Thierry Marx ouvrira sa brasserie dans la gare Paris-Nord à la mi-novembre

C’est une ouverture très attendue : le chef Thierry Marx donnera le coup d’envoi du premier service de l’Étoile du Nord, à la gare de Paris-Nord, le 16 novembre...

C’est une ouverture très attendue : le chef Thierry Marx donnera le coup d’envoi du premier service de l’Étoile du Nord, à la gare de Paris-Nord, le 16 novembre prochain. Trois ans après l’arrivée d’Éric Frechon, chef triplement étoilé au Bristol, à Saint-Lazare, les gares parisiennes accueillent une nouvelle toque au talent reconnu. D’autres suivront à l’instar d’Alain Ducasse à la Gare Montparnasse. L’un des fidèles collaborateurs de Thierry Marx, qui fut son second, Thierry Martin, prendra les commandes des fourneaux de cette brasserie baptisée « L’Étoile du Nord ».

Installé dans l’espace Transilien, le restaurant dont le nom n’est pas sans rappeler le train qui reliait Paris à Amsterdam via Bruxelles, dès les années 1920, se connectera avec les spécialités culinaires du réseau ferroviaire desservi par la gare. Les saveurs du Nord seront remises au goût du jour. « Simple, bon et juste à payer », voilà comment résume Thierry Marx la cuisine de l’Étoile du Nord. Le waterzoï passera sous le couteau du chef parisien tandis que les habitués de la cuisine ch’ti attendront sans doute de découvrir la revisite du potjevleesch. Pour sûr, les clients dégusteront un paleron de boeuf braisé et sa purée de pommes de terre. L’objectif est de « donner de la valeur ajoutée à des produits simples », résume le cuisinier originaire du XXe arrondissement de Paris. En outre, la brigade utilisera des produits de circuits courts.

Il n’y a rien de mieux que la brasserie pour apprendre le bon rythme de la restauration

Côté tarifs, la carte devrait afficher des tarifs entre 15 et 20 euros et proposera en toute logique des bières de brasseurs. « Je veux proposer une gastronomie populaire, qui touche toutes les extractions sociales », assure Thierry Marx, rappelant son attachement à la gare Paris-Nord, « quartier de son enfance ». L’entrepreneur compte également intégrer les jeunes collaborateurs qu’il a formés au sein de ses écoles « Cuisine mode d’emploi(s) ». « Il n’y a rien de mieux que la brasserie pour apprendre le bon rythme de la restauration », souligne-t-il.

Un quart des voyageurs de la SNCF réclament davantage d’offres de restauration.

La compagnie ferroviaire veut transformer « la gare comme accélérateur de la vie de la ville et non pas comme lieu anonyme de transit ». L’opération « Chefs de gare », qui animera 19 gares avec des cantines éphémères tenues par des toques renommées, est un des exemples de la volonté de la SNCF d’utiliser la gastronomie comme catalyseur. L’entreprise souhaite « développer une offre globale de restauration au sein de ses espaces, adaptée aux différents profils de nos visiteurs et voyageurs », explique Patrick Ropert, directeur général de SNCF Gares & Connexions. D’après une étude menée par la SNCF, un quart de ses voyageurs réclament davantage d’offres de restauration.

Le prochain chef étoilé à inscrire son nom dans cette stratégie sera Alain Ducasse. Le cuisinier-entrepreneur travaille à l’ouverture d’une adresse en gare de Montparnasse, prévue pour fin 2018-début 2019. Les gourmands n’attendront pas autant pour déguster les éclairs de Christophe Adam, avec l’arrivée prochaine d’un salon de thé l’Éclair de Génie. Des recettes salées y seront aussi proposées.

Dans un tout autre registre culinaire, Five Guys arrivera à Paris-Nord en septembre 2017. D’autres enseignes étrangères débarqueront. La chaîne de restaurants « La Place », dont le succès est phénoménal aux Pays-Bas, a choisi gare du Nord pour sa première implantation tricolore, sous forme d’un take-away. L’enseigne prépare les repas devant le consommateur, avec des ingrédients naturels et locaux.


Franck Pinay-Rabaroust, avec AFP Relaxnews / @ Matthieu Alexandre

2 Nombre de commentaires
  • Claudine Seroc
    12 novembre 2016 at 11:33
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    Super chouette tresbien etBRAVOOOOOO

  • Lignac
    12 février 2017 at 2:06
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    Les brasseries qui proposent des steak-frite à 15 ou 20€, ça ne donne pas une bonne image de la gastronomie française.
    Thierry Marx, c’est plus ce que c’était…

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