À lire cette semaine : l’agriculture version Nicolino, mais pas que

Les livres sur l’agriculture française se multiplient. Tous ou presque décrivent la situation catastrophique des agriculteurs, listant leurs multiples causes de désespoirs. Le livre de Fabrice Nicolino intitulé « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture » ne fait exception en abordant l’exode rural, l’agrochimie, les pesticides ou les remembrements.

Mais comme à son habitude, l’écriture directe et percutante de Fabrice Nicolino fait mouche. En s’adressant à un « paysan imaginaire né en 1924 », il nous ferre d’emblée et l’envie de lire cette lettre décuple à chaque ligne. Si elle est adressée à un autre, la lettre n’en est pas moins universelle et nous fait réfléchir, que l’on soit urbain ou paysan, sur les grands enjeux de l’agriculture. Le seul chapitre sur feu Xavier Beulin, l’ex président de la FNSEA, vaut l’achat de ce petit livre de 100 pages qui se lit quasiment d’une traite, digeste et incisif / Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture, de Fabrice Nicolino – Babel Essai – 6,50€

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Lettre à une petiote sur l’abominable histoire de la bouffe industrielle, de Fabrice Nicolino

Le journaliste Fabrice Nicolino aime bien s’adresser à un personnage pour délivrer ses lourdes sentences. Là, il disserte sur l’industrie et l’alimentation et expose le pourquoi du comment à une « petiote ». Tout y passe ou presque : le sel, le gras, l’huile de palme, le suremballage, les minidoses… Pourquoi est-ce si difficile d’améliorer la situation ? « C’est désespérément simple, ma petite : il n’existe pas de puissance industrielle supérieure à celle du lobby agroalimentaire. » / Les Échappés – 13,90

Il était une fois le cacao, de Pascal Martin

« Histoire, botanique, arts et petits secrets », ce livre propose un large aperçu de l’univers du chocolat. Un livre didactique qui permet de mieux comprendre l’origine du produit, sa transformation et son histoire.

180°, n°10 « le bon, le brut et le brûlant »

Et de 10 ! Le dixième opus de la revue 180° a pris place dans les bacs. Avec humour, le rédacteur en chef de la revue, Philippe Toinard, a intitulé son édito « Y passeront pas l’hiver », en référence à quelques articles (dont un publié sur Atabula) qui prévoyaient la chute rapide du média à cause d’un modèle économique trop fragile. Il n’en a rien été, et tant mieux ! 180° fait même mieux que résister : nouvelle maquette, publication d’une Déclaration de l’Hédoniste Libre-Mangeur et nouvelle périodicité (trimestrielle) / n°10 Automne – 20 euros

[divider]Auteur[/divider]

Franck Pinay-Rabaroust

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