Cinq vins, un menu, un chef et un auteur : le restaurant Taillevent fait dans l’exceptionnel

A qui sait l’écouter, le vin parle. C’est sans aucun doute une maxime que la famille Gardinier, propriétaire du restaurant Taillevent, a fait sienne lorsqu’elle demanda à John Lanchester...

A qui sait l’écouter, le vin parle. C’est sans aucun doute une maxime que la famille Gardinier, propriétaire du restaurant Taillevent, a fait sienne lorsqu’elle demanda à John Lanchester de sélectionner cinq vins d’exception pour créer un moment unique et un menu spécial. Lequel sera tarifé 370 euros et servi du 17 octobre au 14 janvier 2017.

La tâche de John Lanchester, romancier et critique gastronomique pour Esquire, ne fut pas aisée : choisir parmi le pléthorique livre de cave du restaurant Taillevent (quelque 3 000 références) cinq vins qui seront les hôtes de marque d’un menu gastronomique entièrement conçu autour d’eux. « La vie d’écrivain comporte des moments agréables, mais aucune mission ne m’avait jamais procuré autant de plaisir » a avoué John Lanchester. Né en 1962, un millésime depuis oublié, il succède dans cet exercice à un autre épicurien/romancier, Jay McInerney.

« Dans un accord mets et vins, personne ne doit prendre le dessus sur l’autre, mais chacun doit répondre en écho afin de sublimer l’autre »

Couronné par le New York Times en 1996 avec « The Debt to Pleasure » (Le Prix du Plaisir), élu meilleur livre de l’année, John Lanchester a choisi cinq vins français issus de cinq régions différentes. Et il aura fallu pas moins de cinq mois de réflexions intensives pour qu’Alain Solivérès, le chef de Taillevent (deux étoiles Michelin et quatre toques Gault&Millau), en collaboration avec Pierre Bérot, le monsieur vin du groupe, trouve l’inspiration pour créer un menu parfaitement adapté. « Dans un accord mets et vins, personne ne doit prendre le dessus sur l’autre, mais chacun doit répondre en écho afin de sublimer l’autre » affirment les deux responsables dans un entretien au magazine Le Point. « Je rêvais de réunir ces cinq monstres sacrés lors d’un repas » affirme Lanchester qui a fait preuve dans sa sélection d’un certain éclectisme tout en étant particulièrement raisonnable quant à la rareté des vins.

Des mets de choix, particulièrement bien sélectionnés pour la saison, accompagneront ces vins d’exception. Avec le Champagne Egly-Ouriet Brut Grand Cru, ce sera deux énormes noix de Saint-Jacques de plongée de Bretagne, tartare d’huitres, beurre d’algues et jus iodé au champagne. Le sublime Meursault 2005 Clos de la Barre des Comtes Lafon sera accompagné d’un bar de ligne d’Etel, noisettes et duxelles de cèpes. Un Philippe Alliet, Coteau de Noiré 2008 harmonisera ses notes parfois sauvages avec un perdreau pattes grises cuit à la rôtissoire, un Grange des Pères 2007 sera l’hôte d’un lièvre de la Beauce à la cuillère, brisures de châtaignes et tagliatelles fraiches à la farine de châtaigne et un Gewurztraminer Vendanges Tardives 1998 de chez Trimbach clôturera ce menu avec un duo pommes-poires façon Tatin.


Pratique

Restaurant Taillevent – 15 rue Lamennais – Paris 8e arr. – Menu 370 euros, servi du 17 octobre au 14 janvier 2017


Yohan Castaing

Un commentaire
  • casquette obey
    1 janvier 2017 at 1:54
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    Et surtout mets aries !!! Il est énorme ! Je mettrais plutôt aries a la place de thor

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