Whisky, rhum, vodka… : en 2015, le Français a moins bu mais mieux

Plus dans les bars, moins dans les grandes surfaces. Les ventes d’alcools, whiskies, anisés, vodka, liqueurs, rhums et alcools blancs ont connu une petite baisse très légère en France...

Plus dans les bars, moins dans les grandes surfaces. Les ventes d’alcools, whiskies, anisés, vodka, liqueurs, rhums et alcools blancs ont connu une petite baisse très légère en France en volume en 2015 : -0,3%, soit un volume global de 306,8 millions de litres, a indiqué mardi 5 juillet la Fédération française des spiritueux.

La baisse a été particulièrement sensible en grande distribution (-0,5% à 278 millions de litres), tandis que la consommation dans les bars et restaurants (CHR) augmentait de 2,3% à 32,5 millions de litres. Sans donner le montant de son chiffre d’affaires en France, la fédération française des spiritueux a toutefois relevé que cette baisse des volumes a été plus que compensée par une montée en gamme des produits, augmentant de 0,7% en valeur le montant des ventes en France.

« Il y a eu la période des anisés il y a 30 ou 40 ans, suivis de celle des whiskies et plus récemment de la vodka ». Aujourd’hui, « les amers sont de nouveau à la mode, on est passé de cocktails pas très typés à une recherche du goût »

Les Français « consomment moins mais mieux, ils consomment des produits à plus forte valeur ajoutée », a expliqué la présidente de la fédération, Sylvie Hénon-Badoinot. « Il y a une sophistication de l’offre de toute la filière, y compris des barmen et des cavistes qui éduquent le consommateur », assure-t-elle. Bien que minoritaires sur le marché, les bars et restaurants « sont les endroits où se crée la tendance », qui met ensuite « 4 à 5 ans » pour arriver jusqu’aux rayons des supermarchés, selon Mme Hénon-Badoinot. « On fonctionne par vagues » d’une dizaine d’années, « il y a eu la période des anisés il y a 30 ou 40 ans, suivis de celle des whiskies et plus récemment de la vodka ». Aujourd’hui, « les amers sont de nouveau à la mode, on est passé de cocktails pas très typés à une recherche du goût ».

Globalement, les whiskies (39,4%) et les anisés (24,1%) se taillent toujours la part du lion des parts de marché en France, devant la vodka et la tequila (9,6%), les rhums (9,9%) ou les liqueurs et crèmes de fruit (9,1%). A l’étranger, après une mauvaise année 2014 où les exportations ont fortement reculé, l’année 2015 voit un renouveau de la consommation en valeur avec une hausse des exportations de 13,2% à 3,7 milliards d’euros, bien que les volumes soient en baisse de 3,7% à 481 millions de litres. C’est principalement dû à une envolée des ventes aux Etats-Unis (+32,1%) et une reprise de celles de la Chine (+23,8%).

Les spiritueux reprennent ainsi en 2015 leur place de numéro 2 sur le podium des postes excédentaires de la balance commerciale (vins et spiritueux), après avoir glissé en 3e place en 2014, selon la fédération.


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00-FAVICONFranck Pinay-Rabaroust, avec AFP /  ©gilaxia

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