Les charcuteries sont « cancérogènes pour l’homme ». C’était le 12 octobre 2015 – plus de deux ans déjà -, les experts du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) décident de classer la charcuterie en catégorie 1. Cette décision fait la une des journaux, des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par l’Angleterre et la France. Les chiffres donnent le tournis : le très sérieux Times annonce en première page que les produits carnés provoquent quelque 8800 cancers mortels chaque année, d’autres journaux publient des chiffres catastrophiques.

12 octobre 2015 ou la fin de la charcuterie ? Pas vraiment… En revanche, toutes les clarifications n’ont pas été faites. Car la charcuterie visée est l’industrielle, celle qui est gorgée de nitrate de potassium et nitrite de sodium. La vraie charcuterie n’est en réalité pas concernée car elle n’a pas besoin de ces additifs. Un livre intitulé « Cochonneries. Comment la charcuterie est devenue un poison » revient sur un scandale alimentaire phénoménal. Car les chiffres sont éloquents. Mais cet opus rédigé par Guillaume Coudray, auteur et réalisateur de documentaires (il a notamment mené l’enquête sur la charcuterie pour l’émission « Cash Investigation »), est également un cri d’amour pour la vraie charcuterie. À lire.

Pratique

Cochonneries. Comment la charcuterie est devenue un poisson, de Guillaume Coudray - Ed. La Découverte - 260 pages - 18€

Auteur

Franck Pinay-Rabaroust

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