Quinsou (Paris) : principe d’émotion

Balayons d’emblée l’histoire de la Jeune Rue – qui lui colle à la peau dès que l’on parle de lui – pour ne se concentrer que sur le présent...

Balayons d’emblée l’histoire de la Jeune Rue – qui lui colle à la peau dès que l’on parle de lui – pour ne se concentrer que sur le présent du chef Antonin Bonnet. Et son présent se nomme Quinsou, restaurant situé à quelques encablures de la Tour Montparnasse, côté rue de Rennes. Toute en longueur, la capsule a évité les errements actuels – déco « tendance », travers industriels et autres luminaires vus et revus – pour jouer la carte d’un juste minimalisme qui permet de comprendre d’un seul coup d’œil que l’essentiel va se jouer dans l’assiette.

Du renversant pâté à partager en guise d’amuse-bouche jusqu’au café serré, la partition culinaire est parfaite. Canaille, sensible, franche, gourmande, précise, la cuisine d’Antonin Bonnet semble évidente, comme tombée sous le sens commun du bon, sans jamais en faire trop. Nul dressage superfétatoire, nul gimmick inutile, le chef se situe dans cette nouvelle veine de chefs qui se contentent de l’essentiel dans l’assiette sans rien oublier des techniques apprises ailleurs (L’Ousteau de Baumanière, Green House à Londres et surtout Michel Bras) et privilégiant le produit vrai. À ce jeu-là, forcément, le charme opère et l’envie de plonger plus encore dans l’univers culinaire d’Antonin Bonnet est évidente, surtout que la carte des vins propose quelques pépites diablement attirantes. Plus qu’un coup de cœur, Quinsou est une table émouvante, sensible, à l‘image de son chef.

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Quinsou – 33 rue de l’Abbé-Grégoire – Paris 6e arr. – Fermé dimanche et lundi – Menus de 28€ à 65€

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Franck Pinay-Rabaroust

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