Davos de la Gastronomie, Ambassadeurs, Bourses… : les nouveaux projets de la « gastrodiplomatie » française

En matière de gastronomie, le gouvernement fait le ménage et met en place son nouveau plan d’action. Renommée en 2018, puis intégrée dans un dispositif plus large, la Fête de la Gastronomie est en réalité engloutie par plus fort qu’elle. Désormais, toutes les actions en faveur de la gastronomie, considérée par le gouvernement comme un « facteur majeur d’attractivité de la France » se placeront sous le nom générique de Good France / Goût de France. Le président de la République Emmanuel Macron avait évoqué le sujet le 27 septembre 2017. Désormais, c’est le temps de l’action.

Le Conseil interministériel du tourisme, en date du 19 janvier 2018, a posé les grandes pierres du plan d’action. Ce dernier, d’un montant d’1,5 million d’euros, sera financé par des ressources publiques et privées, et confié à une « task force » logée au sein d’Atout France. Première date du plan : la quatrième opération Good France / Goût de France le 21 mars qui devrait regrouper quelque 3000 restaurants (les deux tiers à l’étranger) dans 150 pays différents. Deuxième grand moment de l’année : le lancement d’un « Davos » de la gastronomie qui se déroulera en juin. La volonté du gouvernement n’est pas mince : « faire de Paris la capitale mondiale des débats sur les évolutions des goûts et des modes de consommation en réunissant tous les acteurs qui comptent dans cet univers. » Concernant la Fête de la Gastronomie, elle reste programmée du 21 au 23 septembre, mais elle est renommée « Goût de France ». En 2019, « Goût de France » rejoindra l’opération Good France / Goût de France qui se déroulera toujours à la fin du printemps.

Le gouvernement souhaite ajouter différents volets à son plan d’action. Il souhaite tout d’abord renforcer le « parcours d’excellence culinaire » via des « Good France Ticket » qui sont des visas d’un an en formation culinaire dans les restaurants étoilés, afin d’encourager les étudiants et chefs étrangers à parfaire leur formation dans des établissements français. Les chefs sont nombreux à constater une défection des étudiants étrangers qui préfèrent apprendre dans des pays plus dans la « tendance, notamment les pays nordiques. Autre projet : la création de « Bourses Goût de France » pour proposer aux chefs étrangers de venir « ré-inventer » de nouvelles recettes nationales en France dans des résidences dédiées. Enfin, le gouvernement veut lancer un « réseau d’ambassadeurs Goût de France » à l’étrangers (restaurateurs, influenceurs…). La Fête de la Gastronomie est morte, longue vie à Good France / Goût de France

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C’est fini : la Fête de la Gastronomie ne remettra pas le couvert en 2018

[divider]Auteur[/divider]

Franck Pinay-Rabaroust

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