Le chef Jean Sulpice devrait reprendre l’Auberge du Père Bise à Talloires

Le chef Jean Sulpice devrait reprendre les cuisines de l’Auberge du Père Bise, située à Talloires-Montmin (74). L’information a été publiée sur le blog de Gilles Pudlowski ce lundi...

Le chef Jean Sulpice devrait reprendre les cuisines de l’Auberge du Père Bise, située à Talloires-Montmin (74). L’information a été publiée sur le blog de Gilles Pudlowski ce lundi matin, mais elle est dans les tuyaux depuis de très longs mois. L’hiver dernier, déjà, la chose semblait entendue. Jean Sulpice avait confié à Atabula son envie de se lancer de nouveaux défis et de ne pas se contenter de faire vivre son établissement situé dans une station de ski ouverte que quelques mois par an.

Salle du restaurant l'Oxalys

Salle du restaurant l’Oxalys

Avec l’arrivée de la troisième étoile à La Bouitte en 2015, la possibilité d’obtenir rapidement cette même récompense pour le restaurant Jean Sulpice de Val Thorens s’était considérablement réduite. Or le chef savoyard ne cache pas que cette troisième étoile est l’un de ses objectifs prioritaires. Pour cela, Jean Sulpice partirait donc sur les rives du Lac d’Annecy pour se relancer dans la course. Toujours d’après Gilles Pudlowski, le chef devrait demeurer l’hiver à Val Thorens et se consacrer à l’Auberge du Père Bise dès la fin de la saison de ski. Ce choix ne serait pas non plus évident au regard des critères du Michelin qui a toujours privilégié les chefs propriétaires et les chefs résidents à temps plein dans leur restaurant.

Du côté d’Annecy, la lutte va probablement être plus rude encore : entre le Clos des Sens de Laurent Petit et le restaurant de Yoann Conte qui visent la troisième étoile avec envie, Jean Sulpice va devoir prendre ses marques, faire vivre sa cuisine et relancer une maison historique qui a connu, en 1951, l’obtention de la troisième étoile. Il ne faudrait pas oublier le père culinaire, Marc Veyrat, qui, du côté de Manigod, semble aussi vouloir revenir dans la course michelinée. Nul doute que la compétition s’annonce rude et rugueuse sur les bords du lac. Pour les clients gourmands, Annecy va redevenir une destination gourmande de premier plan ; pour les chefs et leurs équipes, la guerre du lac va commencer.


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00-FAVICONFranck Pinay-Rabaroust

Un commentaire
  • POULET Pierre
    23 octobre 2016 at 4:47
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    Si l’affaire se concrétise, il va falloir qu’il retrousse ses manches!
    Je viens d’y effectuer un repas en famille à midi, pour le moins décevant.
    Je gardais un souvenir idyllique d’un repas pris en terrasse au mois de juin, il y a quelques années. Tout avait été parfait.
    Mais aujourd’hui= franche déception. Personnel pléthorique et peu efficace. Trop de temps d’attente. Plats servis à peine tièdes. Quantités plus que justes. Chariot de desserts en bout de course…
    Très en dessous de ce que peut proposer Y. Comte pour le même budget.

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    « Comment peut-on avoir autant de pouvoir en étant aussi incompétent ? J’ai eu en face de moi un amateur. Je me suis levé pour quitter la pièce et il est revenu me chercher au moment où j’allais passer la porte du bureau. La nouvelle direction du Michelin n’a pas le niveau d’un Bernard Naegelen (Directeur du guide Michelin jusqu’en 2000, ndlr) »

    _________

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