Cocorico, la bière française aura son label de qualité

Cocorico houblonné : le syndicat professionnel Brasseurs de France a annoncé mardi 20 février le lancement d'un label collectif pour promouvoir la bière française, dans un premier temps auprès...

Cocorico houblonné : le syndicat professionnel Brasseurs de France a annoncé mardi 20 février le lancement d'un label collectif pour promouvoir la bière française, dans un premier temps auprès des consommateurs français, toujours plus friands de malt et de houblon.


Encore un label, un de plus... Est-ce utile ? Pas certain, mais bon, faisons avec ! Ce label pour la bibine française doit permettre d'atteindre "trois objectifs assez simples" selon Maxime Costilhes, délégué général de Brasseurs de France : "Le premier c'est de permettre aux consommateurs de se repérer parmi l'offre de plus en plus large". "On identifie 4 000 marques françaises", explique-t-il. Un nombre pléthorique, en rapport avec l'explosion du nombre de producteurs, principalement artisanaux : il a presque doublé depuis 2015, pour atteindre 1 100 brasseries fin 2017. Ce label vise également à "garantir la qualité" et à "promouvoir enfin l'excellence de la bière française". "On est quand même le troisième pays en nombre de brasseurs", assure Maxime Costilhes. "Au même titre que l'Allemagne et la Belgique, il faut qu'on soit fiers et qu'on porte cette tradition brassicole."

Trois brasseurs ont d'ores et déjà passé leur audit de certification et 21 en tout sont candidats. Ils entendent profiter de la tendance à la hausse de la consommation dans l'Hexagone : "Cette année, en marché connu (cafés-hôtels-restaurants et alimentaire), on est à +2,7% en volume, contre +3,7% en 2016" où la France avait organisé le championnat d'Europe de Football, relève Maxime Costilhes. Les Français consomment désormais en moyenne 32 litres de bière par an et par habitant, contre 30 litres il y a quatre ans. Brasseurs de France se veut confiant quant à une poursuite de cette tendance : "On considère que ce n'est pas une mode", explique le délégué général, notant que le rebond de la consommation s'est produit à une époque où l'économie française était morose et se poursuit depuis le retour de la croissance. En outre, il souligne que la consommation concerne avant tout les moins de 40 ans. Selon lui, la France pourrait, si sa consommation continue d'augmenter, gravir quelques marches dans le marché européen où elle est à l'heure actuelle avant-dernière, juste devant l'Italie.

Le label « Profession Brasseur » vise trois objectifs :

. Permettre aux consommateurs de se repérer parmi l’offre des bières

. Garantir la qualité du produit

. Promouvoir l’excellence de la bière française

Pour obtenir le logo "Profession Brasseur", le producteur doit notamment pouvoir certifier que sa bière a été produite (brassée et conditionnée) dans une brasserie française. Le brasseur doit aussi "respecter les règles d'hygiène et de traçabilité, contrôler les matières premières et le produit aux différentes étapes de la production", indique Brasseurs de France. Au total, le cahier des charges, contrôlé par l'organisme certificateur indépendant Certipaq, contient 420 critères d'évaluation. Alors, est-ce une bonne idée ? Quand on voit que, dans le vin, les meilleurs vignerons se moquent bien d'avoir des labels - contraignants et chers -, il n'est pas certain du tout que les vrais artisans de la bière se plient au jeu.

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Auteur

Rédaction Atabula

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