La puanteur du durian va-t-elle passer à la moulinette de l’ADN ?

Ça pue, et pas qu’un peu. Toutes les comparaisons sont possibles ou presque : vieille chaussette fermentée, essence de térébenthine, oignon, échalote, poubelle et même cadavre en décomposition… Le durian est une puanteur qui fait de lui un paria : il est souvent interdit dans les lieux publics en Asie. Pourtant, ce fruit se mange et il a ses afficionados. D’où l’envie de quelques scientifiques de se pencher sur son cas. Ils ont ainsi réussi à séquencer le génome du durian.

Disparition de certaines espèces

Des scientifiques de Singapour, de Hong Kong et de Malaisie ont annoncé lundi 9 octobre avoir séquencé le génome du “Durio zibethinus”, une sorte de durian, mettant à nu les gènes responsables de ces traits caractéristiques. Le décryptage de son génome est “essentiel pour une meilleure compréhension de la biodiversité du durian”, explique l’équipe dans la revue Nature Genetics. Bien évidemment, les enjeux scientifiques ne sont pas tournés exclusivement sur la puanteur du fruit. Les experts s’inquiètent du risque de disparition de certaines espèces. Mieux connaître l’ADN de la plante peut aider à la protéger. Selon l’étude, il existe 30 espèces connues de durian et plus de 250 000 hectares étaient consacrés à sa culture en 2008 (soit la superficie du Luxembourg).

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Rédaction Atabula, avec AFP / © Mohd Rasfan

 

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