Bollinger : coup de cœur de l’année en Champagne

Il est des champagnes qui possèdent en eux un charme particulier. Un style bien affirmé, une histoire, un imaginaire commun. Peu nombreuses sont les maisons de Champagne à pouvoir se targuer de posséder tous les attributs de la différenciation.  La maison Pol Roger est de cela, elle qui marqua l’histoire grâce au grand homme que fut Winston Churchill et qui, en remerciement, lui consacra une cuvée spécifique.

Dans la même lignée aristocratique, moins discrète et plus affirmée notamment dans son marketing, la maison Bollinger connait un succès d’estime bien mérité auprès des amateurs internationaux de champagnes.  En 1884 déjà, son champagne fut érigé Champagne officiel de la couronne d’Angleterre, Edouard VII l’adorant, imposant la présence de son « Bolly chéri » à tous les banquets. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il rejoigne dès 1956, les aventures de James Bond sous la plume de l’écrivain britannique Ian Fleming. Avec l’avènement de l’agent secret de Sa Majesté à la télévision, Bollinger fera ses premières apparitions télévisuelles en 1973 avec Roger Moore dans « Vivre et laisser mourir ».  Bien d’autres maisons essayèrent de détrôner la marque historique, mais James Bond revient toujours à ses premières amours… En 1976, la maison modifie quelque peu sa gamme. Le Bollinger Vintage se mue en Bollinger Grande Année pour mieux laisser entendre qu’il s’agit d’un vin issu d’un millésime spécifique, uniquement produit dans les grandes années.

La qualité du travail dans les vignes, la rigueur de l’approvisionnement et le soin apporté à l’élevage et aux différentes liqueurs qui entrent dans l’élaboration d’un champagne font de la maison Bollinger une orfèvre du goût. Et « La Grande Année 2007 » ne fait pas exception. Dans un millésime complexe, la maison familiale d’Aÿ arrive à produire un vin d’une netteté et d’une expression tout en retenue aristocratique. Issu de 70% de pinot noir et de 30% de chardonnay, ce millésime 2007 est composé de 91% de raisins provenant de grands crus et de 9% de raisins cultivés sur des terroirs de premiers crus. Un faible dosage, comme toujours, apporte une sensation de fraicheur et une rectitude magnifique. L’élevage dans de petits fûts confère une patine incomparable que Gilles Descôtes, le maitre de chai aux commandes depuis 2013, sublime à merveille.

En ces périodes de fêtes, s’il n’y avait qu’un seul champagne pour accompagner vos plats de fêtes et vos mets d’exception, sans conteste aucun, ce serait celui-ci.


DÉGUSTATIONS ATABULA ANTHOCYANES


Champagne Bollinger – La Grande Année – 2007

Un peu mirabelle, amande aussi pour un nez pur, net, cristallin de fruits blancs. Jolie tension pour un 2007, plus tendu que gras, ce qui lui sied à merveille. Bouche cristalline, pure, nette. Un coup de coeur. – 17


Yohan Castaing

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