alain Dutournier

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Atabula – Certains restaurants exigent un dress code, ce qui n’est pas le cas au Carré des Feuillants. Que pensez-vous de cette exigence vestimentaire ?

Alain Dutournier – Cela doit se réguler tout seul, sans avoir à exiger du client une veste ou une cravate. Les gens doivent savoir s’habiller un minimum lorsqu’ils viennent dans des établissements étoilés. Depuis que j’ai ouvert le Carré des Feuillants en 1986, nous avons eu deux petits soucis. Une fois avec un client qui s’était mis en tricot de corps, nous lui avons demandé de remettre sa chemise. Puis une seconde fois avec… Isabelle Adjani. C’était il y a de nombreuses années – elle était au sommet de sa carrière –, elle est arrivée en jean, gros pull et turban sur la tête. Elle était accompagnée de deux amis habillés dans le même genre. Isabelle Adjani était méconnaissable ; même Jack Lang assis dans la même salle ne l’a pas reconnu. Quelques jours après, j’ai appris que le guide Michelin avait reçu une lettre pour dire que nous recevions n’importe qui au Carré des Feuillants. Si seulement ces clients avaient su que c’était Isabelle Adjani…

Mais je suis surtout ennuyé par une tendance inverse : le dress code imposé pour le personnel de salle. Il y a quelques jours, un groupe hôtelier dont je ne citerai pas le nom a demandé à ses responsables de porter jean et chaussures de sport le weekend, de ne pas hésiter à se mettre en t-shirt léger pour laisser apparaître les tatouages, etc. Pour moi, ça, c’est de la prostitution moderne. C’est une atteinte à la liberté des individus.


L’article

Dress code : so chic ou archaïque ?


Une quinzaine d’établissements à Paris et en province imposent la veste à leur table. On peut y voir le maintien d’une tradition désuète. Pour Antoine Pétrus (ex-Lasserre, prochainement au Clarence), Frédéric Rouen (Le Meurice) et Denis Courtiade (Plaza Athénée), c’est au contraire le signe de distinction d’un certain art d’aller au restaurant

« J’ai envie d’une belle salle avec de beaux clients ». Par cette formule lapidaire, Denis Courtiade résume parfaitement l’esprit du lieu dont il a la charge. Directeur du restaurant du Plaza Athénée, il veille à la tenue d’un service géré au cordeau.  Du dressage  au plan de table, rien n’est laissé au hasard pour offrir un superbe écrin à la cuisine du chef.  Dans cet ordonnancement parfait, la tenue des clients joue elle aussi son rôle. Si les dames sont toujours élégantes – c’est ce que l’on veut croire, puisque de mémoire de directeur, on n’a jamais dû demander à l’une d’elles de se rhabiller -, la distinction masculine, en revanche, ne va plus de soi.  Au Plaza Athénée, comme dans d’autres palaces parisiens, on impose donc le port de la veste ; la cravate, elle, ayant été abandonnée il y a une dizaine d’années. « On a pris cette décision quand on a commencé à en prêter cinq à six par service », explique Denis Courtiade. Actuellement, c’est deux ou trois vestes par service qu’il faut passer discrètement au client, sorties d’un vestiaire d’une trentaine, du 40 au 64, passées bien évidemment au pressing après chaque usage…


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00-FAVICONFranck Pinay-Rabaroust

ALAIN

DUTOURNIER

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