Pour Emmanuel Faber, PDG de Danone, l’agroalimentaire doit se recentrer sur le local

Emmanuel Faber, nouveau patron de Danone depuis le 1er décembre, s'est livré dans une longue interview aux Echos sur sa vision de l'alimentation de demain. Il a lourdement insisté...

Emmanuel Faber, nouveau patron de Danone depuis le 1er décembre, s'est livré dans une longue interview aux Echos sur sa vision de l'alimentation de demain. Il a lourdement insisté sur l'importance d'une vision plus locale.


Pour Emmanuel Faber, nouveau PDG de Danone, l'agroalimentaire tel qu'il s'est développé depuis 50 ans a "atteint ses limites sociales, environnementales, économiques". Interviewé par le quotidien économique Les Echos, le successeur de Franck Riboud en veut pour preuve la progression de l'obésité, la chute du rendement des terres agricoles et la hausse de la pollution. Il insiste également sur les difficultés des agriculteurs à vivre de leur travail. "Les systèmes à très grande échelle ne fonctionneront plus à l'avenir", affirme Emmanuel Faber.

Les consommateurs, "de plus en plus attentifs à la composition et à l'origine des produits tout comme au comportement des entreprises qui sont derrière", se tournent dorénavant davantage vers les petites marques détenues par Danone, qui sont celles qui progressent le plus." Quelle que soit leur catégorie ou les régions dans lesquelles elles sont implantées, "les petites marques gagnent entre un demi et un point de part de marché sur les grandes marques internationales par an", explique le nouveau PDG. Une dynamique qui va s'amplifier puisque Danone compte élargir encore son portefeuille de marques locales.

Emmanuel Faber fustige également la baisse des prix, qui nuit à l'équilibre économique du monde rural et agricole. "La régénération des sols, la souveraineté alimentaire de la France sont des enjeux majeurs qui ne sont pas aujourd'hui servis par les prix de l'alimentation", insiste-t-il. Pour faire face à ce changement, Danone a donc choisi de réduire son comité exécutif pour donner plus de marge de manœuvre aux patrons de régions. Un vrai pari pour ce géant de l'agroalimentaire. "Pour prendre en compte la réalité locale, nous avons besoin que les décisions se prennent au plus près des consommateurs et des marchés", résume Emmanuel Faber.

Auteur

Rédaction Atabula

One Comment
  • Loi PACTE : favoriser les entrepreneurs politiques, pour le meilleur et pour le pire – Décider et Entreprendre
    9 mars 2018 at 9:20
    Laisser un commentaire

    […] se positionner sur des projets d’intérêts généraux. Ce glissement est bien visible dans les discours d’Emmanuel Faber, PDG de Danone, dont le projet stratégique consiste à assurer la souveraineté alimentaire et […]

  • Laisser un commentaire

    *

    *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    LES PRIX ATABULA


    LA PLATEFORME ATABULA


    ATABUL'À TABLE


    FOOD'S WHO