Les poules peuvent se réjouir. Doucement mais sûrement, leurs cages vont disparaître pour un petit peu de liberté territoriale. Les grands consommateurs d’œufs s’engagent tous, les uns après les autres, à garantir à leurs poules un minimum de lumière, d’espace et de liberté de déplacement. Pour preuve, le groupe Nestlé s'est engagé, début novembre, à n'utiliser que des œufs de poules élevées en liberté dans tous ses produits d'ici 2025. En faisant ce choix, le groupe s’aligne sur la plupart des grands fabricants qui ont compris qu’en termes d’image, il n’était plus possible d’utiliser la production en batterie.

Le groupe qui possède un vaste portefeuille de marques, englobant aussi bien les dosettes de café Nespresso que les pizzas Buitoni ou les bouillons Maggi, a précisé que cet objectif concernera aussi bien les œufs eux-mêmes que les ingrédients tels que les blancs en poudre. 

Actuellement, quelque 40% de ses produits fabriqués en Europe sont déjà produits à base d'œufs de poules élevées en liberté, a indiqué Nestlé dans un communiqué. En Europe et aux États-Unis, le groupe entend supprimer entièrement les œufs de poules élevées en cage d'ici 2020, précisant que la période de transition durera jusqu'en 2025 pour le reste de la zone Amérique, Moyen-Orient, Afrique et Océanie. Pour l'Asie, il visera également cette échéance dans la mesure où les conditions le permettront.

Plusieurs marques et enseignes de grande distribution se sont engagées à retirer les œufs en batterie de leurs rayons. En France, les principaux acteurs de la distribution, tels que Carrefour, Les Mousquetaires (Intermarché et Netto), Lidl, Aldi, Monoprix ou Super U ont pris des engagements concernant les œufs de catégorie 3 (œufs de poules élevées en cage). 

Les annonces s'étaient multipliées après la diffusion en mai 2016 d'une vidéo de l'association de défense des animaux L214 dénonçant les conditions d'élevage de poules en batterie. Mi-janvier, les producteurs français d'œufs avaient demandé aux enseignes de les aider à investir pour s'adapter à ces décisions, pointant que ces objectifs représentaient des investissements de près de 500 millions d'euros. Un petit peu d’argent pour les poules, ce n’est pas le bout du monde, mais la fin des cages.

Auteur

Rédaction Atabula, avec AFP

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