C’est fini : la Fête de la Gastronomie ne remettra pas le couvert en 2018

Nous avons la réponse à notre question. En septembre dernier, nous nous demandions si Emmanuel Macron ne venait pas de signer l’arrêt de mort de la Fête de la...
Nous avons la réponse à notre question. En septembre dernier, nous nous demandions si Emmanuel Macron ne venait pas de signer l’arrêt de mort de la Fête de la Gastronomie en ne citant pas une seule fois l’événement dans un discours devant 180 chefs réunis à l’Élysée (lire notre article). Depuis, le doute se transformait chaque jour un peu plus en quasi-certitude au regard de l’évolution du dossier Good France / Goût de France. Désormais, le décès est acté.

La Fête n’est plus, vive Goût de France

Suite au Conseil interministériel du Tourisme en date du 19 janvier 2018, il a été décidé de la tuer en deux temps : elle sera tout d’abord renommée « Goût de France » et aura lieu du 21 au 23 septembre 2018. Puis, l’année prochaine, elle sera intégrée dans l’opération Good France / Goût de France » qui se déroulera à la fin du printemps. Autrement dit, la Fête, montée par la commissaire générale Sophie Mise, n’est plus.

Alain Ducasse n’a jamais soutenu la Fête de la Gastronomie, alors qu’il a toujours été au centre du jeu de l’opération Good France (ici, capture d’écran de la vidéo de présentation de l’opération en 2017)

Alain Ducasse voulait sa peau depuis quasiment le début de l’aventure. Ce qui ne l’empêchait pas chaque année de tout faire pour en être le parrain, mais sans succès. Forcément, cela ne pouvait pas lui plaire… Il ne peut donc qu’être ravi de voir la disparition de la Fête. Il faut dire qu’il a su faire jouer ses réseaux pour cela : la conseillère à l’agriculture du président Macron, Audrey Bourolleau, est mariée à Xavier Alberti, directeur général des Collectionneurs, et Hélène Ribault, directrice marketing du groupe Alain Ducasse, est la compagne d’Ismaël Emelien, le conseiller stratège d’un certain… Emmanuel Macron. Les messages sont rapidement transmis entre la maison Ducasse et le château macronien : la Fête n’est plus, vive Goût de France.

Cette Fête était malmenée. Mal née peut-être. Maintenant, elle est bien morte

Trop indépendante, trop peu commercialisée, trop peu sous le joug de l’agroalimentaire, la Fête de la Gastronomie déplaisait à de nombreux acteurs du secteur. L’an dernier, le parrain Stéphane Layani, président du Marché international de Rungis, a été imposé aux équipes en place. Un signe irréfutable que, déjà, la politique politicienne (et économique) prenait le pas sur des intérêts plus sains… En 2015, il faut se rappeler également la passe d’armes entre le ministre Laurent Fabius et la secrétaire d’État Carole Delga. Le premier voulait la Fête dans son giron (sous l’impulsion d’Alain Ducasse ?), la seconde voulait défendre une autre approche de la Fête. Depuis le début, cette Fête était malmenée. Mal née peut-être. Maintenant, elle est bien morte. Et enterrée.

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[divider]Auteur[/divider]

Franck Pinay-Rabaroust / © ?

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