Atabula participait lundi 20 novembre 2017 aux qualifications du championnat du monde de pesto au mortier, organisé dans le cadre de la "Semaine de la cuisine italienne dans le monde". L’évènement, qui s’est déroulé au consulat d’Italie à Paris avec Jean-Luc Petitrenaud en invité d'honneur, a surtout pour but de faire rayonner la cuisine et les produits italiens dans le monde.

 La salle de réception du consulat d’Italie était pleine à craquer lundi soir, pour les qualifications de la seconde édition du championnat du monde de pesto au mortier, dont la finale aura lieu en mars 2018 à Gênes. Autour de deux grandes tablées toutes de vert foncé nappées, des étudiants de l’école hôtelière Bartolomeo Scappi de Bologne (partenaire du CFA Médéric) avec devant eux les ingrédients du pesto genovese : basilic, ail, pignons de pin, huile d’olive, parmesan et pecorino. Avant d’en découdre, les chefs en herbe ont entendu une succession de discours. Emilia Gatto, consule d’Italie en France, a ouvert la soirée en remerciant tous les financeurs de la semaine de la cuisine italienne dans le monde (voir notre article précédent ci-dessous) avant de donner la parole à Jean-Luc Petitrenaud, qualifié d’ « icône » de la gastronomie française.

Le célèbre animateur des Escapades sur France 5 a vanté les mérites de la cuisine italienne et la fierté des producteurs transalpins qu'il a pu rencontrer durant sa carrière, tissant un parallèle avec la cuisine hexagonale tout au long de son discours. De son côté, Roberto Panizza, le président de l’association génoise Palatifini, organisatrice de la compétition et grande prêtresse du pesto, a rappelé que la célèbre sauce verte est désormais la deuxième sauce la plus utilisée dans le monde pour accompagner les pâtes et que le parmesan est aujourd’hui le fromage le plus consommé de la planète. Record à l’applaudimètre pour Massimo Mori, fondateur du Mori Venice Bar et véritable ambassadeur de la gastronomie italienne à Paris, qui aime à dire qu' "un restaurant, c'est une vision à 360 degrés, du caca au caviar".

Après les discours, place à la compétition, qui mettait aux prises dix élèves de l’école hôtelière Bartolomeo Scappi assistés de journalistes gastronomiques. Après 20 minutes de savant pilonnage, chaque préparation a été testée par des palais spécialistes du mélange. C'est finalement la jeune Gaia Marchetti qui a emporté la mise en tandem avec Blandine Vié. La journaliste et écrivain (Cochonneries en tous genres aux éditions Itinéraires, Testicules - Fêtes des paires chez L'Epure), sera donc du voyage à Gênes en mars 2018 pour la finale. Sur son compte Facebook, Blandine Vié écrivait ce matin à propos de sa performance: "Ma coéquipière a dosé les ingrédients, nous avons pilé à tour de rôle et lorsque c'était elle, je maintenais le mortier stable sur le plan de travail tout en lui faisant faire de légers mouvements giratoires pour que toute la matière sur la paroi interne du mortier soit traitée avec équité. Cela a donné une texture fine et crémeuse, très équilibrée." L'an dernier, les influents François-Régis Gaudry (L'Express) et Estérelle Payany (Télérama) avait eux aussi assisté les candidats.

Tous les journalistes ont ensuite filé au Mori Venice Bar, escortés par le confident des chefs Albert Nahmias. Outre Blandine Vié, Jean Claude Ribaut (ex-Le Monde), Vanessa Besnard (Guide Vert Michelin ainsi que le blog Les Délices de Vanessa), Gilles Brochard (magazines des Halles Paul Bocuse), Patrick Faus (blog Gourmets & Co) faisaient partie du cortège. La consule Emilia Gatto et Giovanni Sacchi, directeur de l'Institut italien du commerce extérieur, étaient également de la partie pour déguster de beaux raviolis de bacalao, un carpaccio de bar de ligne et un cochon noir de lait, “radicchio” tardifs, artichauts violets et châtaignes. Pendant que toute la tablée s'extasiait sur le fameux chariot de glaces de l'établissement, Giovanni Sacchi a confié à Atabula l'importance stratégique de la "Semaine de la cuisine italienne dans le monde" pour le gouvernement italien.

"Après l'exposition universelle de Milan en 2015, nous avons constaté une augmentation de l'importation de nos produits à travers le monde. Pour faire fructifier cette dynamique, nous avons lancé cet évènement", a-t-il expliqué. La Semaine de la cuisine italienne dans le monde, dont le plus gros sponsor est la compagnie aérienne Alitalia, dispose cette année d'un budget de 30 millions d'euros. Le 10 novembre dernier, le ministre des affaires étrangères italien Angelino Alfano déclarait au quotidien économique Il Sole 24 ORE : "Le secteur agroalimentaire italien pèse 132 milliards d'euros dont 40 à l'export. L'objectif de la Semaine de la cuisine italienne dans le Monde est d'atteindre les 50 milliards en 2020. Au cours des dix dernières années, l'agroalimentaire de la Botte a fait un bon de 80% à l'exportation. Un beau lot de consolation pour le pays après sa non qualification pour la prochaine Coupe du Monde de football (2018). À défaut de footballeurs, il y aura à coup sûr du pesto italien en Russie pendant la compétition.

Pour en savoir plus sur la Semaine de la cuisine Italienne dans le Monde

Semaine de la Cuisine Italienne dans le Monde : l’Italie à Paris du 20 au 25 novembre

Auteur

Louis Jeudi

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